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Du Cameroun, un capitaine de l'armée française exposait vendredi  le plan d'action de la journée à son
escadron de combat. Ils ont ensuite fait route vers la Centrafrique (RCA) où dès dimanche les forces
françaises été déployées.  | LP / Philippe de Poulpiquet

Deux sondages qui se suivent mais ne se ressemblent pas. Une courte majorité de Français (51%) approuvent l'intervention militaire française en République centrafricaine, selon un sondage Ifop*, réalisé après le déclenchement, le vendredi 6 décembre, de l'opération Sangaris.

Mais dans le baromètre Clai-Metronews-LCI réalisé par OpinionWay** avant le début de l'intervention, 64% des personnes interrogées se disaient opposées à cette opération, annoncée jeudi par le chef de l'Etat François Hollande, pour rétablir la paix civile dans ce pays agité de troubles meurtriers. Parmi les «anti», 33% sont «plutôt opposés» et 31% «tout à fait opposés». 35% sont pour, avec 30% «plutôt favorables» et 5% «tout à fait favorables». Plus généralement, la politique étrangère du Hollande fait 61% de mécontents, contre 39% de satisfaits dans le sondage Opinionway.

Dans un sondage Ifop pour le site Atlantico publié samedi - mais réalisé lui après le début de l'intervention - 51% des sondés se disent au contraire favorables à cet engagement militaire (13% «tout à fait», «38% plutôt»). 48% des personnes interrogées n'y sont pas favorables. Jérôme Fourquet, le directeur du département opinion publique à l’IFOP explique ainsi cette différence à Atlantico : «Ce que nous apprennent les différentes études à ce propos c’est qu'en général l’opinion publique est défavorable aux opérations d’intervention militaire à l’extérieur jusqu’à ce que celles-ci soient effectivement lancées.»

La différence, dans l'étude Ifop, entre pour et contre est minime. «Il y a une sorte de lassitude» face aux interventions « dans une zone dans laquelle il semble que malgré toutes les opérations humanitaires et militaires, les choses ont du mal à véritablement s’améliorer sur le long terme», décripte Jérôme Fourquet.

*L'étude Ifrop a été faite par téléphone les 6 et 7 décembre auprès d'un échantillon de 950 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

**Le sondage OpinionWay a été réalisé par téléphone du 2 au 4 décembre auprès d'un échantillon de 1.007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

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