Alors que la manifestation d'hier des chômeurs, des mal-logés et des précaires s’est déroulée dans le calme et a regroupé 2500 personnes (il ne faudra pas venir vous plaindre après). Il y a quelques autres sujets de préoccupation ce matin dans l’actualité française, mais ils n’ont pas eu mon suffrage. Aussi voici avec Marianne un retour en image sur les agissements récents de nos eunuques gouvernementaux.
Bonne lecture,
Amicalement,
F.

Il est vrai qu’à l’Élysée même on a fait savoir aux rédactions « que l’offensive montebourgeoise avait été particulièrement profitable » ! Et dans le communiqué de Matignon ensuite, il était même ajouté que « ses initiatives avaient contribué à créer un rapport de force favorable ». Le chef du gouvernement avait intérêt à bouchonner et bichonner son cheval fougueux de ministre, car il l’avait lui-même la veille fait chuter de toute sa superbe et même ridiculisé…
Pire encore, Jean-Marc Ayrault signifiait qu’il n’y avait pas de « repreneur sérieux », contrairement aux affirmations de Montebourg et le bouquet : il balayait d’un revers de phrase « la menace de nationalisation », qu’il baptisait « transitoire », en expliquant benoîtement, qu’elle n’était pas efficace face à un problème de débouchés ou face à un problème de compétitivité. Patatras ! Tous les efforts de Montebourg pour créer un front, et une force « patriotique » étaient balayés maladroitement. L’œil et la crinière du ministre pouvaient flamboyer de rage…
Son investissement en l’affaire avait été, c’est son tempérament, total, flamboyant, débordant aussi parfois… mais le désavouer ainsi en pleine charge et cavalcade c’était non seulement maladroit, mais politiquement inconséquent. On frisait la rupture, de la seule faute du chef du gouvernement, qui avec de l’habileté aurait tout à fait pu ménager la susceptibilité montebourgeoise ! Il pouvait présenter la « nationalisation provisoire », ainsi que l’avait fait… Nicolas Sarkozy ou Dominique Strauss Kahn comme une solution de sauvetage temporaire ou un moyen de pression figurant dans la panoplie des armes à employer contre tous les patrons indélicats, y compris Mittal s’il se conduisait mal de nouveau ! Ayrault en conséquence de son inconséquence multipliait messages et ambassades pour tenter de se rattraper, il pouvait…
D'ailleurs, « le chef le recevrait prochainement à l’Élysée!... » Et paf ! Enfin, le meilleur : « François Hollande m’a confirmé, miaulait le ministre, que la nationalisation temporaire était une arme qui restait sur la table ». Pif paf ! Arnaud patriote Montebourg vainqueur après avoir été à terre. Il pouvait donc donner de la griffe sans en avoir l’air : le Premier ministre devrait faire preuve de plus fermeté dans l’avenir face à Monsieur Mittal !... Le chat aux yeux bleus lapait du petit lait…
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