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Bien sûr, si vous vous sentez légèrement concerné par ce qui se passe à Fukushima et le séisme de ce matin de 7,1 sur l’échelle de Richter, ou par la situation en Libye et le récent succès vers la paix de l'Union Africaine..., on ne vous en voudras pas…

Mais plus immédiatement c’est en Côte d’Ivoire que l’actualité semble se focaliser, car l'AFP nous apprenait ce matin que :

"Conformément à la résolution 1975 et en accord avec le président Ouattara, le secrétaire général des Nations unies (Ban Ki-moon) a demandé au président de la République (Nicolas Sarkozy) la poursuite de la participation des forces françaises aux opérations menées par l'Onuci pour neutraliser les armes lourdes utilisées contre la population civile", indique un communiqué de la présidence.

Peu après, "Des hélicoptères de (la force française) "Licorne" survolaient entre 10h00 et 11h00 (locales et GMT) le secteur de la résidence. Ils ont tiré plusieurs missiles sur la zone. Une très grosse fumée noire s'élève du côté de la résidence", a indiqué cet habitant.

Les combats ont mis Abidjan, capitale économique dont la population est évaluée à quatre millions d'habitants, au bord d'une catastrophe humanitaire.

"Beaucoup de personnes ont raconté qu'il y avait beaucoup de cadavres qui jonchaient les rues, et pas seulement dans le quartier des ambassades", a-t-il dit.

C'est vers 13h00 qu'une trentaine de véhicules blindés du détachement français "Licorne" appuyé par cet hélicoptère s'approchait donc de la résidence de Laurent Gbabgo, quelques heures après, à 15h00, il semblerait que la situation se soit finalisée par l'arrestation de ce dernier par les forces rebelles de Ouattara, précisait le ministère français de la Défense...

Une porte-parole d'Alassane Ouattara a confirmé l'arrestation à Abidjan du président sortant Gbagbo, retranché depuis des jours dans sa résidence du quartier de Cocody.

"Les chefs de la rébellion convoyés sur place par les forces françaises ont pénétré dans la résidence avec des chars", selon le camp Gbagbo. "Le président était dans son bureau."

Un autre porte-parole du camp Ouattara, Hervé Cohx, basé à Paris, a précisé que Mme Gbagbo avait été arrêtée aussi et que le couple Gbagbo avait été emmené à l'hôtel du Golf, QG des forces du vainqueur reconnu de l'élection présidentielle du 28 novembre. M. Cohx a ajouté que M. Gbagbo "va bien".

Selon un témoin, une trentaine de véhicules blindés du détachement français "Licorne", appuyés par un hélicoptère, s'approchaient depuis lundi matin de la résidence de Laurent Gbagbo à Cocody, le quartier diplomatique d'Abidjan où se terrerait l'ancien président ivoirien.

L'opération en cours a pour objectif d'éviter un "bain de sang", selon "Licorne".

Dimanche soir, la résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan a été en partie détruite par des missiles tirés par l'ONUCI  (Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire) et Licorne.

Des hélicoptères ont mené des attaques pour neutraliser les armes lourdes des partisans de Gbagbo, a déclaré un porte-parole de l'ONU.

La France n'a "pas d'autre objectif" que d"assassiner" Laurent Gbagbo, a déclaré le porte-parole du président battu, Ahoua Don Mello. "Tout le reste n'est que prétexte" a-t-il ajouté. Depuis samedi, le président ivoirien battu fait passer un message clairement hostile à la France. "Le président Gbagbo appelle à la résistance contre les bombardements et les agissements de l'armée française en Côte d'Ivoire, car en définitive c'est l'armée française qui nous attaque", selon son porte-parole Ahoua Don Mello. La résidence du dirigeant sortant a été "partiellement détruite" par les derniers bombardements, a affirmé Charles Blé Goudé, le leader des jeunes patriotes, fidèles parmi les fidèles de Laurent Gbagbo. "C'est l'interventionnisme, le racisme envahissant de la France que nous dénonçons. Les armes lourdes ne se trouvent pas dans la résidence", a également affirmé M. Blé Goudé.

La France a "donné son accord" à l'engagement de sa force Licorne, à la demande de l'ONU, "pour neutraliser les armes lourdes" du camp Gbagbo "utilisées contre la population civile", selon un communiqué de l'Elysée publié lundi matin."Au cours des derniers jours, la population civile, le personnel de l'ONU et les missions diplomatiques étrangères ont continué à être la cible d'attaques à l'arme lourde et d'exactions dans plusieurs quartiers de l'agglomération d'Abidjan. La situation humanitaire dans ces quartiers est  alarmante", a fait valoir la présidence de la République française. Elle cite notamment l'"attaque directe des forces de M. Laurent Gbagbo"  contre l'Hôtel du Golf.

Selon le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, la participation française aux frappes engagées par l'ONU était destinée à éviter "un bain de sang", et non pas "à chasser militairement" Laurent Gbagbo.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé dimanche qu'il avait demandé aux casques bleus déployés à Abidjan de recourir à "tous les moyens nécessaires" pour réduire au silence les armes lourdes des partisans du président sortant Laurent Gbagbo.

"La poursuite de l'utilisation des armes lourdes contre la population civile et contre notre contingent de la paix, ainsi que l'attaque menée contre le quartier général du gouvernement légitime m'ont forcé, une nouvelle fois, à demander à l'ONUCI de recourir à tous les moyens nécessaires pour empêcher l'utilisation de ces armes lourdes, conformément aux résolutions 1975 (2011) et 1962 (2010) du Conseil de sécurité", a déclaré Ban Ki-moon.

Dimanche, les avocats d'Alassane Ouattara ont demandé à l'ONU et à Paris de "neutraliser" les forces de Laurent Gbagbo. Or la France, et l'Onu ont toujours assuré que leurs troupes n'avaient pas pour mission de renverser le président sortant qui s'accroche au pouvoir malgré la proclamation de sa défaite aux dernières présidentielles le 2 décembre.

Samedi, le Golf Hôtel d'Abidjan, où séjourne le président reconnu par la communauté internationale, a fait l'objet d'une attaque dont le camp pro-Gbagbo a démenti être à l'origine. "C'est absolument faux. Il n'y a pas eu d'attaque du Golf," qualifiant l'incident d'"attaque imaginaire", a déclaré le porte-parole du président sortant. L'établissement a essuyé des tirs, notamment de mortiers.

L'attaque contre le Golf Hôtel est la première depuis le début de la crise post-électorale ivoirienne, il y a quatre mois.

Source : France 2

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