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Quand on vous parlait de solution, vous voyez bien que c'est possible ! La banque centrale de Grèce vient de prêter sans complexe 6 milliards d'€uro au trésor public grec ! Seulement en vertu de l'article 123 du traité sur le fonctionnement de l'union européenne, cela est illégal !

Grec 6 Milliards
Jose Manuel Barroso et Antonis Samaras, premier ministre grec, le 26 juillet à Athènes.
Crédits photo : LOUISA GOULIAMAKI/AFP

Les négociations avec les représentants du FMI, de la BCE et de l'UE ont repris jeudi à Athènes, alors que les créanciers publics maintiennent la pression sur la Grèce.

Coeur Athènes

La Grèce échappera au défaut de paiement en août, grâce à un prêt relais de 6 milliards d'euros accordé, à titre exceptionnel, par la banque centrale grecque. Mais le gouvernement grec n'aura droit à aucun répit estival.

Les négociations avec les hauts représentants de la troïka (FMI, BCE, UE) ont repris de plus belle, ce jeudi, à Athènes. Au menu de la semaine à venir : des réunions quotidiennes autour d'Antonis Samaras, le Premier ministre grec, et de Yannis Stournaras, son ministre des Finances, font l'objet de toutes les attentions. Les dirigeants de partis d'opposition, Evangelos Venizélos, du Pasok, et Fotis Kouvelis, de la Gauche démocratique, sont associés aux discussions. Une fois n'est pas coutume, les principaux partis s'accordent sur la nécessité de mettre en place des mesures d'économies budgétaires de 11,5 milliards d'euros pour 2013 et 2014 pour rattraper les retards pris et écarter le spectre d'une faillite du pays.

Les créanciers publics maintiennent la pression sur les Grecs pour aboutir à un programme concret et réalisable. Pendant tout l'été, ils épauleront leurs interlocuteurs sur les choix à faire, notamment en matière de réduction des dépenses publiques, d'ouverture à la concurrence de certains secteurs d'activité et de privatisations. Pour sa part, Athènes souhaite obtenir un délai de deux ans pour arriver à atteindre les objectifs imposés. Les partis soutenant le gouvernement veulent éviter des mesures trop dures pour les particuliers, notamment une baisse des retraites, et se montrer plus sévères avec les fraudeurs fiscaux.

«Tâche difficile»

«La tâche sera difficile, estime Vassilis Daskalopoulos, analyste politique. Les principaux partis associés aux négociations craignent un soulèvement de la rue si ces mesures sont trop lourdes. C'est pour cela qu'Antonis Samaras brandit en permanence la menace d'une sortie de la zone euro.»

La menace continue de faire effet. Alors que les négociations se poursuivent à Athènes, la Grèce devra patienter pour recevoir la tranche du prêt promise par l'UE et le FMI. Une somme de 31,5 milliards d'euros devait être versée d'ici au 20 août, date à laquelle une obligation de 3,2 milliards d'euros de la BCE arrive à échéance.

Pour éviter le scénario catastrophe en plein été, les responsables de la zone euro ont accepté une solution technique impliquant la banque centrale de Grèce, autorisée à faire une avance au Trésor grec de 6 milliards d'euros à court terme en août. Cette solution, autorisée exceptionnellement, permettra à Athènes d'assurer ses échéances en déchargeant la BCE de toute responsabilité. Car tout défaut de paiement grec viendra impacter le bilan de la banque centrale grecque et non celui de la BCE. «Demander un délai de remboursement à la BCE aurait déclenché un psychodrame grec en plein été. Il fallait donc agir différemment et faire circuler les liquidités. C'est un soulagement, même s'il est minime», conclut Vassilis Daskalopoulos.

 

Source(s) : http://www.lefigaro.fr, le Blog de pierre Jovanovic

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