Bonjour, ukraine, russie, iran, les guerres sont omnis présente... Coup de théâtre : Donald Trump déclare le cessez-le-feu avec l'Iran « terminé » après une nuit d'escalade. Les États-Unis ont frappé plus de 80 cibles iraniennes, Téhéran a riposté contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Au centre du bras de fer, le détroit d'Ormuz, par où passe 20 % du pétrole et du GNL mondiaux. Pour Clément Therme, chercheur à l'Ifri, la crise naît d'une ambiguïté de l'article 5 de l'accord-cadre du 17 juin. Direction une « trêve armée », sans issue diplomatique à court terme. Compromis, pression militaire ou blocus : le chercheur passe en revue les options de Washington et explique pourquoi une intervention terrestre reste peu probable. Décryptage lucide d'une crise où pétrole, diplomatie et rapport de force s'entrechoquent.

ENTRETIEN - Si l’administration Trump échoue à rouvrir diplomatiquement le détroit d’Ormuz, les États-Unis pourraient à nouveau «passer par la force militaire», estime Clément Therme, chercheur associé à l’Ifri, au lendemain d’une nuit d’escalade entre Washington et Téhéran.
Le président américain Donald Trump a annoncé ce mercredi matin que le cessez-le-feu conclu en avril avec l’Iran était «terminé», tout en ne fermant pas la porte à une poursuite des discussions entre Washington et Téhéran. Cette déclaration intervient après que les États-Unis ont lancé cette nuit des «frappes puissantes» contre plus de 80 cibles sur la République islamique, «en riposte aux attaques iraniennes contre trois navires commerciaux qui transitaient par le détroit d’Ormuz». Dans la foulée, Téhéran a annoncé avoir frappé des bases américaines dans la région.
Cette escalade, estime le chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI) au sein du programme Turquie/Moyen-Orient Clément Therme*, est la conséquence d’une ambiguïté d’interprétation d’un article de l’accord-cadre, signé entre les deux pays le 17 juin, sur le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20% du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.
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Source : Le Figaro.fr
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