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Update 14.12.2012 : Concernant le discours de François Hollande, de ce matin, sur la conclusion de ce sommet européen, ce dernier a indiqué que c'est un fonds commun des banques qui assurait le renflouement. Si une banque se trouvait en difficulté, je tiens à préciser que ce n'est pas ce qui est rapporté dans la presse :

L'action au-delà de la surveillance

Une fois que la BCE a repéré une banque en difficulté, elle peut enrayer son surendettement et la recapitaliser avant une éventuelle faillite. Devant l'urgence de la situation des établissements espagnols, les premières recapitalisations pourront intervenir dès 2013. Le fonds de sauvetage de la zone euro prendra le relais en injectant de l'argent dans la banque en difficulté. Jusqu'à maintenant, ce sont les Etats qui renflouaient les banques en difficultés, provoquant alors l'accroissement des dettes souveraines nationales.

Source : Lejdd.fr

Donc soit il ment, soit il omet, car de toutes façons si les fonds viennent à manquer c'est bien la BCE qui prendra le relais (enfin, je suppose...).

De toutes façons on en saura plus dans les jours qui viennent...

Alors que tout les médias annoncent en cœur la création de l’« Union Bancaire Européenne » on voit dans la réalité que dès que l’on veut être un peu contraignant, ce n’est pas ça… Et puis nommer la BCE comme surveillant, ils auraient pu trouver mieux au niveau intégrité. Mais justement, il faut voir l’avantage de l’astuce. Car, certes, de ce que j’en ai compris, les états ne payeront plus directement pour recapitaliser leurs banques en difficulté (dont on aura en plus mutualisé les dettes). Mais si la BCE « renfloue » ces banques, c’est bien avec de l’argent qu’elle aura crée par effet de levier grâce à ses fonds propres (justement c’est là que c’est intéressant Bâle III). Mais sachant qu’elle a un capital propre de 10,76 milliards et qu’elle a déjà fait un effet de levier de x92,93 pour prêter 1000 milliards d’€uros aux banques, quelle est sa réelle marge de manœuvre pour « créer » encore plus d’argent ?

Moi je crois que ça va être dur, car après on tombe dans le ridicule. Un effet de levier de 15 c’est déjà énorme, mais 92,93 j’ai jamais vu ça… De plus quelle que soit la solution retenue (augmentation de capital ou autres) de toute façon si la BCE « émet de l’argent » à partir de l’air ce ne sont que des dette sur sa trésorerie, ce qui de facto vous implique VOUS. Car les banques nationales des états membres de la BCE sont de facto cautions pour l’émission de ces €uros, donc in fine, quand on ira chercher à payer la dette émise et que la BCE dira niet (je peux pas) elle se retournera vers ses fondateurs … les États… CQFD, elle peut donc bien émettre de l’argent et protéger les banques … car au final c’est vous qui rasez gratis… Elle est pas belle la vie au royaume des Banksters ?

Et ce n'est pas tout ! Je vous laisse découvrir ci-dessous le 2e étage du piège inventé par Hermann Van Rompuy pour faire plier les États… C’est tout simplement diabolique, et ça porte un nom… (mais ce que je ne comprends pas, c’est qu’à la base la BCE ne pouvait pas acheter directement de dette des États, et là « comme par hasard » elle pourrait agir directement ?) Il faut croire qu’à ce petit jeu-là les OMT illégales de Mario Dragghi seront d’un grand secourd. Mais là encore, on rentre FRANCHEMENT dans la « Twiligth Zone », et c’est plus de la poudre aux yeux mais carrément le marchand de sable. Encore une fois, devinez qui va payer au final ? Non, je vous jure, ce n’est pas une blague… Mais apparemment ça ne semble choquer personne… Enfin je ne suis pas économiste… Au passage admirez la position de David Cameron, si ça ce n’est pas du grand art ! Un pied dedans un pied dehors !  Hahahahahaha ; )

Bonne lecture,

F.

Union Bancaire

BRUXELLES (Reuters) - Les Vingt-Sept se sont retrouvés jeudi à Bruxelles pour tenter de s'entendre sur un programme de renforcement de l'intégration de l'Union européenne, dans un climat apaisé par l'accord conclu dans la nuit sur un mécanisme de supervision bancaire.

