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GRECE : ... expropriations et enchères par internet ou taxation pour dépecer les 75% de propriétaires ?

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/01/09/20002-20180109ARTFIG00280-en-grece-le-drame-des-ventes-de-biens-saisis.php

1 ... 104 milliards de créances douteuses dont 44% dans les banques

https://www.lesechos.fr/monde/europe/0301055085090-grece-les-ventes-aux-encheres-de-biens-immobiliers-devraient-se-multiplier-2140868.php

2 ... Plus vite saisie, plus vite exproprié, plus vite expulsé en quelques mois = fini la justice

3 ... Levée de la restriction de la valeur des biens <140.000€ =   les pauvres seront plus vite expropriés

4 ... 41% des crédits immobiliers sont considérés comme douteux = irrécupérables

5 ... Plus la banque tarde dans la saisie/expropriation, plus cela impacte son bilan et mènerait vers la faillite = récupérer le bien pour gonfler articificiellement son bilan par une réévaluation comptable


GRECE : ... 1 million d'employés payés avec 3 à 12 mois de retard

http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/12/19/en-grece-malgre-une-legere-reprise-economique-la-precarite-s-installe_5231807_3234.html

1 ... Nouvelles coupes dans l'éducation, santé et hausse d'impôts

2 ... 360€ brut/mois d'allocation chômage s'harmonisant ainsi sur le système anglais

3 ... Norme du temps-plein payé à mi-temps

4 ... 380€ brut/mois pour un « temps partiel », polytechnicien à 580€

5 ... Un million d'employés sont payés avec 3 à 12 mois de retard

6 ... Le gouvernement promet le retour des conventions collectives à la fin du programme d'aide !!!

 

Contributeur anonyme

Grece 12 01 2018
Une femme manifeste contre les saisies immobilières, le 20 décembre 2017 à Athènes. - Crédits photo : Dimitris
Lampropoulos/NurPhoto/AFP FORUM

REPORTAGE - Des milliers de propriétaires incapables de rembourser sont concernés.

À Athènes

Le mercredi, c'est jour de tension devant le «tribunal de paix» d'Athènes. Chaque semaine, ils sont plusieurs dizaines à s'y retrouver : propriétaires de biens immobiliers saisis par leur banque, politiques, forces de l'ordre et caméras de télévision. En quelques minutes, la situation dégénère.

Chacun se bat autour des ventes aux enchères. La procédure, imposée par les créanciers du pays (institutions européennes et Fonds monétaire international), est réglée comme du papier à musique : les quatre principales banques saisissent les biens immobiliers de leurs clients incapables de rembourser leurs dettes, et les mettent à disposition d'acheteurs, souvent étrangers, russes, chinois ou encore turcs, selon la presse grecque. L'ensemble des créances douteuses est estimé à 104 milliards d'euros, soit 44 % des créances des banques hellènes, selon le dernier rapport de la Banque de Grèce.

«Les propriétaires ne peuvent plus rembourser, parce que la plupart sont aujourd'hui au chômage ou que leur salaire ou leur pension ont été sérieusement amputés.»

Zoe Konstantopoulo, ancienne présidente du Parlement

Après le tollé soulevé dans la population, les agressions verbales contre les notaires et les manifestations quotidiennes, la justice a limité les ventes publiques au seul mercredi. Mais face au désordre, les notaires devraient faire grève ce mercredi 10 janvier.

Un projet de loi, en discussion au Parlement, prévoit de procéder à ces enchères exclusivement sur Internet.

«Sont vendus des habitations principales, des petits appartements, des maisons de familles qui se sont endettées auprès des banques avant la crise économique. Ces sept dernières années, les propriétaires ne peuvent plus rembourser, parce que la plupart sont aujourd'hui au chômage ou que leur salaire ou leur pension ont été sérieusement amputés», dénonce Zoe Konstantopoulo, ancienne présidente du Parlement. À la tête de Trajet de liberté, parti de gauche proche de Jean-Luc Mélenchon, celle qui est devenue la pasionaria des propriétaires saisis dénonce le «gouvernement, qui se cache derrière les brigades antiémeutes et a décidé de réprimer les défenseurs de ces malheureux endettés».

Acheteurs étrangers

Zoe Konstantopoulo, plusieurs fois mise en garde à vue, avait soutenu Alexis Tsipras parce que, lors de sa campagne qui l'a conduit au poste de Premier ministre il y a trois ans, il s'était engagé à «protéger les résidences principales des saisies bancaires», rappelle-t-elle. «Aucune résidence principale de personnes démunies n'est à vendre», assure Dimitris Tzanakopoulos, porte-parole du gouvernement.

La loi prévoit une protection des foyers les plus vulnérables (percevant moins de 14.000 euros par an) jusqu'en 2019. Or c'est là que le bât blesse. Selon les données d'Eurostat, près de 75 % de la population grecque est propriétaire. Nombre de biens, hérités ou transmis par les parents, ont souvent une valeur bien supérieure au revenu de ses résidents. Ainsi, sur les quelque 15.000 biens en vente, la majorité constitue des résidences principales appartenant à la classe moyenne.

Face aux images du mercredi montrant femmes en larmes, cris d'enfants et pères de famille se battant contre des policiers stoïques, les empêchant d'entrer dans l'enceinte du tribunal, la classe politique se sent mal à l'aise. Pour se justifier, le gouvernement brandit le cas de personnes endettées malhonnêtes qui utiliseraient la détresse des autres pour espérer échapper à leurs obligations. Ils seraient un tiers dans ce cas, selon les autorités.

Reste que les créances douteuses menacent toujours les banques systémiques déjà largement fragilisées. C'est la raison pour laquelle certaines d'entre elles ont commencé à vendre ces créances sous forme de portefeuille à des fonds d'investissement «vautours», qui les rachètent à prix dérisoire. La méthode est cruelle, mais jugée indispensable pour le gouvernement, qui doit apurer les comptes des banques afin de sortir de sa tutelle budgétaire en août prochain.

 

Source : Le Figaro.fr

Informations complémentaires :

Crashdebug.fr : Grèce, année zéro
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