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Bonjour, ayons ensemble un petit regard sur l'actu si vous voulez bien. Ce n'est pas que je veuille sous-estimer l'actualité internationale, qui est riche et que vous pouvez consulter ici, Mais alors que je vous parlais de l'Arkansas et de ses séismes, cela donne un tout autre éclairage à la position prise par le Québec à l'égard des Gaz de schiste, qui est emblématique. Justement, alors que le débat fait rage en France, l'exploitation hors de toute logique (rendement 20 %, 80 % déchets et pollution !) de cette technologie devrait alarmer les foules... C'est pourquoi  je vous propose donc logiquement cet article de MaxiSciences afin de tenter de vous informer. Aussi, si vous êtes sensible à mes arguments, n'oubliez pas de manifester votre désapprobation en signant cette pétition en ligne.


Gaz de schiste : explications. par nonaugazschiste07

120 chercheurs et professeurs de plusieurs universités québécoises se sont réunis pour protester contre l'exploitation du gaz de schiste dans la province francophone canadienne. Tous réclament un moratoire, qu'ils estiment être une "mesure d'urgence".

Il y a trois ans, d'importantes réserves de gaz de schiste ont été découvertes dans la vallée du Saint-Laurent. Plusieurs firmes ont alors obtenu l'autorisation des les explorer, et une trentaine de puits ont été creusés. En raison des inquiétudes des écologistes et des riverains face à la dangerosité de l'exploitation de ce gaz enfermé dans des roches perméables, le ministre de l'Environnement de la province, Pierre Arcand, a commandé un rapport au Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) qui a lancé à l'automne dernier une importante consultation sur le sujet. Une étude dont les conclusions viennent d'être publiées, préconisant une évaluation environnementale plus poussée.

"Le Québec se doit d'approfondir l'expertise sur le plan technique et scientifique, notamment en matière de géologie, d'hydro-géologie, de traitement des eaux usées, d'aménagement du territoire et de cohabitation harmonieuse avec la population", a souligné le ministre, cité par le Figaro. Mais les chercheurs québécois réunis dans un collectif demandent plus. Ils réclament un moratoire interdisant l'exploitation du gaz de schiste dans le province, une filière qui ne "rencontre aucun critère d'acceptabilité", estiment-ils dans un communiqué rapporté par le site Cyberpresse. La technique utilisée pour extraire ce gaz, la fracturation hydraulique, "porte atteinte à la qualité de l'eau et de l'air et pose des risques pour la santé et la sécurité des populations et des écosystèmes. Elle s'avère peu rentable et pourra même coûter cher à notre société" alertent les scientifiques.

Cette méthode est déjà pratiquée aux Etats-Unis et au Canada, où elle crée la polémique, et suscite aussi des inquiétudes en France où des autorisations de prospection ont été accordées il y a près d'un an par le ministère de l'Environnement. Celui-ci vient de suspendre ces autorisations, dans l'attente des conclusions d'une étude sur l'impact environnemental de l'exploitation du gaz de schiste, visant à déterminer s'il est possible ou non d'utiliser une méthode d'extraction "propre".

Source : Maxisciences

Informations complémentaires :

L'usine Nouvelle : Le Québec fait marche arrière sur le gaz de Schiste
Le Figaro.fr : Gaz de schiste : coup de frein au Québec
Le JDD.com : Gaz de schiste : Une évaluation environnementale stratégique pour le Québec

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