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 Deux articles en Un ! Pour la Libye on remercie Voltigeur, et on vous soumet de l'actu sans détour, qui va dans le sens de ce que j'essayais résolument à « contre courant » de vous indiquer ; ). Enfin des images que j'ai trouvées pour vous, en 'différé' du tant désiré Misurata le 10 mars  2011 en Libye, qui semble opposer les insurgés à l'armée de Mouammar Kadhafi, et elle semble avoir coûté 'cher' à son anonyme auteur. Alors, humainement, remerciez-le par un mot (sur sa page youtube), ou un peu de 'concentration « attentionnée. ». ; ))) D'un point de vue technique, le combat face à une armée de métier de 120.000 hommes, ne semble pas gagné... Néanmoins, je saluerai le courage farouche de ces combattants, mais dans ce cas pourquoi s'infliger en plus le 18 mars 2011 de « faux bombardements » ? Serait ce- justement pour avoir l'appui aérien de l'Otan ? (informations complémentaires). 

J'y ai ajouté en complément le point de vue de Amar Djerrad, qui semble plus que jamais « proche du dossier ».

Bon visionnage et lecture, ; )

Amicalement,

Folamour & Chalouette

Les insurgés appellent à de nouvelles frappes de l'Otan pour tenter de briser le siège de la ville de Misrata (ouest) par les troupes loyalistes

Le chef militaire de la rébellion, le général Abdel Fattah Younés, a accusé mardi 5 avril au soir l'Otan de "laisser mourir les habitants de Misrata", une ville située à l'est de Tripoli soumise à des bombardements des pro-Kadhafi depuis plus de 40 jours.

"Si l'Otan attend encore une semaine de plus, ce sera la fin de Misrata", a-t-il dit. Selon cet ancien ministre de l'Intérieur du régime, rallié à la rébellion en février, les habitants de Misrata sont menacés "d'extermination au vrai sens du terme".

"L'eau y est coupée, il n'y a plus d'électricité ou de produits alimentaires, il n'y pas plus de lait pour enfants depuis 40 jours, alors que les forces de Kadhafi bombardent tous les jours maisons, mosquées et hôpitaux à l'artillerie lourde", a-t-il ajouté.

L'Otan veut "tout faire pour protéger les civils"

Ces accusations d'une virulence sans précédent sont intervenues quelques heures après que l'Alliance atlantique, qui a pris le commandement des opérations militaires le 31 mars, a annoncé avoir fait de la défense de Misrata sa "priorité numéro un" et avoir mené lundi 4 mars 14 bombardements dans la région, y compris sur des défenses antiaériennes et des blindés des forces pro-Kadhafi.

Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a de son côté estimé mercredi 6 avril au matin que la situation à Misrata "ne peut pas durer", indiquant qu'il allait en saisir le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen. Il a précisé que la prochaine réunion du Groupe de contact sur la Libye , créé à Londres il y a une semaine, se réunirait "peut-être le 12 ou 13 avril au Qatar".

"Misrata est bien notre priorité numéro un", a répondu la porte-parole adjointe de l'Otan, Carmen Romero, en reprenant les termes mêmes utilisés la veille par un responsable militaire de l'alliance, le général Mark van Uhm. Elle a ajouté que l'Otan allait "tout faire pour protéger les civils" de Misrata. Elle a confirmé qu'un entretien téléphonique était prévu entre Alain Juppé et Anders Fogh Rasmussen dans la journée.

Misrata pourra être ravitaillée par la mer

De son côté, le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a affirmé mercredi 6 avril que la population de  Misrata, assiégée par les forces kadhafistes, allait désormais pouvoir être ravitaillée par mer par les insurgés. La coalition internationale "a considéré que des bateaux des insurgés partant de Benghazi (est) et livrant de la nourriture à Misrata pouvaient naviguer et apporter des livraisons", a-t-il déclaré sur France Inter.

"Précédemment, la lecture de l'embargo était qu'aucun bateau ne pouvait alimenter aucune ville", a-t-il souligné. "Aujourd'hui, nous avons rouvert la circulation à Tobrouk et à Benghazi, et donc des bateaux de Benghazi vont pouvoir, nonobstant le fait qu'il y a une marine kadhafiste, livrer Misrata, parce que la coalition empêchera toute action de force de la marine kadhafiste", a-t-il indiqué.

