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On peut féliciter les Suisses, eux ils se bougent....

5G 18 09 2019

La Suisse a été l'un des premiers pays à commencer à déployer la 5G, mais les craintes sanitaires suscitées par le rayonnement des antennes porteuses de la technologie mobile de la prochaine génération ont déclenché une révolte à l'échelle nationale.

La Suisse a été l'un des premiers pays à commencer à déployer la 5G, mais les craintes sanitaires suscitées par le rayonnement des antennes porteuses de la technologie mobile de la prochaine génération ont déclenché une révolte à l'échelle nationale.

Des manifestants contre la technologie doivent envahir les rues de Berne dans le courant du mois, mais plusieurs cantons ont déjà été contraints de geler les constructions d'antennes compatibles 5G prévues par les autorités.

La technologie a été balayée par la guerre commerciale de plus en plus profonde entre la Chine et les États-Unis, qui ont tenté de contenir le géant chinois Huawei -- le leader mondial de l'équipement 5G ultra-rapide -- par crainte de permettre à Beijing d'espionner les communications des pays qui utilisent ses produits et services.

Mais loin du choc des titans, de plus en plus de Suisses s'inquiètent des effets sanitaires possibles de l'exposition aux rayons électromagnétiques émis par les nouvelles antennes et menacent de soumettre la question à un référendum dans ce pays célèbre pour son système de démocratie directe.

Ce n'était pas censé se passer comme ça.

En février, la Suisse a fait un grand pas vers le déploiement en attribuant des fréquences 5G à trois grands opérateurs, Swisscom, Sunrise et Salt, ce qui lui a permis d'encaisser près de 380 millions de francs suisses (384 millions de dollars, 350 millions d'euros).

Fort de leur succès, les opérateurs se sont empressés de clamer à la télévision et sur les panneaux publicitaires que la technologie de pointe serait disponible cette année dans les villes, à la campagne et même dans les régions montagneuses.

Début juillet, 334 antennes 5G étaient opérationnelles dans tout le pays, ont indiqué les autorités à l'AFP.

- Référendum ? -

Mais le déploiement s'est heurté à de sérieux obstacles.

Plusieurs cantons, dont Genève, ont cédé à la pression des pétitionnaires en ligne qui réclamaient l'arrêt de la construction des infrastructures 5G.

Mais bien qu'aucune nouvelle antenne ne soit construite dans certaines régions du pays, les opérateurs continuent de convertir les antennes 4G existantes en antennes 5G, ce qu'ils peuvent faire sans autorisation.

L'opérateur national Swisscom s'attend donc à ce que 90 pour cent de la population ait un accès 5G d'ici la fin de l'année.

Les opposants, quant à eux, avertissent que la 5G présente des risques sanitaires et environnementaux sans précédent par rapport aux générations précédentes de technologies mobiles, et exhortent les autorités à imposer un moratoire complet sur le déploiement.

Ils organiseront une grande manifestation le 21 septembre devant les bâtiments du gouvernement à Berne et s'emploient également à soumettre la question au vote populaire.

"Je pense que nous avons la plupart des citoyens de notre côté", a déclaré Coco Tache-Berther, de l'organisation Fequencia, à l'AFP, affirmant que le déploiement rapide de la 5G en Suisse était "ultra-choc".

Olivier Pahud, qui manifeste régulièrement contre la 5G devant l'ONU à Genève, est d'accord, insistant sur le fait que la technologie aura "des impacts sur la santé, sur l'environnement, sur la capacité de réflexion des gens".

Et pour des gens comme lui, qui souffrent d'"hypersensibilité électromagnétique", la nouvelle technologie sera dévastatrice, a-t-il dit.

L'affection n'est pas reconnue comme un trouble médical dans la plupart des pays, mais les personnes atteintes insistent pour que l'exposition aux téléphones mobiles, aux routeurs wifi, aux téléviseurs et autres gadgets leur cause un inconfort léger ou un handicap qui peut être fatal.

La puissante Fédération Suisse des Médecins appelle également à la prudence, affirmant que "tant qu'il n'y a pas de preuve scientifique que le relèvement des limites de rayonnement n'aura pas d'impact sur la santé, il faut s'abstenir de les relever".

- Effet nocif ? -

A Genève, c'est Daniel Buchs, médecin et parlementaire régional du Parti chrétien-démocrate centriste, qui mène la bataille.

"Nous attendons une étude sérieuse et indépendante qui montre si, oui ou non, la 5G a un effet nocif pour la population ", a-t-il déclaré à l'AFP.

Une telle étude, a-t-il insisté, pourrait aider à éviter un scandale sanitaire semblable à celui que le monde a connu avec l'amiante, dont on a longtemps dit qu'il était sans danger, mais qui est aujourd'hui connu pour tuer au moins 107.000 personnes chaque année dans le monde.

Plusieurs études sont déjà en cours, dont une de l'Organisation mondiale de la santé, qui a déclaré à l'AFP qu'elle avait commencé à "effectuer une évaluation des risques sanitaires liés à l'exposition aux champs de radiofréquences".

Un groupe d'experts a également été désigné par le gouvernement suisse l'année dernière pour étudier les risques liés à l'introduction de la 5G, et leurs conclusions devraient être publiées d'ici la fin de l'année.

Cette étude devait initialement être publiée au cours du premier semestre de l'année.

Ce retard, qui, selon le gouvernement, était lié à "l'ampleur de la tâche", a suscité l'indignation des opposants à la 5G, qui soupçonnent que la pression des opérateurs a pu jouer un rôle.

"Vous devez vraiment vous demander ce qu'il y a derrière tout ça," dit Tache-Berther.

Source : News.yahoo.com

Informations complémentaires :

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