Intervention de la BCE en France : pourquoi la Banque de France ferme la porte (Le Grenier de l’éco)
Une intervention de la BCE pour soutenir la France face à la hausse de ses taux d’emprunt ? Ce n’est pas d’actualité, selon le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, qui estime que les conditions ne sont pas réunies.
Dans son édito, Charles Sannat explique pourquoi cette prise de position n’est pas anodine. La BCE n’agit qu’en cas de « fragmentation » de la zone euro, c’est-à-dire un écart de taux anormal entre pays membres. Or les taux français peuvent grimper seuls, sans déclencher ce critère. Les marchés risquent alors d’y lire un feu vert, tant que Paris ne présente pas un budget crédible avec un déficit sous 5 %. Son autre argument : avec 1 714 milliards d’euros de dépenses publiques en 2025, la France ne manque pas d’argent, mais de méthode pour le dépenser.
Pour le lecteur, l’enjeu est concret : des taux plus élevés, c’est une charge de la dette qui grossit et moins de marges pour tout le reste. À quelques mois de la présidentielle, l’auteur propose de centrer le débat sur ce seul chiffre. Une lecture courte et percutante.

Banque Centrale Européenne
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Emmanuel Moulin qui est le gouverneur de ce qu’il reste de la Banque de France estime que les conditions ne sont pas réunies pour une intervention de la BCE, malgré la hausse des taux français, ce qui laisse entendre que l’institution n’agira qu’en cas de situation réellement incontrôlable. (Source BFM TV ici)
Cette position peut être interprétée par les marchés comme un signal pour pousser encore les rendements, tant que la France ne présente pas un budget crédible avec un déficit sous 5 %. La BCE n’intervient que lorsqu’il existe une véritable fragmentation financière de la zone euro, c’est-à-dire un écart de taux jugé anormal entre États membres.
Or, les taux de la France pourraient bien être les seuls à bouger vers le haut sans « fragmenter » les taux de la zone euro.
Mieux, si vous reliez cela à la vidéo du JT du grenier sur notre débâcle financière et budgétaire, la France ne manque pas de moyens avec ses 1 714 milliards d’euros dépensés en 2025. Nous n’avons pas les chiffres 2026 mais ils seront encore supérieurs.
C’est à nous de nous réorganiser et d’assurer la solvabilité de notre pays.
Nous avons une élection présidentielle.
Nous devrions avoir un débat sur un chiffre.
Un seul.
Nos 1 714 milliards. Qu’en fait-on ? Comment les utilise-t-on ?
C’est là toute la question et la seule qui vaille.
Pour le reste la gabegie est telle que nous dépensons sans compter l’argent depuis trop longtemps aboutissant à ce paradoxe où parce que les caisses sont pleines elles sont vides.
La situation n’est désespérée que si nous ne comprenons pas ce chiffre et que nous ne changeons pas de doctrine de dépenses.
En réalité l’intervention de la BCE n’est pas souhaitable. La France n’est la France que lorsqu’elle est face à elle-même. Nous y sommes.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Source : Le Grenier de l'éco
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