La résolution 1973 de l'ONU "a pour objet d'empêcher par la voie aérienne des frappes militaires. Il se trouve que la voie aérienne a ses propres limites", a-t-il dit. Interrogé sur un éventuel "enlisement" de la coalition en Libye , il a souligné qu'"à partir du moment où on décide de ne pas aller sur terre, il est évident que c'est plus long. Mais qui veut aujourd'hui aller sur terre en Libye ? Aucun pays de la coalition", a-t-il encore dit.

Les bombardements se poursuivent près de Brega

A l'autre bout du pays, des bombardements se poursuivaient mercredi 6 avril au matin près du site pétrolier de Brega (800 km à l'est de Tripoli), à environ 40 kilomètres d'Ajdabiya, selon les rebelles. Les journalistes et les civils ne pouvaient se rendre sur place.

Pour le moment, "il n'y a pas de combats, seulement des pilonnages de part et d'autre", a déclaré Sherif Mohammad, un ancien soldat ayant rejoint la rébellion, à un point de contrôle de la ville. "Nous arrêtons les jeunes qui viennent avec des armes. Qu'est-ce qu'ils vont pouvoir faire contre les tirs d'obus?".

"C'était beaucoup mieux quand les Etats-Unis et la France (étaient en charge des opérations). Ils ont bombardé les forces pro-Kadhafi. L'Otan ne fait que survoler la zone", a dénoncé de son côté Khaled Saleh, un ancien soldat également devenu rebelle.

Mardi 5 avril, sur le front de Brega, les insurgés avaient reculé d'une trentaine de km vers l'est face aux coups de boutoir de l'armée loyaliste, selon un journaliste de l'AFP. Mais pour Moustafa Gheriani, un porte-parole du CNT, "le peuple vaincra (...) Nous sommes déterminés à combattre ce tyran, soit on le chassera, soit il dirigera un pays vide", a-t-il ajouté.

Le régime de Kadhafi pourrait accepter le dialogue sous conditions

Sur le plan économique, un pétrolier a accosté à Tobrouk, dans l'est du pays, où il doit charger mercredi 6 avril la première cargaison de pétrole effectuée par la rébellion depuis l'arrêt total des exportations du pays. Le pétrole doit permettre de financer l'insurrection.

Le diplomate Chris Stevens, émissaire des Etats-Unis auprès de la rébellion, a entamé des consultations avec le CNT à Benghazi, fief de la rébellion dans l'Est. Les Etats-Unis réfléchissent à la possibilité de reconnaître le Conseil comme interlocuteur légitime, comme l'ont fait la France, le Qatar et l'Italie.

Le régime libyen, cible depuis le 15 février d'une révolte populaire qui s'est transformée en guerre civile, a nommé mardi 5 avril au soir le vice-ministre des Affaires européennes, Abdelati Obeidi, au poste de chef de la diplomatie, après la défection de Moussa Koussa. Le régime serait prêt au dialogue, sous conditions. "Ils (les rebelles) doivent déposer les armes. Ils pourront par la suite participer au processus politique", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères de Kadhafi, Khaled Kaïm, mardi 5 avril au soir.

Tout en soulignant que le Conseil national de transition (CNT) formé par la rébellion "ne représente pas la base populaire en Libye ", il a expliqué qu'"il y aurait des garanties pour tout processus politique par le biais d'observateurs de l'Union africaine (UA) et de l'ONU capables de dissiper tout doute". Le prochain comité de l'UA sur la crise aura lieu en Libye "au cours de la semaine prochaine", a-t-il précisé.

