0.0 of 5 (0 Votes)
Temps de lecture : 7 min

Sans vouloir occulter les divers doutes et réactions nationales dus à un certain Sondage, qui ne sont que des prémisses face à ce que risque d'être la réaction des Français, lors de l'annonce du rachat de la dette portugaise ou espagnole via les FESF ; ). C’est aujourd’hui ce Lundi que commence le procès de Jacques Chirac. Un personnage, qui par ses travers humains mis en lumière par les guignols, nous l'a rendu malgré tout attachant. Ce dernier sera absent. Mais si Anticor et les contribuables le laissent faire, son avocat à la vision juridique affûtée, Me Jean-Yves Leborgne, va tenter de faire ajourner le procès ad vitam aeternam, par une subtile manœuvre. Neuf autres personnes, des proches de Jacques Chirac, dont François Debré, frère du président du Conseil constitutionnel, que la défense veut saisir du dossier, doivent être jugées avec lui dans ce procès qui vise 28 emplois présumés fictifs à la mairie de Paris en 1992-1995. Maire de Paris de 1977 à 1995, président de la République de 1995 à 2007, Jacques Chirac encourt en théorie jusqu'à dix ans de prison, 150.000 €uros d'amende et une inéligibilité éventuelle. En pratique, le risque véritable est plutôt pour l'ex-président une peine de prison avec sursis et éventuellement une amende.

PARIS (Reuters) - Le procès de l'ancien président Jacques Chirac s'ouvre ce lundi à Paris sur d'ultimes tentatives procédurales de retarder l'audience, après 15 ans d'"affaires" où l'ex-maire de Paris a bénéficié de l'immunité pénale du chef de l'Etat.

Jacques Chirac, 78 ans, poursuivi pour "détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d'intérêt", a obtenu d'être dispensé de cette première audience où l'avocat de son ex-directeur de cabinet, Me Jean-Yves Leborgne, tentera une dernière manoeuvre procédurale.

Il s'agit de demander au tribunal, dans le cadre d'une "question prioritaire de constitutionnalité" (QPC), de lancer une procédure visant à saisir le Conseil constitutionnel pour qu'il déclare non conforme aux droits fondamentaux les règles sur la prescription ayant permis ce procès.

Si cette demande est acceptée, le procès serait retardé sine die. Le tribunal a cependant toutes les cartes en mains pour tenir ce procès s'il le souhaite, puisqu'il peut rejeter cette demande sans possibilité d'appel immédiat.

Le président du tribunal Dominique Pauthe agit sous forte pression, puisque le procureur de Paris Jean-Claude Marin, fait exceptionnel, sera présent en personne pour expliquer qu'il entend ne pas soutenir l'accusation.

Par ailleurs, la majorité comme l'opposition de gauche se montrent plutôt réticentes sur la tenue de ce procès, du fait de la santé fragile du chef de l'Etat et de l'ancienneté des faits, mais aussi parce que les deux camps conservent en commun de mauvais souvenirs des "affaires" de la Ville de Paris.

NEUF AUTRES PRÉVENUS

Neuf autres personnes, des proches de Jacques Chirac, dont François Debré, frère du président du Conseil constitutionnel que la défense veut saisir du dossier, doivent être jugées avec lui dans ce procès qui vise 28 emplois présumés fictifs à la mairie de Paris en 1992-1995.

Maire de Paris de 1977 à 1995, président de la République de 1995 à 2007, Jacques Chirac encourt en théorie jusqu'à dix ans de prison, 150.000 euros d'amende et une inéligibilité éventuelle.

En pratique, le risque véritable est plutôt pour l'ex-président une peine de prison avec sursis et éventuellement une amende.

L'enjeu est donc surtout symbolique, le procès devant aborder les méthodes reprochées à Jacques Chirac et préciser l'image de ce pilier de la Ve République, qui fut aussi deux fois Premier ministre et cinq fois ministre.

Même si les demandes de report échouent, le doute subsiste sur la participation effective de Jacques Chirac, 78 ans, aux débats, du fait d'une santé fragile. Il a toutefois toujours dit qu'il viendrait. Un projet de calendrier du procès prévoit qu'il soit présent à la plupart des audiences.

D'ultimes faveurs symboliques lui ont été accordées.

LA VILLE DE PARIS ABSENTE

Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë ayant retiré la constitution de partie civile de la Ville de Paris, la principale victime de l'affaire ne sera pas représentée.

Un accord a été passé sur un remboursement de 2,2 millions d'euros au titre de 21 emplois litigieux de "chargés de mission", 500.000 euros à la charge de Jacques Chirac et le reste à celle de l'UMP.

L'UMP avait déjà remboursé en 2005 889.000 euros à la Ville pour les emplois visés dans le second volet de Nanterre.

Les Verts ont vivement critiqué l'accord approuvé par la majorité socialiste et la droite, estimant qu'il offrait l'image d'une connivence et d'un traitement de faveur de Jacques Chirac.

L'association anticorruption Anticor sera partie civile et son avocat Jérôme Karsenti sera donc seul pour porter la contradiction à l'ex- président, avec Frédérik-Karel Canoy, qui représente des "contribuables". Les deux avocats entendent combattre la demande de report.

Édité par Bertrand Boucey.

par Thierry Lévêque

Source : Reuters

Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.

Informations complémentaires :

Rue89 : Emplois fictifs : Jacques Chirac est-il vraiment « Intouchable ? »
Les Echos : Le procès de Jacques Chirac menacé de report dès son ouverture
Le Progrès.fr : Chirac : le procès de l’époque des « petits services entre amis »

Partager sur les réseaux sociaux

Publier 0Nombre de partages sur X
0Nombre de partages sur X
Partager 0Nombre de partages sur Facebook
0Nombre de partages sur Facebook
Partager 0Nombre de partages sur Linkedin
0Nombre de partages sur Linkedin
E-mail 0Nombre de partages sur Email
0Nombre de partages sur Email
WhatsApp 0Nombre de partages sur Whatsapp
0Nombre de partages sur Whatsapp
Télégramme 0Nombre de partages sur Telegram
0Nombre de partages sur Telegram

1000 Characters left


 

Vous appréciez Crashdebug.fr ?

Pour nous soutenir, vous pouvez nous aider à financer ce serveur :

Faire un don ponctuel via paypal

Faire un don ponctuel ou mensuel via Tipeee

Ne perdez rien de notre actualité, rejoignez-nous sur Twitter (X), Youtube, ou Facebook ou encore Telegram (pas de filtrage algorithmique), avec la censure de Google, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien.

Tous les commentaires publiés sont sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Crashdebug.fr ne saurait être tenu responsable de leur contenu ou orientation.

Vidéo bloqué qui ne se lance pas ?

Comment nous contacter ?

Vous avez des questions ?

Merci,

Sites ami(e)s