Jeux de grattage : un joueur débouté face à la FDJ

C’est vrai que certains développent une réelle addiction avec ces jeux de grattage, de rapido ou de loto. Ce dernier constitue même une somme qui devient conséquente, quand on a une femme qui « y croit » (j’ai beau lui faire des démonstrations imagées pour qu’elle comprenne la probabilité de gagner, mais rien n’y fait). Une fois on a même eu 4 bons numéros, mais ça ne suffit pas à avoir des gains conséquents. Enfin vu le peu d’actualité ce matin dans notre beau royaume, j’ai préféré tenter de vous arracher un sourire (?)...

Car il est vrai que la Française des jeux est l’opium du peuple, mais puisqu’elle gagne à chaque tirage pourquoi s’arrêterait-elle ? ; )))))

« 21 millions de joueurs, dont 5 millions réguliers »

Le loto étant à 2 € la mise minimim cela fait donc +/- 10.000.000 d’€uro de recette minimum par tirage (42.000.000 € voire beaucoup plus fourchette haute).

Donc, même si quelques personnes gagnent quelques millions par ci par là, le bénéfice est globalement systématique…

Avouez que c’est quand même une mécanique bien huilée, non ??? Alors pour les jeux de grattage, cela ne m'étonnerait pas qu'ils veuillent aussi
« maîtriser » le hasard...

Enfin, encore une fois tout ça c'est une question d'éthique, on en revient toujours au même....

Bien à vous,

L'Amourfou.

Robert Riblet s'intéresse au système des jeux de grattage de la (FDJ) depuis des années. Un livre qu'il avait co-écrit sur le sujet avait même été publié en 2008. Mais ce vendredi, alors qu'il réclamait plus d'un million d'euros à la FDJ qu'il accuse d'avoir manipulé le hasard dans ses jeux de grattage, la civile de Nanterre (Hauts-de-Seine) l'a débouté.

Robert Riblet a été condamné à verser 10.000 euros de dommages et intérêts à la FDJ ainsi que 10.000 euros supplémentaires au titre des frais de procédure. La 6e chambre civile du tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre a estimé qu'il n'avait pas apporté la preuve que le rôle du hasard avait été faussé par la FDJ, dont le siège est installé dans les Hauts-de-Seine, à Boulogne-Billancourt. La société a réagi en soulignant «qu'après de longues années de procédure, un tribunal a tranché sur le fond» en démontrant ainsi qu'elle «respecte la loi et tous les textes concernant l'intégrité de ses jeux à gratter».

Le joueur va faire appel

L'ingénieur à la retraite a annoncé devant la presse qu'il allait faire appel du jugement. Le sexagénaire avait assigné en 2006 la FDJ et engagé parallèlement contre l'entreprise publique une procédure pénale qui a débouché sur une instruction, toujours en . Après avoir mené une enquête de trois ans, durant laquelle il a rencontré quelque 1.500 détaillants et dépensé environ 33 000 euros en jeux Vegas, Blackjack et consorts, le plaignant soutient que la détermination et la répartition des gains n'ont rien d'aléatoire.

Il s'était aperçu que les tickets n'étaient pas répartis au hasard, mais par livrets de 50. Dans trois livrets sur quatre, il n'existait qu'un seul «gros lot» supérieur ou égal à 20 euros, les autres tickets étant soit perdants soit porteurs de montants «dérisoires», avait-il dénoncé. Une fois le «gros lot» remporté, les tickets continuaient d'être vendus, ce qui constitue, selon lui, une «rupture d'égalité» entre les joueurs. D'après lui, le système a donné lieu à des dérives, certains buralistes et joueurs augmentant leurs chances de gagner en ne piochant plus dans les livrets ayant déjà fourni le précieux ticket.

« La justice a botté en touche pour éviter un gros scandale »

Pour la 6e chambre civile, le plaignant «ne démontre pas en quoi les règles de programmation auraient porté atteinte à l'honnêteté des jeux et trompé les joueurs quant à leur espérance de gain» selon le jugement que l'AFP a pu consulter. «C'est une décision scandaleuse. La justice a botté en touche pour éviter un gros scandale», a réagi Robert Riblet, précisant qu'il attendait maintenant les suites du volet pénal de l'affaire. Dans ce cadre, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a aussi porté plainte mettant en cause l'intégrité de la FDJ.

En juin, Robert  Riblet a demandé à la juge d'instruction d'entendre un nouveau témoin, un ancien employé d'un courtier mandataire de la FDJ, qui confirme sa thèse. Il assure bénéficier d'autres témoignages «qui vont dans (son) sens».

L'entreprise publique, détenue en majeure partie par l'Etat, a enregistré l'an passé un chiffre d'affaires record de 12,1 milliards d'euros, dont près de la moitié grâce à une vingtaine de jeux de grattage, comme Vegas, Black Jack et Cash.

 

Source : Leparisien.fr

Information complémentaire :

Robert_Riblet_24_08_2013.jpg

 


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