Source : La Croix

Alors que les Américains déja lèvent le camp cela éclairera peut-être cette vision algérienne et toute proche du conflit, qui nous est livré ici par Amar Djerrad. En tout cas elle est 'factuelle' et prends plus en moins en considération certaines de mes interrogations.... J'ajouterai qu'il semblerait aussi que l'auteur connaisse très bien les us et coutumes du Maghreb et maîtrise parfaitement le français et l’arabe. Je vous livre donc sur la piste de la décidée Voltigeuse son analyse du point de vue frontalier :

Sarkozy et Cameron déclarent donc  que « Kadhafi doit partir immédiatement. Nous appelons tous ses partisans à le quitter avant qu'il ne soit trop tard. Nous appelons tous les Libyens qui estiment que Kadhafi mène la Libye à la catastrophe à se mobiliser dès à présent pour forger un processus de transition ».

Voilà ce que l’on appelle de l’ingérence pure et simple ; ce qui est en contradiction avec la charte de l’ONU ! Au nom de qui parlent-ils ? Du peuple libyen ? Des dizaines de milliers de manifestants qui soutiennent Kadhafi ? Des centaines de personnes qui accourent pour occuper les places et endroits jugés importants pour servir de boucliers humains afin d’empêcher leurs bombardements ? Ils ne connaissent rien de ce peuple!

Qu’est-ce qui prend Sarkozy, particulièrement, de s’ingérer, avec ce zèle, dans les problèmes intérieurs de la Libye? Pour la liberté et les droits de l’homme ? Fallacieux prétextes !

Selon sa rencontre avec des membres de ce «Conseil Libyen» en présence de Bernard-Henri Levy, il a été discuté de la reconnaissance de l’opposition, de la possibilité de brouiller les transmissions militaires de l’armée de Kadhafi, de détruire son ‘bunker’, de neutraliser les trois aéroports et d’imposer une zone d’exclusion de vols en plus du blocage des avoirs Libyens. En clair, faire tomber le régime de Kadhafi ! BHL a déclaré à ce propos être  «heureux et fier de la position prise par mon pays».  Ce missionnaire des néoconservateurs américano-sionistes qui s’incruste toujours là où cela sert les intérêts d’Israël, apparait dans cette affaire l’architecte chargé de faire sous-traiter « l’opération Libye » par la France.  Il est rapporté par la presse occidentale, en particulier par ‘Libero’ (Italie) citant des documents de renseignement français, que la «révolte populaire» contre Kadhafi a été orchestrée par Paris depuis le mois d’octobre 2010 après la trahison de l’homme de confiance de Kadhafi, Mesmari, qui a trouvé refuge à Paris. À la mi-janvier, le plan pour le renversement de Kadhafi était près et les meneurs en place à Benghazi.  

A Benghazi BHL  a rencontré Mostafa Abdeljalil, du conseil.  Devant une foule de jeunes, qui ne doivent pas savoir qui il était puisqu’ils criaient devant lui des slogans anti-israéliens, il a piétiné le drapeau vert Libyen. Ce n’est que dès son retour que Sarkozy décide de reconnaitre cette rébellion sans même consulter son ministre des AE. Une rébellion que dirigent  04 principaux opposants connus pour leurs liens avec la NED/CIA  qui vivent aux USA et en Angleterre depuis plus de 35 ans (03 ont des passeports Américains et un anglais) et deux autres sont des dissidents de dernière minute (Mostefa Abdeljalil ex ministre de la justice que les libyens ne cessent de dénoncer les frasques et avidités ainsi qu’un officier supérieur connu pour ses déboires  et ses félonies au Tchad. Ils apparaissent à tour de rôle dans les 04 chaines Aljazeera, Alarabia, Alhurra et la BBC.

Libye EncartReconnaître une telle entité vague composée de rebelles ne maîtrisant pas les buts et l’évolution de leurs actions, qui se déclarent « révolutionnaires » -  en adoptant et exhibant le drapeau de l’ex monarchies - comme «représentant légitime» d’un peuple qui dispose déjà d’un Etat souverain, reconnu et membre de l’ONU, en le menaçant de frappes aériennes pour accélérer la chute du pouvoir légal, est la pire stupidité politique. Cette monarchie idrissienne, vassale de la Couronne d’Angleterre, que Kadhafi a fait abdiquer un certain 1er septembre 1969. Des « révolutionnaires » qui sollicitent des frappes destructrices de ce qu’ils disent être leur pays et qui ne s’offusquent pas de voir des centaines de civils tués ou blessés, y compris des enfants, par les bombardements de l’aviation de la coalition américano-anglo-franco-qataro-émirati ? Quelle déchéance !

