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Turquie : deux syndicats rejoignent la... par lemondefr

Au sixième jour de protestation, des milliers de manifestants se sont réunis à l'appel d'une douzaine de syndicats turcs de gauche pour occuper de nouveau la place Taksim à Istanbul, en exigeant à nouveau la démission du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, actuellement en visite dans le Maghreb. A Ankara, au moins 10.000 manifestants, certains portant des badges à l'effigie du fondateur de la Turquie moderne Mustafa Kemal Atatürk, se sont rendus dans le parc de Kizilay.

La Confédération des syndicats du secteur public (KESK), qui a appelé mardi à un arrêt de travail de deux jours par solidarité avec les manifestants, a été rejointe par la Confédération syndicale des ouvriers révolutionnaires (DISK), qui revendique 420.000 membres. Ils ont appelé à des manifestations dans la plupart des grandes villes du pays et ont été rejoints par les partis laïques et de gauche.

Lire nos explications : La mosaïque de la contestation en Turquie

PLUS DE 3000 BLESSÉS

Des affrontements ont encore eu lieu, dans la nuit de mardi à mercredi, dans plusieurs villes de Turquie : à Ankara, la police a utilisé des canons à eau pour disperser les protestataires ; des heurts ont également eu lieu dans la ville de Hata, où un jeune homme de 22 ans était mort la veille. Hormis les deux personnes mortes dimanche et lundi, les violences des quatre derniers jours ont fait plus de 3000 blessés, selon les organisations de défense des droits de l'homme et les syndicats de médecins. Ces chiffres n'ont pas été confirmés par les autorités.

Turquie 05 06 2013
Au sixième jour de protestation, des milliers de manifestants se sont réunis à Istanbul et à Ankara, en
exigeant la démission du Premier ministre. | AP/Kostas Tsironis

Enfin, au moins 25 personnes ont été appréhendées à Izmir  pour avoir répandu sur Twitter des "informations trompeuses et diffamatoires", selon l'agence Anatolia. Ali Engin, un responsable local du principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), assure que les suspects étaient détenus pour avoir "appelé les gens à manifester".

Lire notre reportage : A Ankara, la rue comme nouvel espace de parole

VOLONTÉ D'APAISEMENT

Mardi, au lendemain d'une nouvelle nuit de violences marquée par la mort d'un deuxième contestataire, le vice-Premier ministre, Bülent Arinç, avait tenté d'enrayer le mouvement en qualifiant de "légitimes" les revendications des écologistes à l'origine des troubles et invité les mécontents à rester chez eux.

Il a reçu une délégation d'architectes opposés au projet de la place Taksim, qui a notamment exigé le renvoi des chefs de la police de plusieurs grandes villes du pays, dont Istanbul et Ankara. Il refuse en revanche de s'entretenir avec d'autres groupes qu'il accuse de profiter de la situation pour attiser les tensions.

Lire l'éclairage : Des projets d'urbanisme démesurés à l'origine des émeutes d'Istanbul


Malgré les "excuses" du gouvernement, les... par lemondefr

 

Source : Lemonde.fr

Information complémentaire :

Crashdebug.fr : Manifestation en Turquie : les affrontements se multiplient à Istanbul

 

 

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