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Du G20 de Toronto, on ne retiendra que les images de violence (voir notre vidéo ci-dessous), pour lesquelles on voudrait nous faire croire qu’elles sont le fait de quelques provocateurs encagoulés – comme si l’ensemble des populations n’avait pas de quoi manifester sa légitime colère. Aucune décision capable d’enrayer le cours de la crise – ou plutôt des crises successives – n’a été prise. Cela alors que les conditions de survie des plus pauvres ne cessent de s’aggraver.

G20

Les tenants de la rigueur, Angela Merkel en tête, ont fait valoir aux pays participants le principe d’une nécessaire cure d’austérité générale, ce qui fait dire à la chancelière allemande, ce soir, que ce G20 est un « succès » total. Un succès pour l’impérialisme germanique peut-être, qui impose, plus seulement à l’Europe cette fois-ci mais à l’ensemble des pays industrialisés et émergents, sa vision du monde.

Les mesures d’austérité, appelées pudiquement « mesures de consolidation » dans le communiqué final du sommet de Toronto, vont donc continuer à déferler et, donc, les populations de payer ces crises, en travaillant plus longtemps pour gagner moins.

L’instauration d’une taxe bancaire est de fait enterrée, puisqu’elle est laissée au « libre arbitre des États » qui voudront bien s’en accommoder. Au mieux, elle sera un prétexte à nos gouvernants pour dire qu’ils ont fait quelque chose, comme le clown Sarkozy, qui ne perd décidément jamais une occasion de se ridiculiser, en annonçant ce soir  : « quelle que soit la décision de nos partenaires, nous mettrons en œuvre cette taxe ! ». Encore des promesses qui, comme celles de l’année dernière, ne seront pas tenues.

Dans les faits, cette taxe, même si elle se concrétise, au cas par cas, ne s’apparentera qu’à des miettes. Et d’ailleurs, comme pour le confirmer, les États-Unis ont déjà annoncé la couleur, dans le cadre de leur nouvelle réforme financière : la taxe sur les banques rapportera… 19 milliards de dollars. En regard de ce que les banques ont coûté aux contribuables depuis 2008, ce ne sont effectivement que quelques miettes.

Mais Sarkozy a grandement besoin de faire diversion, car la France va mal. Si mal que la situation sociale pourrait se révéler explosive a très brève échéance.


G20 de Toronto (3)
envoyé par
Mecanopolis.

Extrême aggravation des conditions de survie

La diminution annoncée des «dépenses d’intervention de l’État» (dont le RSA) pour cause de plan d’austérité intervient sur un fond d’extrême aggravation des conditions de survie : un nombre de coupures d’électricité multiplié par 30 en deux ans et des tarifs sociaux inaccessibles.

Le nombre de bénéficiaires du tarif de première nécessité (TPN) en électricité a baissé de 30% sur les quatre premiers mois de l’année 2010, a indiqué EDF vendredi, en imputant notamment ce phénomène à la montée de la précarité.

Le nombre de bénéficiaires de ce tarif social est passé de 940′000 à la fin décembre 2009 à 653′000 à la fin du mois d’avril 2010, soit une chute de 30%, selon EDF.

«Cette diminution s’explique par la baisse, de 450′000, du nombre de bénéficiaires de la CMU», la couverture maladie universelle qui ouvre droit au TPN, a expliqué une porte-parole du groupe public d’électricité.

Quelques 300′000 consommateurs pourraient être privés de gaz cette année pour cause d’impayés, soit 30 fois plus qu’en 2008.

Les départements menacent de ne plus payer le RSA

Les bénéficiaires du RSA pourraient être privés d’allocations, cet automne. La menace a été lancée, cette semaine, par les cinquante-huit présidents des conseils généraux de gauche. Dans une lettre ouverte au président de la République, ils préviennent que certains d’entre eux (une trentaine) ne seront bientôt «plus en situation d’honorer le paiement des aides sociales».

Les élus veulent ainsi «alerter l’opinion publique sur la situation dramatique des départements», selon Claudy Lebreton, président PS des Côtes-d’Armor. Le patron de l’Association des départements de France n’en est pas à sa première alerte. Son diagnostic a été confirmé, il y a quelques jours, par le très sérieux Observatoire national de l’action sociale décentralisée (Odas) : les départements, dit-il, seront confrontés «à plus ou moins long terme à une véritable impasse financière».

En cause : l’explosion du montant des aides sociales. En 2009, indique l’Odas, les départements ont dépensé 21,5 milliards d’euros pour financer les trois allocations décidées par l’État : l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), le revenu de solidarité active (RSA), la prestation de compensation du handicap (PCH). En hausse de 6,5% en un an.

En face, les recettes fondent. Crise immobilière oblige : les droits de mutation ont baissé de 2,5 milliards en deux ans. Dépenses en hausse, recettes en baisse : c’est «l’effet de ciseaux» qui plombe les budgets départementaux. La loi prévoit bien que l’État doit compenser le financement des aides sociales. Or, selon Claudy Lebreton, le compte n’y est pas. L’État a pris un retard de… deux milliards d’euros en deux ans.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Lire également « Contre-le-Sommet » du G20 à Toronto (photos et vidéos)


Source : Mecanopolis

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