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Gardez à l'esprit que même si l’État américain émet 95.000.000.000 de dollars (je vous l'ai mis en chiffres pour bien percuter) par mois en planche à billets, ces derniers sont captés par Wall Street qui joue à la patate chaude avec, et les retombées ne touchent que les gens qui participent au jeu de la Bourse (30% des Américains ont des produits financiers).

Mais les Américains « lambdas » ne voient rien passer de cet argent. Du reste, la réforme « Obama Care » sur laquelle on vous avait relayé un billet incisif, est abordée ici, et l'on comprend, grâce à un beau graphique, pourquoi elle est perçue tellement différemment suivant les Américains.

Bref, c’est malheureux à dire, mais alors qu’ils nous entraînent vers le fond, les Américains ne sont pas les mieux lotis.

Du reste et vous ?

Vous les avez vu passer les 1,000,000,000,000 d’€uros émis (sur notre dos) par la BCE en décembre 2011 ?

Les meilleures blagues ont une fin… Pourtant certains voudraient jouer, encore et encore...

Merci à Lupus (et merci à Atlantico de l'avoir relayé. Lupus est tellement prolixe que je ne peux pas tout checker).

Amicalement,

F.

American 08 10 2013

Dans le secteur immobilier, dont l’effondrement est à l’origine de la crise financière de 2008-2009, les prix des maisons sont certes en hausse (" 12,2% sur un an, selon l’indice S&P/Case Shiller de juillet), et le marché de la revente croît également. Cependant, l’industrie immobilière confirme un ralentissement de la demande, cet été, face à la montée récente des taux hypothécaires. Le total de la dette hypothécaire aux Etats-Unis est désormais environ 5 fois plus grand  qu’il ne l’était - il y a 20 ans. Et le taux de délinquance de ces prêts hypothécaires qui était de l’ordre de 2 pour cent en 2000 est aujourd’hui à près de 10 pour cent.

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Le taux d’accession à la propriété aux États-Unis est le plus bas qu’il n’ait été en 18 ans et il est devenu  plus cher que jamais que de louer une maison en Amérique. En fait, le loyer demandé médian des logements locatifs vacants vient d’atteindre un nouveau record jamais observé.

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Le commerce de détail US "s’active" à première vue depuis un an, notamment dans le secteur de l’automobile (" 0,9% en août). Mais la confiance des consommateurs a diminué sensiblement en septembre, et les ventes des magasins ont ralenti en août (" 0,2% après un gain de 0,4% en juillet), signe que les ménages américains s’essoufflent rapidement.  C’est que l’endettement des consommateurs aux États-Unis a augmenté de 1700% depuis 1971, et 46% de tous les Américains reportent un solde de carte de crédit débiteur de mois en mois.

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Comme le confirmaient les plus récentes statistiques (août), le chômage aux États-Unis continue certes de reculer (7,3%, soit 0,1% de moins qu’en juillet). Mais la baisse est lente. Et si le chômage diminue, ce n’est pas pour de bonnes raisons. Ce ne sont pas tant les embauches qui augmentent que le nombre croissant d’Américains qui renoncent à chercher un emploi.

 Plus de 90 millions d’Américains en âge de travailler sont considérés comme "pas ou plus sur le marché du travail". Ce qu’on appelle le «taux de participation», ou la part de la population qui a un travail ou qui en cherche un, est tombé à 63,2%, un creux en 35 ans ! Bref, les Américains abandonnent le marché du travail par milliers. -  516.000 Américains "ont quitté la population active" rien que le mois dernier. Ce qui constitue un record à la hausse le plus important  jamais observé ! 

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«Les salariés qui ont renoncé à travailler représentent les trois quarts de la baisse du taux de participation depuis le début de la récession», déplore l’Economic Policy Institute dans une note économique. Même les travailleurs dans la fleur de l’âge décrochent : plus de la moitié des gens (53,7%) ayant renoncé à travailler sont âgés de 25 à 54 ans.

