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Le début de la fin pour El'Cavaliere l'homme au visage de cire :). Mais n'oubliez pas que ce sont toujours les meilleur qui partent en premier ! Il est donc certain que Silvio Berlusconi va s'accrocher à son pouvoir comme une moule à son rocher. Et vu les "maîtres à penser" que nous avons en Europe, les mois qui viennent risquent d'être cocasses dans nos contrées. Mais étant donné que le ridicule ne tue pas, cela ne les empêchera pas d'imposer leurs visions élitistes à leurs peuples respectifs.

Avec la démission lundi matin des quatre ministres de Futur et Liberté (FLI), le parti de Gianfranco Fini, la crise du gouvernement Berlusconi est devenue officielle. Une transition politique dont personne ne peut prédire l'épilogue. Seule certitude : la crise sera longue. Le président de la République, Giorgio Napolitano, a en effet rappelé que la précarité des comptes publics nécessitait l'approbation rapide de la loi de finances par l'actuel gouvernement sous peine de voir s'envoler les taux d'intérêt des bons du trésor. Le gouvernement a donc un répit jusqu'à la mi-décembre.

Ce n'est qu'ensuite que le Parlement devra établir les nouveaux équilibres politiques nés de la rupture entre Berlusconi et Fini. Le président du Conseil a annoncé la présentation d'une motion de confiance au sénat, où il a la majorité. L'opposition de gauche et les "finiens" présenteront deux motions de défiance séparées à la Chambre des députés où le gouvernement est désormais en minorité. Le résultat de ces scrutins est toutefois incertain. D'une part, certains élus du Peuple de la liberté (Pdl) peuvent être tentés de quitter le navire berlusconien qui coule. D'autre part, Berlusconi a ouvert une "campagne d'achat" sans précédent auprès des sénateurs et députés qui hésitent encore.

Dernière variable : les élus entrés au parlement pour la première fois en 2008 ont tout intérêt à ménager le gouvernement afin de faire durer la législature jusqu'à son terme... pour bénéficier d'une retraite à taux plein.

Tous les scénarios sont donc possibles, y compris celui d'un parlement où le gouvernement n'aurait la majorité que dans l'une des deux chambres. Ce sera, quoi qu'il en soit, au président de la République d'interpréter ces résultats. Si le gouvernement est mis en minorité quatre options sont possibles.

1) Berlusconi accepte les conditions imposées par Fini. Il forme un nouveau gouvernement ouvert aux centristes et sur les bases d'un programme rediscuté. Mais la Ligue du Nord, alliée du Cavaliere, y est hostile.

2) Berlusconi cède son poste à une autre personnalité du Peuple de la liberté. Le ministre Giulio Tremonti et le sénateur Beppe Pisanu sont les deux noms les plus cités. Dans ces conditions, Fini accepterait de retourner dans la majorité de droite.

3) Le président Napolitano forme un "gouvernement de responsabilité nationale" qu'il confie à un "technicien". Gauche, centristes et finiens sont favorables à cette solution et on évoque pour ce rôle le gouverneur de la banque d'Italie, Mario Draghi. Ce gouvernement agirait sur un mandat limité : changer la loi électorale et relancer l'économie transalpine.

4) Enfin, devant l'impossibilité de poursuivre la législature en raison de vétos croisés, le président dissoudrait les chambres et le pays retournerait aux urnes.

Silvio Berlusconi n'est pas disposé à se faire écarter du pouvoir sans lutter. Toute solution autre que les élections anticipées seraient, de son point de vue, "un coup d'État". Et à l'entendre, la campagne électorale a déjà commencé.

 

Source : Le Point

Informations complémentaires :

Le Post : Berlusconi-Sarkozy : le comparatif qui n'a pas lieu d'être
AFP : Le gouvernement Berlusconi s'effrite: 4 ministres dissidents démissionnent
Courrier International : Le gouvernement de Berlusconi en pleine crise

 



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