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Effarant non ? En fait, il faut comprendre ce qui se cache derrière cette « politique » assumée. C’est que l’État, sur injonction de l’Europe, va réduire considérablement le nombre de prestations qu’il va nous fournir (de facto ses dépenses), mais par contre, nous continuerons à payer des impôts, plein pot….

Et qui sont les gagnants au final de ce « décalage » ? Si, si réfléchissez…

Hélas, comme nos « élites » ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, il va y avoir des conséquences GRAVES à ces politiques d’austérité. Je ne vous en parle pas, pour ne pas crée d’effet de masse, mais force est de constater que des Français se suicident à cause de ces mesures, et la presse ne le relaie pas l’info non plus, certainement pour ne pas inciter d’autres personnes à faire de même…

De plus, jeudi dernier, j’ai rencontré une amie qui travaille dans un fonds de retraite français, et elle m’a indiqué qu’ils étaient en train de réunir les fond des divers organismes qui gèrent nos retraites pour les « braquer », ce qui constituerait un pactole de 50 milliards d’€uro.

Ce qui veut dire que l’État va prendre le capital de vos retraites, pour le réaffecter aux intérêts de la dette ou parer à toutes autres dépenses jugées plus « immédiates »…

Je ne peux pas affirmer l’info, c’est du « off », mais reste que c’est son métier… 

Croyez-vous que ces « politiques » soient responsables ?

Vous faut-il une preuve de plus que ce sont des criminels en col blanc ? À 21,209 €uros par mois, ils ne risquent pas de sentir les effets de leurs mesures, elles s’appliquent pour le peuple, par pour la caste dirigeante complice de ce hold-up...

Olivier Bailly 22 04 2013
Olivier Bailly

De notre envoyé spécial à Bruxelles,

Aucune remise en question. Malgré la découverte d'erreurs spectaculaires au cœur de l'un des ouvrages qui sert de pilier théorique aux politiques d'austérité menées en Europe, la commission européenne ne trouve toujours pas matière à s'interroger.

« C'est l'une des analyses sur lesquelles nous nous sommes appuyés ces dernières années, mais ce n'est pas la seule », a déclaré jeudi Olivier Bailly, porte-parole de la commission. « Ce serait ridicule et faux de dire que l'on fonde toute notre analyse du déficit et de la dette à partir d'un article écrit par deux universitaires. »

L'article des économistes américains Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, publié en janvier 2010, avant de devenir un livre à succès, avance notamment qu'un pays endetté à plus de 90 % de son PIB tombera presque à coup sûr en récession. D'où l'importance avant toute chose de réduire massivement le poids de la dette. Mais d'autres universitaires viennent de révéler une série d'erreurs dans le traitement des données, qui réduisent à néant la démonstration (lire notre article)

« Il ne faut pas penser que les fonctionnaires européens lisent un article publié dans une revue universitaire, et que l'ensemble de la stratégie économique de l'Europe serait fondée là-dessus, a poursuivi Olivier Bailly. Nos équipes vont sur le terrain, nous échangeons des informations avec les États-membres. » 

D'après le décompte réalisé par un journaliste espagnol, la commission européenne a fait une référence explicite aux travaux de Reinhart et Rogoff – sur le point précis du palier des 90 % – dans cinq des sept rapports qu'elle a publiés depuis 2010 pour accompagner ses fameuses « prévisions économiques ».

Le même journaliste a retrouvé une lettre écrite par Olli Rehn, le commissaire européen responsable des politiques économiques, datée du 13 février dernier – il y a donc tout juste deux mois. Dans ce courrier, adressé notamment aux 27 ministres des finances de l'Union, le Finlandais reprend l'argumentaire de Reinhard et Rogoff à son compte : « Il est largement admis, grâce à des études universitaires sérieuses, que lorsque les niveaux de dette publique dépassent les 90 %, ils tendent à peser, négativement, sur le dynamisme d'une économie » (voir l'extrait ci-dessous).

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L'affaire n'affaiblit-elle donc pas l'argumentaire pro-austérité de l'exécutif dirigé par José Manuel Barroso ? « Si cette étude était la seule base pour notre stratégie, je répondrais que oui, mais ce n'est pas le cas. (…) Nous pensons qu'il faut maintenir notre stratégie, qui vise à réduire le poids de la dette publique sur l'économie, et restructurer certaines choses, pour renforcer le potentiel de croissance de l'Union », a affirmé Olivier Bailly.

La mise au point intervient alors que les appels, sinon à suspendre, en tout cas à adoucir la politique de rigueur budgétaire prônée depuis le début de la crise par la commission européenne, se multiplient. Lors d'une tournée début avril en Europe, le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, a exhorté les Européens à « relancer » leur économie.

En fin de semaine dernière, l'exécutif néerlandais dirigé par Mark Rutte, un allié fidèle de la chancelière Angela Merkel, a renoncé à une partie des économies budgétaires qu'il avait annoncées d'ici 2014. Le FMI appelle lui aussi à lâcher du lest en Europe. Mais l'impression générale, à Bruxelles, est celle d'un débat bloqué en raison de la proximité des élections générales en Allemagne, en septembre. L'éventualité d'un changement de cap d'ici à cette échéance est faible (lire notre article).

Ce n'est pas la première fois que la commission est secouée par le débat universitaire qui divise (de moins en moins) les économistes sur l'austérité et la relance. Le commissaire européen Olli Rehn, responsable de la politique économique, et Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, se livrent depuis près d'un an une bataille à distance sur la question du « multiplicateur » keynésien.

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Le Finlandais Olli Rehn lors d'une conférence de presse à Bruxelles. © CEE

Le second a reconnu l'an dernier que ses services avaient eu tendance à sous-estimer l'impact des coupes budgétaires sur le dynamisme d'une économie, surtout lorsque plusieurs États pratiquent la rigueur budgétaire en même temps. En clair : l'austérité aurait des effets récessifs bien plus lourds que prévu. De son côté, le Finlandais Rehn conteste l'analyse de Blanchard et refuse de reconnaître toute erreur dans les prévisions et conseils de la commission. Jusqu'à quand tiendra-t-il dans ce rôle ?

 

Source : Mediapart.fr via Chalouette

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