La France a-t-elle payé pour obtenir la libération des otages enlevés au Niger ?

(Temps de lecture: 2 - 4 minutes)
5 of 5 (1 Vote)

Bonjour, l’actualité n’est pas très généreuse ce matin, mais cette nouvelle a retenu mon attention. Cependant, connaissant nos amis américains, j’émets quelques réserves, car aux dernière nouvelles aqmi quémandait des négociations. Aussi cette nouvelle révélation pourrait simplement servir à justifier une intervention militaire pour libérer les otages.

N.B. Je tenais aussi à vous présenter toutes mes excuses pour la news d'hier, relative à l'air taxé au Royaume-Uni. Un(e) lecteur/trice du blog m'a indiqué que c'était un poisson d'avril (effectivement l'article anglais original était paru le 1er avril 2011). Maintenant, ce que j'aimerai savoir, c'est pourquoi Blacklistednews, qui est un site américain sérieux, l'a republié le 4 février 2013 ?

Encore une fois désolé, ce n'est pas dans mes habitudes de me faire berner de la sorte.

Sur ce, bonne journée

Amicalement,

F.

Vicki_J_Huddleston_08_02_2013.jpg
Vicki J. Huddleston, ex-ambassadrice américaine au Mali © iTélé

C'est en tout cas ce qu'affirme une ancienne ambassadrice des Etats-Unis à Bamako dans une interview exclusive à iTélé diffusée ce vendredi. Selon Vicki J. Huddleston, la France a versé une rançon d'environ 17 millions de dollars. Quatre de ces cinq otages sont toujours détenus dans le nord du Mali. Ce n'est pas la première fois qu'il est question d'une rançon pour les libérer.

"Il y a deux ans, Aqmi a pris des Français en otages dans une mine d'uranium au nord du Niger, et pour faire libérer ces otages la France a payé  une rançon d'environ 17 millions de dollars", déclare dans cette interview Vicki J. Huddleston. Et elle explique que "les rançons, comme toutes les rançons, ont été payées indirectement.

Elles ont terminé entre les mains du gouvernement malien et ensuite elles sont retournées, du moins une partie, aux salafistes".Les quatre otages qui seraient concernés ont donc été enlevés sur un site du groupe nucléaire français Areva à Arlit le 16 septembre 2010. Au départ ils étaient cinq mais la française Françoise Larribe avait été libérée en février 2011. A ce moment là il avait déjà été question du versement d'une rançon. Un mois plus tard, en mars 2011, la demande d'un paiement de 90 millions d'euros, avait été officiellement rejetée par le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Alain Juppé.

 

Source : France-Info

Informations complémentaires :