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Comme vous devez le savoir, à l'heure où j'écris cette news, au Japon, à cause du séisme de 8,9 et surtout du tsunami qui a suivi hier matin, le réacteur n° 1 de la centrale de Fukushima construit en bord de mer, suite à la destruction d'une partie de ses installations de maintenance et relais de sécurité, est tombé en partie en panne, les diesel et moteur ne pouvant plus allimenter le réacteur en eau, ce dernier en partie a nu a commencé à chauffer. Et Il a créé de la vapeur d'eau chargée de radioactivité, qui a elle-même créé de la pression dans l'enceinte de confinement protégeant le réacteur, et cela a finalement pulvérisé l'habillage de l'enceinte (c'est a priori prévu pour). Mais le réacteur n'a pas encore explosé et semble rentrer dans un processus de fusion. Pour l'instant, Bertrand Barré, conseiller scientifique d'Areva, nous a précisé que la gravité de l'incident est au moins de 4 sur 7 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES). Par comparaison, la catastrophe de Tchernobyl a été classée 7, soit le niveau d'alerte maximal. Mais ne vous inquiétez pas, tout va bien. Car nous, qui sommes bien placés avec nos 58 réacteurs dans nos 19 centrales nucléaire, dixit Eric Besson, notre énergique ministre, « ce n’est pas une catastrophe nucléaire ». Comprenez, le Japon n'a pas encore été rasé pour la 2e fois... Je vous laisse découvrir l'article de France 2 sur la question ci-dessous.
 

L'accident survenu au réacteur N° 1 de la centrale de Fukushima, a été évalué par les autorités japonaises au niveau 4

L'Agence japonaise de sécurité nucléaire et industrielle a annoncé samedi que l'accident nucléaire a été évalué au niveau 4 sur une échelle de 7. 

Une déflagration s'est produite samedi matin (heure française) dans cette installation située à 250 kilomètres au nord de Tokyo.

Le toit et les murs du réacteur N°1 de la centrale de Fukushima n° 1 se sont effondrés et une épaisse fumée blanche s'est échappée de la centrale, faisant craindre un accident nucléaire majeur.

Les radiations sur le site ont "plutôt baissé"

Un niveau de radioactivité 1.000 fois supérieur à la normale avait été détecté vendredi dans la région. Tepco avait alors reçu des autorités l'instruction de laisser s'échapper des vapeurs comportant des substances radioactives pour faire descendre la pression, après avoir évacué la zone dans un rayon de 10 kilomètres.

Le porte-parole du gouvernement Yukio Edano a assuré samedi que les radiations sur le site avaient "plutôt baissé" après l'explosion, laquelle "n'a pas eu lieu dans le réacteur", a-t-il insisté.

La centrale de Fukushima n° 1 connaissant des problèmes de refroidissement, l'armée de l'air américaine a délivré du liquide de refroidissement sur place pendant la nuit de vendredi à samedi.

Le caisson du réacteur n'a pas subi de dégâts, selon l'opérateur du site, Tokyo Electric Power (Tepco). L'Agence de sécurité nucléaire et industrielle japonaise a également jugé samedi peu probables de sérieux dégâts au niveau du caisson du réacteur.

Le niveau 4 qualifie "les accidents n'entraînant pas de risque important  hors du site", selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Le terme "anomalie" est utilisé pour le niveau 1 et "incident" n'est employé que pour les niveaux 2 et 3.

Le niveau 4 est le pire connu jusqu'à présent au Japon, a précisé un  responsable de l'agence internationale.

Une autre centrale nucléaire de la région, Fukushima n° 2, connaissait aussi des problèmes de refroidissement sur quatre de ses réacteurs et la compagnie électrique Tokyo Electric Power (Tepco) a pris des mesures de prévention.

"Une catastrophe semblable à celle de Tchernobyl n'est pas possible"

C'est ce que nous a indiqué Bertrand Barré, conseiller scientifique d'Areva et auteur du livre "Les 100 mots du nucléaire". Selon lui, une catastrophe semblable à celle de Tchernobyl n'est pas possible "car les installations sont différentes".

Il nous a précisé que la gravité de l'incident est au moins de 4 sur 7 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES). Par comparaison, la catastrophe de Tchernobyl a été classée 7, soit le niveau d'alerte maximal.

Le problème qui se pose à Fukushima ressemble à celui de Three Mile Island, aux Etats-Unis en 1979, estime Bertrand Barré, indiquant que l'accident avait été classé 5 sur l'échelle INES, ce qui correspond à un "accident entraînant un risque hors du site".

Le spécialiste remarque que l'extension du rayon d'évacuation de 10 à 20 km est une mesure sérieuse qui signifie des risques importants.

De son côté, André Lacoste, président de l'Autorité de sûreté nucléaire en France, a estimé que "la situation est à l'évidence grave". Il souligne que le "point positif" est à voir dans la direction des vents qui pousserait vers le Pacifique une éventuelle pollution atmosphérique.

Source : France 2

Informations complémentaires :

L'Express : Séisme au Japon : 1800 morts, crainte d'une catastrophe nucléaire
Le Point : Éric Besson : Fukushima "n'a rien à voir avec Tchernobyl"
Le Figaro.fr : Nucléaire : "pas de risque zéro" (PS)

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