Cet empressement et activisme  de la France à vouloir chasser « Kadhafi et sa clique » n’a pas eu l’approbation de toute l’Europe; en particulier de l’Allemagne. Pour avoir plus de légitimité, Sarkozy et ses maîtres cherchent alors une caution surtout arabe pour mener «sa guerre» qu’il trouve chez le méprisable Amr Moussa l’inamovible SG de cette  perverse et putréfiée Ligue dite « arabe » que domine les pétrodollars du Golfe.

Dans cette ambiance de l’outrage contre la Libye et de la formidable campagne de désinformation, de propagande subversive et de diversion,  le Guide Libyen a lancé un pavé sur Sarkozy suscitant un sérieux doute sur le financement de sa campagne pour les présidentielles de 2007. Un autre scandale pointe si la politique étrangère de Sarkozy se vérifie obéir à des injonctions extérieures aux institutions au point ou le site français Rue 89 titre un article «Juppé remanié par BHL, la France seule contre Kadhafi ».

La Tunisie et l’Egypte étant, pour le moment, sortis de leur mainmise tout en persistant dans les combines pour les maintenir dans leur giron, il fallait profiter dans la foulée de ces « révolutions » populaires pacifiques pour régler son compte à ce Kadhafi ; cette impénitente  personnalité anti sioniste et anti impérialiste, imprévisible et principal verrou qui entrave le projet mondialiste du « Grand Moyen-Orient » rebaptisé « Nouveau Moyen-Orient ».  Mais cette «révolte», qui ne revendique rien de social, s’est avérée dès le début armée soutenue militairement par l’Occident.  Cela a commencé par des manifestations clairsemées de groupes qui ont ensuite usé des armes pour revendiquer directement, la chute du pouvoir suscitant, ainsi, de sérieux doutes quant à leurs caractères spontanés, populaires et pacifique. Quelle réponse légale donner à ceux qui ont pris les armes en attaquant les dépôts d’armements ? Cela est prouvé, ce n’est que quand l’armée ai reçu l’ordre d’abandonner ses positions et de ne pas tirer que les insurgés se sont accaparés les armes y compris lourdes.

En occident on les aurait exterminé et de droit, ces terroristes! Comme la fin justifie les moyens, les conspirateurs occidentaux n’ont pas hésité à les désigner « révolutionnaires » pour les besoins de la cause qui est de fragiliser un régime réfractaire. Écoutons V. Poutine exprimant sa préoccupation: « C'est maintenant au tour de la Libye, sous le prétexte de protéger la population civile. Où sont la logique et la conscience? Il n'y a ni l'une ni l'autre ».

Croyant alors à une faiblesse et à une chute imminente du régime, la réaction immédiate était l’exigence du «départ immédiat » du Guide.  Ils lancent alors une formidable propagande – que mènent les chaînes qataries et saoudiennes - et une aide logistique aux insurgés que finance principalement le Qatar.

Il avait été déployée la même machine de propagande contre Ceausescu le dictateur « Dracula communiste » avec  ses « charniers » et « femmes enceintes éventrées »,  contre Saddam Hussein « le tyran irakien » avec ses « armes de destructions massives », contre l’indomptable Iran et son « projet de fabrication d’armes nucléaires », contre l’Afghanistan et ses terroristes d’Al Qaida, contre le Hezbollah du Liban cette « organisation terroriste » qui a mis fin au mythe de l’invincibilité d’Israël, contre les palestiniens et ses « islamistes terroristes » du Hamas.  Les revoilà - dans le sillage des soulèvements des peuples arabes contre l’archaïsme de leurs systèmes et de leurs dirigeants – saisir cette opportunité pour déchoir Kadhafi en ayant recours à un  système de propagande intensif, avec cette fois des sous-traitants/relais musulmans, pour diaboliser un farouche réfractaire à l’ordre impérialiste et colonialiste pour le rendre celui qui « bombarde avec l’aviation son peuple », qui « massacre son peuple qui manifeste les mains nues avec ses ‘brigades’ » (pour désigner l’armée libyenne), le « fou de Tripoli »,  le « criminelle et psychopathe », qui provoque « 6000 morts en quelques jours » etc.

