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C’est quand même beau la démocratie en action… On prend les mêmes et on recommence ! Quel que soit le vote des Italiens, ils leur mettent un pion au pouvoir, qui ne risque pas de remettre en cause leur dette et leur appartenance à l’Europe…

Enfin bon, ceci dit, vu les forces en présence c’est peut-être ce qui peut leur arriver de moins grave, reste après pour eux d’en arriver au même constat que nous…

Est-ce que les Italiens, tout comme les Grecs, les Espagnols, les Chypriotes et nous, allons être victimes dans le réel d'une erreur de calcul virtuelle ???

C'est grotesque... Mais avouez que c'est grave...

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Giorgio Napolitano 

Seul candidat consensuel, le sortant obtient un second mandat à 87 ans. Beppe Grillo dénonce un «coup d'Etat».

Le président sortant Giorgio Napolitano est venu samedi à la rescousse d’un Parlement en pleine déroute, acceptant à la demande générale un second mandat en dépit de son âge avancé, pour sortir le pays de l’impasse. «Je considère qu’il est de mon devoir d’offrir la disponibilité qui m’a été demandée», a expliqué cet ex-communiste, après avoir reçu la visite dans la matinée des principaux dirigeants politiques du pays. Il a été réélu en fin d'après-midi, selon des résultats partiels issus du dépouillement.

De Pier Luigi Bersani (gauche) à Silvio Berlusconi (droite) en passant par le chef du gouvernement sortant Mario Monti, tous l’avaient pressé de se représenter samedi, après l’échec des 1.007 grands électeurs à lui désigner un successeur après cinq tours de scrutin. Soumis à une forte pression, M. Napolitano, qui avait jusque là répété qu’il ne souhaitait pas rempiler en raison de son âge (88 ans en juin), a finalement accepté par «sens de responsabilité envers la nation». Dans la matinée, il avait pourtant glissé aux représentants des régions : «Pourquoi donc ne me laissez-vous pas me reposer?».

Troisième économie de la zone euro, l’Italie n’a cessé de s’enfoncer dans la crise politique depuis les élections législatives de fin février qui n’ont dégagé aucune majorité claire. «La République est suspendue au-dessus du vide», titrait samedi matin le Corriere della Sera, premier quotidien de la péninsule. Cette fois-ci, «les rencontres ont permis de faire émerger une large convergence» des forces politiques «à demander à Giorgio Napolitano d’accepter sa réélection», a commenté Pier Luigi Bersani, chef du Parti démocrate (PD), après l’annonce du vieux chef d’Etat.

Au cours du sixième tour, qui a débuté peu après 14h, la large convergence de vue entre les principaux partis pourrait lui éviter de mauvaises surprises dans le secret des urnes. Contrairement à ce qui s’est produit jusqu’à présent pour les autres candidats, en particulier pour l’ex-président de la Commission européenne Romano Prodi à qui il a manqué une centaine de voix de son propre camp. L’échec cinglant vendredi soir de ce dernier, deux fois chef du gouvernement italien, a entraîné un véritable séisme au sein de la gauche.

Pour Grillo, «un coup d'Etat»

Les têtes ont commencé à rouler immédiatement dans la soirée : M. Bersani a annoncé sa démission qui sera effective dès qu’un chef de l’Etat sera élu, la présidente du PD, Rosy Bindi, a démissionné elle aussi et M. Prodi a retiré sa candidature face à la trahison des membres de son propre parti. «Le seul conseil que nous pouvons donner au PD (...) est d’éviter à tout prix de nouvelles élections (...) car ce serait un jeu d’enfant» pour ses adversaires «de se partager les restes d’un parti orienté avec ténacité vers un suicide politique collectif», écrivait samedi le directeur du journal Il Fatto Quotidiano Antonio Padellaro.

Seul le Mouvement cinq étoiles (M5S), qui a cristallisé le vote contestataire, continue de voter pour son candidat, Stefano Rodotà, un expert de droit constitutionnel, auquel s’est rallié également le parti de gauche SEL, ex-allié du PD. L’ex-humoriste Beppe Grillo, chef du M5S, a dénoncé samedi après-midi cette nouvelle candidature de M. Napolitano comme «un coup d’Etat», appelant ses sympathisants à manifester devant le Parlement. «Un coup d’Etat est en cours», écrit-il sur son blog. Les dirigeants des partis politiques traditionnels «sont disposés à tout pour empêcher le changement. Ils sont désespérés», ajoute Beppe Grillo. Il a évoqué la nécessité d'«une mobilisation populaire», invitant tous ses sympathisants à se réunir devant le Parlement à partir de 18h30.

La tâche du futur président sera lourde. Les élections législatives de fin février ont débouché sur une équation insoluble avec la gauche qui a la majorité absolue à la Chambre des députés mais pas au Sénat, divisé en trois blocs de forces qui se neutralisent mutuellement : la gauche, la droite berlusconienne et le M5S. Cette situation contraint le pays à aller de l’avant avec un gouvernement démissionnaire depuis quatre mois et sans perspective claire dans un proche avenir.

 

Source : Liberation.fr avec Afp

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