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Mauvaise nouvelle, enfin ça fait quelques jours qu'on le sait. En attendant, ce qu'il faut savoir, c'est que l'Angleterre a gardé sa devise nationale, la livre sterling, et donc ils peuvent faire tourner la planche à billets (assouplissement quantitatif) pour booster leur économie, rappellez-vous on avait abordé le thème dans un billet ; )

De plus je crois que, comme l'Italie ou d'autres pays, ils incluent la prostitution, le trafic de drogues... etc... dans leur PIB...

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INFO LE FIGARO - Notre pays a été dépassé en 2014 par le Royaume-Uni, dont le PIB est supérieur au nôtre.

Voilà une bien triste nouvelle pour François Hollande et l'orgueil national: «La France, c'est un grand pays ; elle est la cinquième puissance économique du monde», avait affirmé le président de la République le soir de la Saint-Sylvestre lors de ses vœux aux Français. Le propos se voulait roboratif, «un message de confiance et de volonté», avait-il lui-même annoncé. Hélas, trois fois hélas, au moment même où le chef de l'État rappelait ce fameux classement - une habitude bien ancrée de sa part -, il n'était déjà plus valable.

Certes, la France était effectivement «la cinquième puissance économique du monde» encore en 2013. Son PIB (produit intérieur brut), la richesse créée annuellement, la seule mesure de la puissance économique, arrivait au 5e rang, derrière les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne et devant le Royaume-Uni. Or celui-ci nous devance désormais: en 2014, le PIB britannique aura dépassé de 98 milliards d'euros celui de la France (2232 milliards d'euros pour le premier et 2134 milliards pour le second). Ces chiffres figurent dans un document de la Commission européenne consultable sur son site.

À cette période de l'année, il s'agit bien sûr encore d'une estimation. Mais contrairement aux prévisions qui peuvent se révéler fausses, cette évaluation comptable, qui marque une différence de près de 4,5 % entre les deux pays, ne sera en aucun cas remise en cause lors de la publication définitive des bilans 2014 dans quelques semaines.

Trois explications: la croissance, l'inflation et la force du sterling

Il s'agit en réalité d'un secret de polichinelle, et tous les économistes qui suivent ces questions le savaient: «Sur les quatre derniers trimestres dont on connaît les résultats - du quatrième trimestre 2013 au troisième de 2014 -, les calculs font apparaître que le PIB français a été de 2134 milliards d'euros en France et de 2160 milliards d'euros outre-Manche», observe Jean-Luc Proutat, économiste à BNP Paribas.

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François Hollande aurait dû s'en douter, ou faire confirmer son information par ses conseillers, avant d'entonner l'antienne «France cinquième puissance», une contre-vérité désormais. Car le revers de fortune français intervenu l'an dernier n'a rien de mystérieux. Il est le produit de trois éléments: une croissance économique beaucoup plus rapide pour l'économie britannique, un rythme d'inflation également plus soutenu outre-Manche et, last but not least, la réappréciation substantielle de la livre sterling.

Rappelons qu'en 2013 le PIB anglais était inférieur de 97 milliards d'euros au nôtre (respectivement 2017 et 2114 milliards d'euros). Or il a bénéficié d'une croissance en volume de 3 % en 2014, ce qui lui a permis de progresser d'une soixantaine de milliards d'euros. De même l'inflation britannique a été de l'ordre de 1,5 %, d'où à nouveau une augmentation de 30 à 40 milliards d'euros. À quoi s'est ajoutée la revalorisation de la livre sterling, de 5,4 % vis-à-vis de l'euro, ce qui a permis de gonfler le PIB des Anglais d'environ 126 milliards d'euros. De son côté, la France n'a bénéficié que d'une croissance de 0,4 % et d'une inflation du même ordre ; du coup, son PIB nominal ne s'est accru que de 20 milliards d'euros à peine, selon la Commission européenne.

Le Royaume-Uni historiquement devant la France

Ces chiffres sont connus de tous. On s'étonne que Laurence Boone, la conseillère économique de l'Élysée, observatrice avisée de l'économie britannique, n'ait pas attiré l'attention de son patron. De leur côté, nos amis anglais se sont abstenus pour le moment de faire sonner tambours et trompettes après leur victoire sur les «froggies» (les Français mangeurs de grenouilles). Il y a quelques semaines, David Cameron, le premier ministre, se battait bec et ongles avec Bruxelles pour ne pas payer le surcroît de la contribution britannique au budget européen, laquelle résulte mécaniquement des bonnes performances de son pays.

Le Royaume-Uni surclasse à nouveau économiquement la France, ce qui n'avait cessé d'être le cas depuis le XVIIIe siècle et jusqu'en 1973. Seule la politique industrielle très ambitieuse de la présidence de Georges Pompidou avait alors mis fin à cette suprématie, la France passant pour la première fois de l'Histoire en tête. Sur les dix dernières années, le match a été très serré, lié au taux de change de l'euro et du sterling. Mais pour le millésime 2014, il n'y a pas photo comme diraient les commentateurs sportifs. Honneur au vainqueur.

 

Source : Lefigaro.fr

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