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Partout le même chantage a lieu, alors que si ces pays sont en difficultés, c'est aussi à cause de l'évasion fiscale... Et ce sont ces mêmes personnes, qui mettent en place tout ces systèmes bancaires pour échapper à l'impôt, qui nous donnent des leçons ? Alors avouez que ça va 5mn hein....

Comme le dit Philippe Béchade (et je suis d'accord), tant que les sociétés verseronts 85% de leur gains en dividendes aux actionnaires et 15% aux salariés, il n'y aura jamais de solution...

Rappel ; ) : [Reprise] Les entreprises ne créent pas l’emploi, par Frédéric Lordon


Italie : manifestations à travers le pays contre... par euronews-fr

VIDÉO - Les députés ont amendé l'article 18 du Code du travail pour faciliter les licenciements. Le « Jobs Act » devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2015.

Matteo Renzi se donne huit jours pour faire adopter par le Parlement sa nouvelle législation sur le travail et six semaines pour en publier les décrets d'application de manière qu'elle entre en vigueur dès le 1er janvier prochain.

C'est un tour de force que se fixe le gouvernement en accélérant l'examen d'une des réformes les plus ambitieuses des dernières années. Le «Jobs Act» - auquel il a donné un nom à consonance anglo-saxonne pour bien montrer le changement de cap - modifiera substantiellement une législation du droit du travail datant des années 1970. Les tentatives pour le transformer - en particulier Silvio Berlusconi en mars 2002 - se sont heurtées jusqu'à présent au principe intangible de la «défense des droits acquis».

Indemnités de 36 mois

Le 12 décembre prochain, les confédérations ouvrières CGIL et UIL (six millions et demi d'adhérents à elles deux) observeront une grève générale pour défendre l'article 18 du Code du travail imposant la réintégration du travailleur en cas de licenciement jugé abusif par les tribunaux. Un texte considéré comme un frein majeur à l'emploi, car le chef d'entreprise qui licencie risque fiort de se retrouver devant les tribunaux italiens.

Pour Matteo Renzi, l'article 18 était un «totem» qu'il fallait dépasser. Le premier ministre l'a fait au prix d'un véritable bras de fer avec la minorité de gauche du Parti démocrate. Avec suffisamment de souplesse toutefois pour parvenir à un compromis à la Chambre des députés cette semaine.

Un licenciement économique ou imposé par un changement de modèle d'organisation au sein de l'entreprise ouvrira désormais la voie à des indemnités, sans droit à la réintégration, comme dans le passé. Ces indemnités pourront aller jusqu'à 36 mois de salaire. La réintégration n'interviendra qu'en cas de licenciement jugé «discriminatoire» par les tribunaux, pour motifs racistes, sexuels ou religieux ou encore pour activités syndicales. «L'indemnité deviendra la règle, à l'exception des quelques licenciements disciplinaires prévus par la loi. On retire aux magistrats leur pouvoir d'appréciation discrétionnaire», résume l'ancien ministre du Travail Maurizio Sacconi, devenu député.

Cette réforme clé est attendue avec impatience par Bruxelles et les marchés. «La réforme de l'article 18 est essentielle pour permettre aux capitaux étrangers d'investir en Italie», explique Maurizio Sacconi.

Ces investisseurs étaient littéralement pétrifiés par les risques de conflits sociaux en cas de licenciements. «La réforme n'aura toutefois de sens que si elle restaure la confiance et relance la croissance», souligne le quotidien économique Il Sole 24 Ore. «Nous n'abolissons pas les droits. Seulement les alibis», a tweeté Matteo Renzi.

Le vote de la loi sur la réforme du travail est un argument majeur du gouvernement italien pour obtenir le feu vert de Bruxelles à son budget 2015, malgré un dérapage du déficit structurel. «La Commission doit reconnaître les efforts que nous faisons», insiste le ministre de l'Économie, Pier Carlo Padoan. L'Italie traverse cette année, sa troisième récession en six ans.

 

Source : Lefigaro.fr via Maître Confucius

Informations complémentaires :

Crashdebug.fr : « La France sera-t-elle la nouvelle Grèce ? »

Renzi 20 11 2014

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