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Justement à ce sujet, ... a pointé une certaine prophétie.

Mandela 07 12 2013
Hommage à Nelson Mandela à Johannesburg, samedi matin. (Photo Carl de Souza. AFP)

Une semaine de deuil et des funérailles nationales en présence des dirigeants du monde entier sont prévues en hommage à l'ancien président Nelson Mandela décédé jeudi.

Unis dans leur hommage, les Sud-Africains communiaient samedi pour célébrer la mémoire de Nelson Mandela, père de la «Nation arc-en-ciel», en attendant l’arrivée des dirigeants du monde entier pour ses funérailles historiques.

Les premiers rayons de l’aube se levaient sur Soweto, haut lieu du soulèvement populaire contre le régime d’apartheid, quand la foule venue chanter et danser rue Vilakazi devant l’ancienne maison du président décédé a commencé à rentrer chez elle.

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Les Sud-Africains n’ont pas attendu les cérémonies officielles pour rendre hommage au premier président noir du pays, dont le charisme et la générosité ont, selon la plupart d’entre eux, évité une guerre civile au pays au début des années 1990, quand la minorité blanche s’est résolue à rendre le pouvoir à la majorité noire.

Dans la rue, à la radio, à la télévision, on ne parle que de son décès, oubliant totalement ce qui pourrait se passer dans le reste du monde.

La Fondation Mandela a ouvert ses portes au public 24 heures sur 24 jusqu’à lundi et des livres de condoléances ont été ouverts dans plusieurs lieux.

Devant son autre maison de Johannesburg, où il s’est éteint jeudi soir à l’âge de 95 ans après une agonie de plusieurs mois, des Sud-Africains ont passé la nuit entre chants et recueillement, continuant d’affluer.

Au petit matin, la pelouse bordant la maison croulait sous la marée des bouquets de fleurs, du modeste tournesol au plus coûteux des bouquets.

«Il retourne à ses ancêtres»

A Qunu (sud), le village d’enfance de Mandela où l’ancien président doit être enterré dimanche 15 décembre en pleine campagne xhosa, les visages étaient fermés. Hochant gravement la tête, un vieil habitant confiait d’une voix sourde: «Il retourne à ses ancêtres».

Dalindyebo, le roi Thembu, le clan traditionnel des Mandela, devait se rendre samedi à Johannesburg pour rencontrer les membres de la famille et prendre connaissance des dispositions prises pour les funérailles.

L’Afrique du Sud se prépare à être le centre du monde pour une semaine, avec une série d’hommages à Nelson Mandela et des funérailles nationales en présence des dirigeants du monde entier, jusqu’à son inhumation le 15 décembre dans son village de Qunu (sud).

Des hommes politiques, dont des chefs d’Etat, anciens ou actuels, des artistes, des dirigeants spirituels venus de toute la planète se joindront aux Sud-Africains pour célébrer la mémoire de cette icône mondiale, décédé jeudi à Johannesburg à 95 ans, après avoir lutté contre la mort pendant six mois et toute sa vie contre l’injustice au prix de 27 ans de prison.

Le président des Etats-Unis Barack Obama et deux de ses prédécesseurs, George W. Bush et Bill Clinton, iront ainsi rendre hommage à Nelson Mandela la semaine prochaine en Afrique du Sud.

Au Zimbabwe, pays voisin qui a soutenu la résistance contre l’apartheid, radios publiques et privées ont interrompu leurs programmes pour diffuser de la musique et des appels d’auditeurs.

Son président Robert Mugabe, 89 ans, père fondateur de l’indépendance zimbabwéenne en 1980 mais qui n’a jamais cédé le pouvoir, contrairement à Nelson Mandela, a salué en lui «le champion des opprimés» et «la grande icône de l’émancipation africaine».

En mai, il avait reproché à Mandela d’avoir été trop bienveillant envers les Blancs sud-africains: «C’est être trop bon, trop gentil, c’est presque de la sainteté».

Semaine nationale de deuil

Le président Zuma a déclaré toute la semaine prochaine «semaine nationale de deuil».

Elle doit commencer dimanche 8 décembre par une «journée nationale de prières et de réflexions», suivie d’hommages locaux, organisés par des municipalités, des branches de l’ANC (le parti au pouvoir, le parti de Mandela), des syndicats, des Eglises...

Une cérémonie nationale officielle aura lieu le 10 décembre dans le stade Soccer City (officiellement FNB Stadium) de Soweto, près de Johannesburg. C’est là qu’un Mandela déjà très affaibli avait fait sa dernière apparition publique lors de la finale de la Coupe du monde de football de 2010.

La dépouille de Mandela sera ensuite exposée à Union Buildings, du 11 au 13 décembre, pour qu’officiels et anonymes puissent venir lui rendre un dernier hommage. Elle sera acheminée en procession dans la capitale Pretoria mercredi, jeudi et vendredi. «Chaque matin, quand la dépouille quittera la morgue pour être exposée au public, son transport se fera en public», a annoncé le service d’information du gouvernement (GCIS).

Le père de la «nation arc-en-ciel» sera inhumé le dimanche 15 décembre dans son village de Qunu (sud), où il avait, disait-il, passé les plus belles années de sa vie, et où il désirait reposer aux côtés de ses parents et de trois de ses enfants.

La nouvelle de la mort de Mandela est survenue au moment où s’étaient multipliés les hommages au héros de la lutte anti-apartheid, avec notamment la sortie d’un film tiré de son autobiographie, «Un long chemin vers la liberté».

Des voix soulignent cependant que ce concert de louanges laisse de côté une part de la vérité historique: «Quand on parle du miracle sud-africain, beaucoup de gens confondent la conclusion et la lutte elle-même. Ce fut 30 ans de violences de l’apartheid contre lesquelles nous avons répondu. Ceux qui parlent de transition non violente se trompent d’analyse», a souligné auprès de l’AFP un ancien chef de file de l’ANC Tokyo Sexwale, un proche de Mandela qui aurait pu lui succéder à la présidence.

«La lutte en Afrique du Sud ne s’est pas fait sans violence. Nelson Mandela était le commandant en chef de notre branche armée. Il était notre De Gaulle. La France n’aurait jamais été libérée sans De Gaulle et les partisans. Il y a eu beaucoup de sang versé», a-t-il ajouté.

 

Source : Liberation.fr

 

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