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D’après ce que j’ai lu, le non arriverait en tête, du reste je m’absente ce week end, mais j’emmène mon ordinateur « portable » si il faut réagir à chaud dimanche ; )

Italie intro 01 12 2016

Un manifestant tient une pancarte «Je dis non» lors d'une marche contre la réforme constitutionnelle à Rome, le 26 novembre 2016, photo ©REUTERS/Alessandro BianchiLa consultation a pour but premier de permettre plus de stabilité politique en Italie. Mais le référendum pourrait bien donner l'opportunité aux détracteurs de l'Union européenne de faire entendre leur voix. Au départ, la réforme constitutionnelle sur laquelle les Italiens sont appelés à se prononcer vise à rendre le système politique italien plus efficace et plus rapide. Après l'ère fasciste, à l'instar de l'Allemagne, l'Italie s'est donné une constitution comportant le plus de gardes-fous possibles. Résultat, un «bicaméralisme parfait» entre la chambre haute – le sénat – et la chambre des députés. Conséquences : d'une part, la lenteur proverbiale du parlement italien dans la rédaction, l'examen et l'adoption des lois. D'autre part, l'instabilité politique d'un pays qui a vu quelque 63 gouvernements se succéder depuis 1945.

Le sénat italien pour cible

Sur le papier, la principale cible de réforme constitutionnelle est le sénat. Afin de mettre fin à cet équilibre des pouvoirs en quelque sorte trop parfait et source de blocages, le sénat perdrait ainsi presque tous ses pouvoirs. Non seulement le nombre de sénateurs serait réduit de 315 à 100, mais, de surcroît, ils ne seraient plus élus directement. Leur nomination serait confiée aux assemblées des régions italiennes, lesquelles jouissent de prérogatives bien plus étendues que leurs homologues françaises. Pour le reste, le sénat italien n'aura plus qu'un rôle consultatif.

Si les Italiens votent «oui» à cette réforme, les lois italiennes pourront donc être adoptées bien plus vite, sans passer par un vote du Sénat, lequel n'aurait plus compétence que pour des lois importantes, telles les réformes constitutionnelles et les grands traités internationaux.  

Matteo Renzi menacé

Les référendums ont une fâcheuse tendance à devenir des plébiscites – on se souvient du référendum sur la réforme des régions du général de Gaulle en 1969, lequel avait mis en balance sa démission, considérant un «non» comme un désaveu. Et c'est exactement ce qu'a fait le président du conseil italien Matteo Renzi, en s'engageant personnellement et en liant son sort à l'issue du scrutin. Au-delà des critiques sur la loi proprement dite - d'ailleurs d'une complexité dissuasive pour qui voudrait se plonger dans son texte -, les électeurs pourraient bien utiliser le bulletin de vote pour désavouer le chef du gouvernement.

Italie twitter 1 01 12 2016

Pourquoi l'Union européenne s'inquiète-t-elle ?

L'Italie ne vote certes pas pour décider de son maintien ou de sa sortie de l'Union européenne. Mais, après les séismes du Brexit et de l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, un «non» prendrait la signification d'un rejet de l'«establishment» et de la politique pro-européenne de Matteo Renzi. Une lecture du scrutin en termes de «populisme» selon les observateurs et les médias, lesquels construisent eux-mêmes des enjeux qui pourraient bien desservir la doxa européenne.

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Et une issue négative du référendum inquiète aussi les économistes et les partisans de l'euro. En effet, alors que les banques italiennes connaissent une grave crise de solvabilité, à l'instar de la Monte Paschi, un désaveu de Matteo Renzi, et une poussée de l'«euroscepticisme», notamment du parti de Beppe Grillo, le M5S pourrait compromettre le plan de sauvetage des banques italiennes. Car si les banques italiennes craquent, l'économie italienne déjà mise à mal par une dette souveraine qui atteint des niveaux insoutenables s'effondrerait aussitôt. Afin de calmer les marchés, et dans la crainte d'une victoire du non, la Banque centrale européenne s'est engagée à proroger son programme de rachat de titres de dette italienne. 

 

Source : RT.com 

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