1 1 1 1 1 Rating 5.00 (1 Vote)

Il y a une chose qu’il faut bien comprendre avec ces politiques « d’austérité » appliquées partout en Europe, c’est que si l’on réduit les dépenses et donc les salaires, etc., c’est moins d’argent qui va dans la poche des salariés et des autres entreprises, qui donc auront moins d’argent pour consommer et investir (voire payer des impôts), et donc logiquement, c’est se tirer une balle dans le pied. Car vous réduisez, certes, vos postes de dépenses dans l'immédiat, mais vous hypothéquez vos recettes sur l’avenir. C’est pas pour rien si ça ne marche pas ! Comment voulez-vous que la « relance » ait lieu dans ces condition, alors qu’ils font tout pour l’étouffer ? Il serait peut-être temps que ces imposteurs soient remplacés par des gens compétents (notamment à la télévision). Non, vous ne pensez pas que cela a assez duré ?

Europe Austerite
Des Espagnols manifestent à Madrid contre l'austérité, le 7 octobre 2012. (Alberto Di Lolli/AP/SIPA)

L'Europe se mobilise mercredi 14 novembre contre l'austérité, lors d'une journée marquée par une grève générale en Espagne et au Portugal, deux des pays les plus fragiles de la région où la colère populaire grandit face au chômage et à la précarité.

L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, étranglée par un chômage à plus de 25 % et une politique de rigueur draconienne, s'apprête à vivre sa deuxième grève générale en un an.

Dans la nuit, les premiers piquets de grève devaient prendre position dans les points stratégiques de Madrid, aéroport, dépôts de bus ou marché de gros, bien qu'un service minimum limite généralement l'ampleur des grèves en Espagne.

Depuis la dernière grève générale, le 29 mars, les manifestations se succèdent contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de droite de Mariano Rajoy, qui prévoit 150 milliards d'euros d'économies d'ici à 2014 et frappe durement les plus modestes.

Mais Mariano Rajoy a promis mardi de maintenir le cap des réformes, même douloureuses, et assuré qu'il n'existait pas de "mesures miracle" contre la crise.

Le Portugal vivra lui aussi au ralenti tandis que manifestations et actions d'ampleur variable ponctueront la journée dans les autres pays du sud frappés par la crise, Italie et Grèce, mais aussi en Allemagne, en Belgique, en France ou en Pologne.

Des politiques d'austérité "intenables"

Alors que la croissance dans la zone euro devrait rester au point mort (+0,1 %) en 2013, selon la Commission européenne, le Fonds monétaire international a lui-même averti que les politiques d'austérité dans plusieurs pays risquaient de devenir "politiquement et socialement intenables".

En Espagne, les syndicats appellent à manifester en fin de journée à Madrid, tout comme, séparément, la mouvance des "indignés", témoin de l'exaspération face à la pauvreté grandissante, aux expulsions de propriétaires surendettés, aux milliards d'euros engloutis dans l'aide aux banques.

Au Portugal, la CGTP, principal syndicat du pays, espère lui aussi mobiliser, maifestations à l'appui, au cours d'une grève générale contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de centre droit, sous la tutelle de l'Union européenne et du FMI.

Pas de grève générale en revanche en Italie et en Grèce, où sont seulement prévus des arrêts de travail de quelques heures.

Parmi les conséquences prévisibles des actions syndicales, les trains à grande vitesse Thalys entre la Belgique et l'Allemagne seront à l'arrêt.

Dans le ciel, les compagnies espagnoles ont annulé 615 vols. La compagnie portugaise TAP a prévu de clouer au sol plus de 160 avions.

 

Source : Tempsreel.nouvelobs.com

Informations complémentaires :

 
Vous êtes ici : Accueil Arrow Actualités internationales Arrow Journée de mobilisation en Europe contre l'austérité...