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Pour info, il y a  aussi des militaires américains à 150 km de Damas...

Syrie 27 06 2013

Moscou a annoncé, mercredi 26 juin, que l’évacuation, qui a débuté vendredi dernier, de tous son personnel militaire et diplomatique de Syrie, était désormais achevé, y compris, en ce qui concerne la base navale russe de Tartous.

“La Russie a décidé de retirer son personnel, à cause des risques liés au conflit en Syrie, autant que la peur d’un incident impliquant l’armée russe, qui pourrait avoir des conséquences bien plus graves », a déclaré un officiel du Ministère de la Défense, à Moscou. Il a insisté sur le fait qu’une force de frappe de 16 navires demeure en position à l’Est de la Méditerranée et que des cargaisons d’armes, dont des armements anti-aériens, continueront de parvenir au gouvernement syrien, en conformité avec des contrats passés antérieurement.

A travers un autre signe d’escalade imminente en Syrie, la brigade israélienne présente sur le Golan, a mis sur pied de nouvelles manœuvres sans préavis sur le Golan, auxquelles ont assisté le Premier Ministre Binyamin Netanyahou et les principaux chefs de l’armée. A Londres, le Premier Ministre David Cameron a convoqué le Conseil de Sécurité National du Gouvernement, en session extraordinaire sur la Syrie, à Downing Street. Le dirigeant de l’opposition Ed Millibrand était invité à assister aux délibérations, une coutume uniquement observée lorsque des sujets de la plus haute importance sont en discussion.

La confrontation maussade entre les Présidents Vadimir Poutine et Barack Obama, au Sommet du G8, en Irlande du Nord, la semaine dernière, a condamné la Syrie à cinq mois d’escalade, de guerre insoluble et cruelle, jusqu’à ce que les deux dirigeants se revoient à nouveau en Septembre.

Pour le moment, les tempéraments sont en train de chauffer, entre Washington et Moscou, au sujet de la Syrie et d’autres problèmes encore, notamment, à propos du fugitif américain insaisissable, Edward Snowden.

Les observateurs des renseignements américains et israéliens perçoivent la crise syrienne comme en train d’entrer dans sept nouvelles phases particulièrement sinistres :

1. Un bain de sang durant cinq mois, centré autour de la bataille d’Alep, une ville de 2, 2 millions d’habitants.

L’armée syrienne et ses alliés, d’un côté, l’opposition pleinement mobilisée, de l’autre, vont jeter toutes leurs compétences humaines et leur armement dans la bataille pour remporter cette ville.

Les experts militaires ne prévoient pas que les rebelles puissent résister aux forces d’Assad au-delà de la fin août.

2. Aucun des deux camps ne dispose de suffisamment de ressources humaines ni d’armements suscpetibles de changer la donne pour emporter la victoire de manière retentissante et absolue.

Ceci, à moins que les Présidents Obama ou Poutine n’interviennent pour faire pencher la balance.

3. Les Etats-Unis et la Russie sont disposés à intervenir indirectement dans le conflit jusqu’à un point assez proche d’un affrontement armé sur le sol syrien –ou n’importe où ailleurs au Moyen-Orient. Les analystes américains ont jugé que Poutine est prêt à aller, par tous les moyens, à l’encontre des Etats-Unis en Syrie – et que tous les coups sont permis. Le Président américain se plaît, en même temps, à piquer Washington et à faire monter la température, en jouant au chat et à la souris, à propos de l’ancien contractant de la NSA, Edward Snowden, accusé d’espionnage pour avoir dérobé et diffusé des renseignements classifés. Aux Etats-Unis, il est, invariablement considéré, soit comme un traître, soit comme un courageux donneur d’alerte.

Durant plusieurs heures, Snowden s’est évanoui entre Hong-Kong et Moscou – jusqu’à ce que le Président russe admette qu’il s’était terré dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou et qu’il ne serait pas extradé par la Russie vers les Etats-Unis.

4. L’Iran, le Hezbollah et l’Irak feront, graduellement, monter en puissance leur présence sur le champ de bataille.

5. Une confrontation violente est en cours, entre les Chi’ites du Moyen-Orient qui arrivent en masse en Syrie, pour sauver le régime Assad, aux côtés de la Russie, et les forces rebelles à dominante sunnite, appuyés par les Etats-Unis. Elle pourrait saborder la tentative de négociation secrète américano-iranienne sur le programme nucléaire de l’Iran, rassérénée par l’élection du pragmatique Hassan Rouhani en tant que Président iranien.

6. La Conférence de Genève 2, en vue d’une solution politique à la crise syrienne est tombée à l’eau. Moscou et les Etats-Unis sont divisés par des problèmes infranchissables, par principe, tels que de savoir si Bachar al Assad devrait rester ou partir, ou concernant la représentation iranienne à cette conférence.

7. Aussi longtemps que la voie diplomatique demeurera sclérosée, les perspectives de guerre régionale débordant du conflit syrien continueront de s’accroître. L’Iran, Israël, la Jordanie et le Liban peuvent être entraînés à tout moment – s’ils ne le sont pas déjà, comme le Liban.

Une simple petite erreur de l’une des parties belligérantes en Syrie pourrait, par exemple, déclencher des représailles israéliennes et des débordements de violence systématiques.

 

Source(s) : Sdupeuple.blogspot.ch, debka.com via Spread-the-truth777

Informations complémentaires :

 

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