Objectif de ce dernier sommet de 2012, selon le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy : assurer la viabilité à long terme de l'Union économique et monétaire (UEM), ébranlée ces dernières années par la crise de la zone euro.

Les chefs d'Etat et de gouvernement, même les plus sceptiques sur le projet d'union bancaire ébauché par l'accord de la nuit, ont tous salué cette avancée à leur arrivée.

Autre avancée du jour : la décision prise quelques heures auparavant par l'Eurogroupe de débloquer 49,1 milliards d'euros, dont 34,3 milliards dans les prochains jours, pour la Grèce, afin notamment de l'aider à recapitaliser ses banques.

Un "excellent job", a dit le Premier ministre britannique David Cameron, ce qui ne l'empêche pas d'envisager d'organiser un référendum sur les relations entre le Royaume-Uni et l'UE et d'écarter l'idée que son pays rejoigne la future union bancaire.

Le Premier ministre suédois, Fredrick Reinfeldt, dont le pays n'appartient pas non plus à la zone euro, a joué les rabat-joie en affirmant qu'il y avait encore beaucoup à faire pour arriver à une véritable union bancaire.

Il a également confirmé que la Suède ne participerait pas au futur mécanisme de supervision unique (MSU). "Les banques et les contribuables suédois ne veulent pas couvrir les pertes des systèmes bancaires des autres pays", a-t-il dit.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui avait fait le forcing avec son homologue italien Mario Monti en juin pour arracher une décision de ses partenaires européens sur cet embryon d'union bancaire, a en revanche dit son intention de placer 95 % du système bancaire de l'Espagne sous la supervision de la Banque centrale européenne (BCE).

La chancelière allemande, Angela Merkel, s'est pour sa part réjouie de ce que les ministres de l'Economie et des Finances des Vingt-Sept aient envoyé un "bon signal".

DIVERGENCES

"C'est une bonne journée pour l'Europe", a renchéri le président Français, François Hollande, qui a au contraire laissé entendre qu'il n'était finalement pas hostile à un pas de plus vers davantage de fédéralisme dans deux ans.

"Une étape a été franchie (...) : régler les problèmes de la zone euro, trouver les formes de l'union bancaire", a-t-il dit. "Nous devons faire que l'année 2013 consolide ces choix-là et c'est à partir de 2014, après les élections au Parlement européen, que nous pourrons regarder l'étape majeure sur le plan politique. Et je la souhaite."

Cet enthousiasme presque général pour les accords conclus dans la nuit et la matinée par les ministres des Finances ne dissimule cependant pas des divergences sur la suite à donner au rapport de Herman Van Rompuy, qui devait servir de base aux discussions de jeudi et vendredi.

Le président du Conseil propose une démarche en trois temps. Il préconise à court terme, outre la mise en oeuvre du mécanisme de supervision bancaire, l'achèvement de mesures de renforcement de la gouvernance économique de l'UE pour "garantir une gestion saine des finances publiques".

Dans une deuxième étape (2013-2014), il propose la mise en place d'une autorité commune de résolution des crises bancaires et l'instauration d'une politique contractuelle entre États et institutions de l'UE en matière de réformes structurelles.

Les États s'engageant dans de telles réformes "pourraient bénéficier au cas par cas d'un soutien financier temporaire, ciblé et flexible", précise Herman Van Rompuy.

A plus long terme, au-delà de 2014, il propose la "mise en place d'une capacité budgétaire (...) destinée à améliorer l'absorption des chocs économiques affectant certains pays, grâce à un système d'assurance".

Ce point, s'il est soutenu par des pays comme la France ou l'Espagne, se heurte en revanche à l'opposition de l'Allemagne et de la Suède. "C'est une erreur. Nous avons déjà un budget de l'UE", a ainsi dit Fredrick Reinfeldt.

Quant à Angela Merkel, elle a estimé que les discussions devaient se concentrer sur le renforcement de la coordination économique et de la compétitivité de la zone euro.

La chancelière est, selon des diplomates, soucieuse de ne pas s'engager dans un processus fédéral qui pourrait impliquer un surcroît de solidarité avant les élections législatives allemandes de l'automne 2013.

Par Emmanuel Jarry

Edité par Yves Clarisse

 

Source : Reuters

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