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Ou la mise à mort du clown italien… C'est peut-être la dernière cavalcade pour le médiatique Silvio Berlusconi qui n’a même pas eu un petit mot drôle (comme lui seul sait les faire) pour détendre la situation. Voilà un signal que devrait prendre en compte l'Élysée, car les Italiens lucides dans cette crise, commencent finalement à se lasser du reality show stérile constant de leur instance dirigeante, et le font savoir… La masse critique ayant été les entrepreneurs italiens qui le soutenaient massivement et qui ont été désespérés par ses agissements.

ROME (Reuters) - Silvio Berlusconi a prévenu lundi les parlementaires italiens qu'ils mettraient la stabilité du pays en péril s'ils faisaient chuter son gouvernement en pleine crise des dettes souveraines dans la zone euro.

Le président du Conseil, dont l'avenir se joue mardi au Sénat et à la Chambre des députés, a assuré que son gouvernement avait permis à l'Italie d'être épargnée par la crise mais que la menace d'une brusque défiance des investisseurs à propos des finances publiques italiennes existait toujours.

"C'est une folie d'ouvrir une crise sans solution en vue", a-t-il déclaré devant les sénateurs, qui devraient accorder à son gouvernement la confiance qu'il leur réclame.

L'issue du vote paraît en revanche plus incertaine à la Chambre des députés, où l'opposition a déposé une motion de confiance. Les observateurs ont fait leurs calculs et certains prédisent un vote dont l'issue se jouera à une ou deux voix près.

Silvio Berlusconi ne dispose plus d'une majorité absolue depuis sa rupture avec Gianfranco Fini, avec lequel il avait fondé en 2008 le Peuple de la liberté (PDL).

Président de la Chambre des députés, Fini a créé sa propre formation politique, Futur et liberté pour l'Italie (FLI), en entraînant dans son sillage une quarantaine de parlementaires.

CONFIANCE

Avant le vote, le camp Berlusconi a mené une intense campagne auprès des députés jugés indécis, centristes ou alliés à Gianfranco Fini, pour les convaincre de ne pas faire chuter le gouvernement.

Silvio Berlusconi s'est engagé lundi à élargir son gouvernement vers le centre s'il met en échec la motion de confiance.

S'exprimant devant la presse, le président du Conseil s'est dit certain de survivre à cette nouvelle crise politique, au terme d'une année marquée par des scandales de moeurs et des soupçons persistants de corruption et de conflits d'intérêts.

"Je suis serein, optimiste et confiant, comme je le suis toujours", a-t-il dit avant un conseil des ministres au cours duquel devait être entérinée la demande de confiance adressée au Sénat.

S'il perd l'un des deux votes de mardi, Silvio Berlusconi devra démissionner. Le président Giorgio Napolitano devra alors soit confier la formation d'un nouveau gouvernement à une nouvelle personnalité ou à Berlusconi lui-même, soit convoquer des élections législatives anticipées.

Un tel scénario risquerait de prolonger l'incertitude politique en Italie et d'alimenter les craintes des marchés financiers.

La dette italienne représente 120% de son PIB, l'un des taux les plus élevés au monde. Elle a toutefois échappé au scénario subi dans l'Union européenne par la Grèce et par l'Irlande, contraintes de solliciter une aide financière internationale, en raison de la maîtrise de ses dépenses publiques et de la prudence du système bancaire italien.

"L'Italie ne fait plus partie des problèmes de l'économie européenne. Elle fait désormais partie des solutions", a assuré Silvio Berlusconi, dont l'autorité risque toutefois de sortir affaiblie de cette crise politique, quelle qu'en soit l'issue.

Avec Francesca Piscioneri, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Gilles Trequesser

par James Mackenzie

Source : Nouvel Obs

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Informations complémentaires :

Le Monde.fr : L'absence d'une alternative crédible, meilleur atout de Berlusconi
Le Télégramme.com : Italie. L'heure de vérité pour Berlusconi
La Voix du Nord : L'Italie est-elle mûre pour se débarrasser d'un Silvio Berlusconi en décomposition ?

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