Ces « révolutionnaires » de pacotilles comptent parmi eux des alliés d’al Qaida - cela est confirmé par certaines infos occidentales, les études des spécialistes de l’académie militaire US de West Point, par la déclaration/vidéo du libyen N°3 de cette organisation et dernièrement encore par les État-major - que l’on a vu assassiner, par dizaines, des personnes civiles ou militaires (de peau noires) par l’égorgement à l’épée puis pendus aux pieds ou brulés sous la désinformation qu’ils étaient «mercenaires» au services de Kadhafi alors qu’ils sont libyens (1/3 des libyens sont noirs de peau). La propagande occidentale immorale ne montre pas ces images terribles.  Elle le fera sûrement, pour se donner faussement bonne conscience, et en user contre l’associé de circonstance ; mais une fois la mission accomplie car, al Qaïda comme dit un analyste « c’est seulement où et quand ça arrange les États Unis ». Cette propagande n’admet aussi qu’un seul ‘son de cloche’- que mène des médias à grande diffusion devenus des instruments au service d’une oligarchie ploutocratique que finance principalement le Qatar  - qui fait qu’elle se permet de gros mensonges à savoir des bombardements des villes par l’aviation de Kadhafi, des défections /assassinats /kamikaze d’officiers qui apparaissent à la télé pour démentir, des massacres de « milliers » de civils. Aucun des journalistes étrangers en Libye ne confirment, à ce jour, les  accusations affirmées ou présumées.

Réitérons ces questions. Qui soutient qui dans cette histoire? Qui souhaite la chute de Kadhafi contrairement à Ben Ali et Moubarek que l'on a soutenu jusqu'à la fin? Observons ! Ne s’agit-il pas de la mise à exécution du projet ‘Nouveau Moyen-Orient’ devant fondre le monde musulman - d’essence spirituelle réfractaire à l’ordre occidental temporel -  dans les fondements euro-atlantistes et mondialistes en l’obligeant à adopter leurs principes politico-philosophiques ? Pour se faire, il leur faut recomposer ce monde musulman sur la base des travaux de penseurs et stratèges tels Bernard Lewis, Ralph Peters et Zbigniew Brzezinski. Cela consiste en un nouveau tracé géographique, qui bouleverse leurs frontières actuelles, qui doit reposer sur le principe «diviser pour régner » en créant des mini États pétroliers et ethniques et ce, pour mieux contrôler et s’assurer cette richesse. Cet objectif ne peut aboutir qu’en agitant les peuples, en suscitant des conflits entre arabes et persans, entre sunnites et chiites, entre musulmans et chrétiens pour ensuite manipuler et recomposer dans le sens souhaité.
Mais le monde musulman connaît, subitement et de façon inattendu, des révoltes de masses qui remettent en cause tous les fondements et structures politiques archaïques - qui arrangent d’ailleurs l’Occident -  de leur État/nation exigeant les mêmes principes humains sur lesquels reposes les sociétés occidentales à savoir la démocratie, les libertés individuelles et collectives et non ce « chaos constructif » espéré qui devait les diviser pour les ‘intégrer’ dans leur doctrine.

La Tunisie et l'Égypte semblent leur échapper, il fallait se rattraper vite sur la Libye, un maillon fondamental, en accélérant le désordre.  

