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Pendant que les Égyptiens continuent à se faire spolier (ce sont des grands enfants !), voici enfin une bonne nouvelle ! Le Soudan et sa « maison des fours » : le Darfour, voie ses habitants du Sud devenir finalement indépendants. Ils n’auront plus à rougir de leur religion chrétienne ou autres. Ce pays qui a connu tant de péripéties et de querelles intestines, arrivera-t-il à une certaine stabilité face au Nord musulman? Alors qu’au même moment les prix des matières premières s’envolent. Il faudra donc prendre garde à la guerre civile qui guette toujours, et à ne pas refaire les mêmes erreurs que dans le passé, et mettre de côté les querelles de religion stérile. Mais ces gouvernements du sud et du nord semblent intelligents, aussi nous souhaitons sincèrement à ce pays et à ses peuples, après 191 ans de turpitudes..., de profiter pleinement du moment présent, ainsi que le meilleur avenir possible.

Les Sud-Soudanais ont voté à 98,83 % en faveur de l'indépendance, selon les résultats définitifs du référendum annoncés lundi, un résultat ouvrant la voie à la naissance en juillet d'un nouvel État en Afrique et salué par la communauté internationale. Les résultats, affichés sur des écrans lors d'une cérémonie à Khartoum, montrent que sur les 3 837 406 votes valides, seulement 44 888, soit 1,17 %, étaient en faveur du maintien de l'unité avec le Nord. Cette annonce était une simple formalité, puisque les résultats préliminaires complets publiés le 30 janvier avaient déjà indiqué que 98,83 % des Sud-Soudanais avaient voté pour l'indépendance.

Le référendum, qui s'est tenu du 9 au 15 janvier et dont la communauté internationale a salué la crédibilité, était un élément-clé de l'accord de paix qui avait mis fin en 2005 à plus de deux décennies de guerre civile meurtrière entre le Nord, principalement musulman et arabe, et le Sud, principalement chrétien et noir.

Liesse

À Juba, la principale ville du Sud-Soudan, des centaines de personnes rassemblées près du mausolée de John Garang, leader historique de la rébellion sudiste décédé en 2005, ont accueilli dans la joie l'annonce des résultats, retransmise via un écran. "Nous sommes libres !" a crié un étudiant, Simon Puoch, au milieu de Sud-Soudanais agitant des drapeaux, chantant et dansant. "Ils disaient qu'on n'y arriverait pas, que la violence éclaterait au Sud-Soudan. Mais nous dansons pour fêter" cette victoire "pacifique", a-t-il souligné.

Le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué, lundi, la "grande réussite" du référendum et loué le gouvernement de Khartoum et celui du Sud-Soudan "pour avoir rempli leur engagement de maintenir la paix et la stabilité pendant cette période cruciale". Le chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a souligné que "l'Union européenne souhait(ait) développer un partenariat étroit et de longue durée avec le Sud-Soudan qui doit devenir un nouvel État" en juillet. La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a indiqué que les États-Unis pressaient "les dirigeants sudistes et nordistes de continuer à travailler ensemble en vue d'une mise en application complète" de l'accord de paix de 2005.

De nouveaux accords à trouver

Dans la matinée, le président soudanais Omar el-Bechir avait dit accepter les résultats du référendum et respecter le choix des Sud-Soudanais. "Nous nous engageons à maintenir les liens entre le Nord et le Sud" et "à maintenir de bonnes relations fondées sur la coopération", avait-il affirmé. De son côté, le président de la région semi-autonome du Sud-Soudan, Salva Kiir, a souligné que l'indépendance du Sud n'était "pas la fin de la route, parce que nous ne pouvons pas être ennemis". Il a promis de permettre la libre circulation des biens et personnes entre les deux pays, de coopérer sur la sécurité, de contribuer à faire annuler la dette étrangère du Soudan et à faire lever les sanctions économiques prises par les États-Unis contre Khartoum.

Selon les termes de l'accord, la séparation effective est attendue le 9 juillet. Les responsables nordistes et sudistes doivent d'ici là se mettre d'accord sur des dossiers sensibles, dont la délimitation des frontières, le partage des revenus du pétrole ou le statut de la région contestée d'Abyei. Les deux parties doivent aussi s'accorder sur le statut des centaines de milliers de sudistes vivant au Nord et des nordistes installés au Sud.

Dimanche, Omar el-Béchir avait assuré que les Sud-Soudanais installés au Nord seraient protégés" et que "leurs biens ne se(aient) pas confisqués ou leur vie menacée". À ces sujets sensibles s'ajoutent la démarcation de la frontière Nord-Sud, dont 20 % demeure contestée, et la question d'Abyei, enclave revendiquée par la tribu sudiste Dinka Ngok et par celle, nordiste, des Misseriya. Un référendum sur le rattachement d'Abyei au Nord ou au Sud était prévu le 9 janvier, mais il a été repoussé sine die. Des combats y ont fait jusqu'à 60 morts depuis janvier.

Source : Le Point.fr


Informations complémentaires :

L'Express.fr : Sud-Soudan : Béchir déclare accepter les résultats du référendum
Le Figaro.fr : Le PS salue le Sud-Soudan
Romandie.news : Clinton se félicite du référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan

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