Le nombre d’emplois du secteur privé a diminué de 278.000 le mois dernier. 77 pour cent des emplois qui ont été "créés" jusqu’ici cette année ont été des emplois à temps partiel. Sans oublier que la qualité des emplois créés laisse souvent à désirer.

L’économie américaine continue de s’échanger des emplois bien rémunérés contre des emplois faiblement rémunérés. 60 pour cent des emplois perdus durant la dernière récession sont des emplois à salaire moyen, mais 58 pour cent des emplois créés depuis lors, ont été des emplois à bas salaires. En 1980, moins de 30% de tous les emplois aux États-Unis étaient des emplois à faible revenu. Aujourd’hui, plus de 40% de tous les emplois aux États-Unis sont des emplois à faible revenu.

Selon la Brookings Institution, quelque 70% des embauches depuis la fin de la récession l’ont été dans des secteurs à faible coût de main-d’œuvre, comme la restauration rapide et le commerce de détail. Ce que des économistes appellent des «McJobs», une référence aux emplois peu rémunérés des restos de type fast-food.

 À cet égard, le portrait est désolant : corrigés de l’inflation, les salaires chez McDonald’s n’ont pas progressé d’un cent… en 50 ans, selon des études américaines.


Selon le Census Bureau, le revenu médian des ménages n’était en 2012 que de 51.017$US, quasiment au même niveau qu’en 2011. Il est encore inférieur de 8% au niveau de 2007 et de 9% au sommet historique de 1999 (corrigé de l’inflation). Il a baissé de 7,8 pour cent depuis l’an 2000. Selon une étude, entre 1969 et 2009, les salaires médians gagnés par les hommes américains âgés de 30 à 50 ont diminué de 27 pour cent en tenant  compte de l’inflation.

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Graph N

Ce qui fait dire à Lawrence Mishel, président de l’Economic Policy Institute, que «le seul groupe qui ait vraiment prospéré depuis la fin de la récession, en juin 2009, ce sont les 5% de la population qui gagnent le plus». Le 1% le plus riche du pays a reçu 20% du revenu de la nation l’an dernier, quand le travailleur moyen ne bénéficiait d’aucune amélioration

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Sans oublier que le taux de pauvreté – fixé pour un ménage à moins de 23.283$US/an – a stagné en 2012, à 15%. Son plus haut niveau depuis 1993.

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Environ une personne sur quatre travaillant à temps partiel en Amérique vit en dessous du seuil de pauvreté. - À l’heure actuelle, 40 pour cent de tous les travailleurs américains gagnent moins que ce qu’un travailleur avec un salaire minimum à temps plein gagnait en 1968. Le nombre de foyers américains recevant des coupons alimentaires est à un niveau record.

Selon le Bureau du recensement américain, la classe moyenne a la plus petite part du gâteau du revenu global jamais enregistré auparavant !

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USA. La réforme de la santé d’Obama ne convainc pas le parti républicain

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Plusieurs volets de la loi sont déjà en place. Les assureurs ne peuvent plus refuser de couvrir des enfants en raison de leurs antécédents médicaux. Les jeunes ont le droit de rester sur l’assurance de leurs parents jusqu’à 26 ans. Les soins préventifs doivent être intégralement remboursés. Mais le cœur de la réforme, l’obligation légale pour chacun de souscrire une couverture maladie à partir du 1er janvier 2014, sous peine de pénalité fiscale d’abord symbolique (95 dollars en 2014), puis confiscatoire, est la plus controversée. Et l’épreuve du feu commence le 1er octobre, quand les sites internet permettant aux dizaines de millions d’Américains non assurés de souscrire à un plan plus ou moins subventionné par l’Etat Fédéral, commenceront à accepter les inscriptions.

Graph18

 

Source(s) : Leblogalupus.com via Atlantico.fr

Informations complémentaires :

 

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