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C'est officiel, la loi a été votée par les députés, ces même députés qui ne veulent pas toucher à leurs "émoluments". Faites ce que je dis pas ce que je fait, c'est normal quant on s'adresse à des "cons"... Tout cela n’aurait certainement pas eu lieu, si des syndicats bien trop couards et complices avaient osé se rendre à l’Elysée ou Matignon toutes les semaines, avec  800,000 personnes, demander des comptes, au lieu d’épuiser le peuple dans des parcours stériles. Eric Woerth est content il s'en sort bien malgré les affaires de corruption qui le guettent. Il aura certainement droit à un 'coup de pouce' dans le nouveau gouvernement de la part du président de la République. Ce même président qui fait des grands discours à l'Onu, alors que la France n'est plus une démocratie, mais une république bananière qui fait rigoler le monde entier... Vu le peu d'intérêt des Francais à l'actualité, il n'est pas étonnant que ce 'Nouvel Ordre Mondial' s’instaure.

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français espère tourner la page de deux mois de contestation massive de sa réforme des retraites afin de rebondir après l'adoption définitive du projet de loi mercredi à l'Assemblée nationale.

Les députés ont mis un terme à un marathon législatif en adoptant la réforme qui portera progressivement de 60 à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite et de 65 à 67 ans l'âge pour une retraite à taux plein, quel que soit le nombre de trimestres cotisés.

"Ça montre qu'en France on peut réformer, ça veut dire qu'on est capable aujourd'hui de réformer quand on a une majorité politique", a déclaré après le vote le ministre du Travail, Eric Woerth, dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Ces propos illustrent l'importance qu'apportait Nicolas Sarkozy à ce projet jugé crucial pour son quinquennat, même si Eric Woerth a pris soin d'éviter tout triomphalisme, assurant qu'il ne s'agissait pas de la victoire d'un camp sur l'autre.

Le pouvoir estime pourtant avoir gagné son bras de fer avec les syndicats, même si ces derniers affirment que la bataille des retraites n'est pas terminée tant que la loi ne sera pas promulguée par Nicolas Sarkozy, vers le 15 novembre.

La principale menace, la grève dans les raffineries et le blocage des dépôts de carburant qui, selon le ministre de l'Energie, Jean-Louis Borloo, a failli entraîner une "asphyxie totale de l'économie française", est en train de s'éloigner.

Les raffineries de Petit Couronne, en Seine-Maritime, et de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône, ont voté mercredi la reprise du travail, portant à sept sur 12 le nombre de raffineries en mesure d'expédier du carburant.

COMBAT FINISSANT DANS LES RAFFINERIES

Si cinq raffineries de Total sont toujours en grève et le resteront jusqu'à vendredi, le mouvement s'éteint.

"Quoi qu'il arrive vendredi, on a montré qu'on avait une capacité de résistance", a déclaré à Reuters Charles Foulard, l'emblématique coordinateur CGT pour le groupe pétrolier, comme pour signifier qu'il s'agissait d'un combat finissant.

La reprise de la production dans les raffineries elles-mêmes est toutefois liée à la levée des blocages dans les terminaux pétroliers du Havre et de Fos-Lavera, a déclaré la CGT.

Certes, les journées de grèves et de manifestations de jeudi et du samedi 6 novembre sont maintenues par les syndicats.

Pas question pour les centrales de parler de baroud d'honneur pour cette septième journée d'action, après les manifestations qui ont réuni selon les syndicats jusqu'à 3,5 millions de personnes dans les rues au fil de l'automne.

Le secrétaire général de la CGT estime d'ailleurs que le mouvement persistera et le Parti socialiste entend mener la bataille jusqu'au bout en saisissant le Conseil constitutionnel, ce qui devrait retarder de plusieurs jours, voire plusieurs semaines, l'entrée en vigueur du texte.

"Changer de mode de protestation ne signifie pas pour autant renoncer à l'action", a dit Bernard Thibault dans Libération.

Mais les dirigeants syndicaux craignent une démobilisation comparable à celle qui a marqué mardi les manifestations de lycéens et d'étudiants, peu nombreux dans les rues de France en raison, notamment, des vacances de la Toussaint.

LA CGT RECHIGNE À RENOUER LE DIALOGUE

"C'est compliqué de raidir les choses après sept jours de grève. L'atterrissage était un peu prévisible", dit René Valladon, le secrétaire confédéral de Force Ouvrière.

Comme dans les raffineries, les grèves sont annoncées en mode mineur pour jeudi avec, par exemple, une prévision de huit TGV sur 10 faite par la SNCF et les éboueurs s'affairaient à vider les rues de Marseille des milliers de tonnes d'ordures accumulées dans les rues.

Nicolas Sarkozy peut donc maintenant s'atteler à cicatriser les blessures provoquées par la crise.

Le chef de l'Etat, dont la popularité est au plus bas, entend cependant prendre son temps et laisser retomber passions et tensions avant d'engager cette nouvelle étape, qui prendra forme avec un nouveau gouvernement, explique son entourage.

Le remaniement ministériel, annoncé il y a quatre mois pour fin octobre par Nicolas Sarkozy, semble aujourd'hui programmé au mieux pour la fin novembre.

Le chef de l'Etat veut aussi réparer des relations avec les syndicats mises à mal par cette réforme.

Le gouvernement a saisi mardi la perche tendue par le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, qui a demandé l'ouverture de négociations entre les syndicats et le patronat sur l'emploi des jeunes et des seniors.

Mais l'idée ne va pas de soi, Bernard Thibault lui ayant par avance opposé une fin de non-recevoir.

"Nous ne pouvons êtres dupes de l'exercice. Si certains pensent qu'il suffit de photos autour d'une table pour tourner la page, ils se trompent lourdement", dit-il dans Libération.

Service France, édité par Yves Clarisse


Source :
Reuters

Informations complémentaires :

France-Info (Audio) : Le Parlement a dit oui à la réforme des retraites
Le Monde.fr :
Conflit social : l'enthousiasme mesuré des députés UMP
La depeche.fr :
La réforme définitivement votée