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L'autre grosse nouvelle du jour (mais bon, en 2 ou 3 pages, il est assez téméraire de prétendre à résumer toute l'actu ; )), mais je ne voulais pas oublier nos amis Japonais qui semblent avoir réussi à battre la mafia Yakuza du nucléaire, qui pourtant ne voulait pas lâcher le morceau. Mais comme on l'a vu, ils se sont montrés déterminés (même si ,à mon avis, pendant 18 ans les lobbies feront encore parler d'eux...). Dans cet épisode de joie et d'allégresse, il ne faut pas pour autant en oublier le danger extrême de la situation actuelle (d'ailleurs je vous ai trouvé une belle photo). Si ce n'est pas déjà fait, je vous enjoins fortement à signer la pétition pour évacuer la piscine n° 4, ou du moins prendre en charge cette masse, qui pourrait atteindre un seuil de criticité pouvant anéantir tout l'hémisphère nord de la planète s'il venait à s'effondrer et à s'aglomérer. Enfin, on en a assez parler vous trouverez toutes les infos (en informations complémentaires).

Fukushima Piscine4

TOKYO (Sipa) — Un an et demi après l'accident à la centrale de Fukushima, une commission du gouvernement japonais a appelé vendredi à l'arrêt progressif de la production nucléaire dans le pays d'ici 2030.

Le gouvernement devait donner ultérieurement son feu vert formel à cette mesure, tournant majeur dans la politique énergétique du pays. D'après la presse japonaise, le cabinet a d'ores et déjà avalisé le nouveau plan d'orientation énergétique.

Avant le tsunami du 11 mars 2011 et l'accident consécutif à la centrale de Fukushima, le plus grave depuis celui de Tchernobyl en 1986, le Japon comptait 50 réacteurs en fonctionnement.

Jusqu'à la remise en service de deux unités en juillet à Ohi (ouest du Japon), tous étaient à l'arrêt pour contrôles de sécurité, maintenance programmée ou mise hors service par le tsunami, comme à Fukushima. Le nucléaire, avant le 11 mars 2011, représentait environ 30 % de la production d'électricité au Japon, une proportion que le gouvernement avait envisagé de porter à 50 %.

Mais "face à la réalité de ce grave accident (de Fukushima) dont il tire les leçons, le gouvernement a décidé de redéfinir sa stratégie énergétique nationale", selon le plan d'orientation. "Nous allons instaurer toutes les mesures possibles pour parvenir d'ici les années 2030 à une société sans nucléaire", ajoute le document.

Pour parvenir à cet objectif, aucune centrale nucléaire ne sera désormais construite, les réacteurs existants seront arrêtés après 40 ans d'activité. Les tranches actuellement suspendues, par ailleurs, ne seront remises en service qu'après de stricts tests de sécurité menés par une nouvelle instance de régulation. Jusqu'à l'arrêt complet de la production nucléaire au Japon, "nous aurons seulement recours à des réacteurs dont la sécurité est confirmée", selon le plan.

Arrêter la production d'énergie nucléaire n'est "pas facile", relève la commission gouvernementale, en prévoyant ses conséquences sur la croissance, qui ne devrait pas dépasser annuellement 0,8 % dans ce scénario de sortie progressive. Le Japon a dû importer massivement des hydrocarbures pour faire tourner les centrales thermiques et compenser l'arrêt des tranches mises à l'arrêt, entraînant un déficit de la balance commerciale.

Des responsables du gouvernement japonais reconnaissent que plusieurs questions restent en suspens, comme la gestion des déchets nucléaires, le coût des énergies renouvelables et l'impact sur l'environnement d'un recours accru aux énergies fossiles.

Les manifestations contre le nucléaire se sont multipliées au Japon depuis mars 2011. La mobilisation s'est amplifiée après la décision du gouvernement de remettre en service deux réacteurs à Ohi, en dépit des craintes de la population. Près de 200.000 personnes se sont ainsi rassemblées en signe de protestation le 16 juillet à Yoyogi, un des principaux parcs de Tokyo. Le chef du gouvernement Yoshihiko Noda a invoqué les risques de pénurie d'électricité durant l'été et ses répercussions sur l'économie et la vie de la population.

Avant le Japon, le gouvernement allemand avait annoncé en mai 2011 sa décision de sortir du nucléaire d'ici 2022. La Suisse a également décidé de fermer progressivement ses réacteurs au terme de leur durée de fonctionnement moyenne de 50 ans, ce qui porterait à l'horizon 2034 l'arrêt de la dernière centrale. L'Italie avait elle décidé de stopper la production d'énergie nucléaire après la catastrophe de Thernobyl en 1986.

 

Source : Lenouvelobs.com

 

Informations complémentaires :

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