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Il y a des jours où ma foi m'interroge plus que d'autres, car l'actualité en Haïti, avec en plus cette souche de choléra, est vraiment préoccupante. N'hésitez pas à parcourir cette page, et si vous en avez encore les moyens à laisser parler votre coeur. Cet article de Radio-Canada vous donnera quelques précisions quant à la possible origine de cette épidémie qui se voulait prévisible, mais qui semble ne pas s'être déclenchée assez tôt pour certains... Serait-ce pour finir le boulot de Haarp ? Et comme pour l'Afghanistan et son lithium prendre définitivement la main sur des ressources naturelles rares ? J'avoue, je m'interroge...

L'épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis le mois d'octobre provient d'une souche étrangère, affirme l'épidémiologiste français Renaud Piarroux dans une entrevue au quotidien Libération publiée lundi.

Cela a commencé dans le centre du pays. Pas au bord de la mer, ni dans les camps de sinistrés. L'épidémie ne peut donc pas être d'origine locale.
C'est-à-dire que c'est importé.

— Renaud Piarroux

M. Piaroux tire cette conclusion au retour d'une mission de trois semaines, au cours de laquelle il a étudié l'épidémie, à la demande du ministère de la Santé haïtien et de l'ambassade française.

Au début du mois de novembre, des analyses avaient révélé que la souche du choléra en Haïti « correspondait » à celle de l'Asie du Sud, mais ne pouvaient pas conclure que la maladie en Haïti provenait vraiment d'Asie. La souche en Haïti pouvait provenir d'autres régions du monde, expliquaient les experts.

Depuis des semaines, des Haïtiens accusent les soldats népalais de l'ONU d'être responsables de l'épidémie et d'avoir importé la maladie.

La MINUSTAH a toutefois démenti ces accusations, affirmant que les tests effectués dans les latrines et les eaux du camp de la mission étaient négatifs. Les spécialistes et le gouvernement haïtien demeuraient prudents et ne confirmaient pas que l'épidémie avait une source étrangère.

L'épidémie a explosé le 19 octobre dernier « sur un mode extrêmement violent », causant la mort de centaines de personnes dans les premiers jours ayant suivi l'apparition des premiers cas, a expliqué le professeur Piarroux.

La bactérie du choléra, qui se transmet généralement d'homme à homme, peut aussi se transmettre par l'eau. Les premiers cas signalés étaient ceux de personnes ayant bu l'eau du delta haïtien de l'Artibonite.

Le dernier bilan fait état de 1640 morts.

Le choléra

Hautement contagieuse, cette infection bactérienne peut tuer en quelques heures. Après une incubation de quelques jours, elle commence par de violentes diarrhées, qui vident l'organisme de son eau. En l'absence d'une réhydratation immédiate, la perte en eau s'avère souvent mortelle. Les défaillances des réseaux sanitaires et l'absence d'hygiène et de soins favorisent la propagation de la maladie.

Signe encourageant, malgré la force toujours palpable de la maladie, M. Piarroux souligne que la récente mise en place avec les autorités haïtiennes d'un système permettant de recueillir des informations sur le choléra dans chaque agglomération devrait permettre d'améliorer la prise en charge des malades.

 

Source : Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Libération et Agence France Presse

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