Mais les choses ont pris une autre tournure! Les forces armées libyennes  ont avancé en contrôlant la majorité du territoire avec une rapidité déroutante selon les journalistes sur place. Dans chaque ville délivrée on a observé des milliers de manifestants en fête qui crient leurs joies et leur soulagement. Ce qui fait dire à James Clapper, le directeur des services de renseignements américains que «le régime de Mouammar Kadhafi peut l'emporter…». On concocte en urgence deux résolutions (la 1970 et 1973) même si elles sont en contradictions flagrantes avec la Charte des Nations Unis. Le passage par le conseil de sécurité n’était qu’un moyen pour prêter main forte aux rebelles en déroute afin d’éviter que sonne le glas de cette révolution « commandée » et prévenir l’échec de leur stratégie. Le monde constate une filouterie dans l’application même des résolutions de l’ONU qui déborde carrément sur une agression au point où Vladimir Poutine déclare penser « à l'appel aux croisades à l'époque du Moyen-âge quand on appelait les gens à partir quelque part pour libérer cet endroit ». Le ministre de l’intérieur français Claude Guéant connu pour ses réactions « désobligeantes » a déclaré «Le monde entier s'apprêtait à contempler à la télévision des massacres commis par le colonel Kadhafi, heureusement, le président a pris la tête de la croisade pour mobiliser le Conseil de sécurité des Nations unies et puis la Ligue arabe et l'Union africaine ». D’autres politiciens, analystes et stratèges du monde critiquent de façon virulente cette agression contre la Libye. Il n’y a que les dirigeants arabes qui restent amorphes, muets et abrutis bien qu’ils soient tous visés par cette stratégie de domination qui dépasse le cadre du droit international.  

Dans le cas tunisien Sarkozy avait mal jugé, mais en se précipitant pour se rattraper sur cet autre cas Libyen – pensant être le 1er à avoir la bonne idée - il va certainement entrainer les choses vers l’« inconnu » selon des observateurs. Le stratège représentant la Russie à l’OTAN a déjà prédit l’issue : c’est-à-dire une guerre contre des combattants réputés farouches, contre un peuple imprévisible qui s’unira vite face à cette coalition qui tue en fait des civils qu’elle prétend défendre, qui détruit les infrastructures, les maisons de citoyens, des hôpitaux et qui s’emploie à diviser la Libye. Une guerre que les peuples arabes et musulmans surtout d’Afrique ne laisseront pas sans répercussions jusque sur le sol des agresseurs !

Kadhafi n’est pas ce « dictateur » au sens où on veut nous le faire croire. Son pays est riche, son peuple vit correctement et le chômage est négligeable. La Libye est classée par rapport aux normes du  PNUD en bonne position. Son IDH (indice de développement humain)  en 2007 est de 0,847, ce qui la place au  56e  [Norvège : 0,971 (1er ); Arabie Saoudite : 0,843 (59ème ) ; Tunisie 98ème ; Algérie 104ème ; Egypte 123ème ; Maroc 130ème  ]. Il  est élevé et en augmentation. L’Indice « santé » passe de 0,496 en 1970 à 0,863 en 2010. Kadhafi combat le terrorisme contrairement à Sarkozy qui le finance en payant des rançons. Malgré ce qui parait élucubrations, il est plus au fait des manigances occidentales et plus clairvoyant  que ceux qui affirment diagnostiquer en lui un «tyran», un « autocrate » et tutti-quanti qui justifierait une guerre « humanitaire » alors qu’il est question de pétrole et de gaz et rien que de pétrole et de gaz !  En effet, avec des réserves prouvées  de plus de 46 milliards de barils soit 3,5% des réserves mondiales, le double des EU, la Libye est bien la convoitise prioritaire qui la place ‘objectif’ dans le programme militaire pour le contrôle et l’appropriation des 60% prévus des réserves mondiales. Terminons par cette pertinente conclusion d’un article du Figaro, intitulé « La débandade des insurgés face à l'armée libyenne »  signé par Adrien Jaulmes : « Le problème des termes militaires dans la situation actuelle est qu'ils décrivent des événements qui n'ont pas vraiment lieu. Il n'y a ni ligne de front ni réelles batailles. Tout se joue ou presque dans les esprits. Là où il y a quinze jours tout le monde se joignait à une révolte qui semblait devoir renverser Kadhafi, on se met à réfléchir et à penser à la suite. Et les mêmes mécanismes collectifs qui ont donné son élan à la rébellion ont commencé ces derniers jours à jouer en sens inverse. » Tout est donc construit sur du faux ! L’échec du complot ne peut être qu’inexorable même si les ennemis /amis de Kadhafi réussissent à en finir avec lui en l’assassinant ; éventualité qu’il déclare accepter en martyr.

Par ©AMAR DJERRAD
 
 
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