La Syrie rejette les appels à la démission du président Assad

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Le « grand remodelage » du Moyen-Orient se poursuit, la Syrie suit sa trajectoire… Les médias nous en parlent de temps en temps, pour nous divertir je pense… Reste que sur place ça doit être beaucoup moins drôle, enfin pour ceux qui mènent un combat légitime…,

On ne m’ôtera pas de l’idée, que ce que l'on nous sert comme une révolution spontanée serve les intérêts états-uniens pour qu’ils puissent imposer LEURS hommes. C’est comme pour le reste du Moyen-Orient… Et que, comme par hasard, cela coïncide merveilleusement avec les plans avoués de Washington. Alors à votre avis est-ce un hasard ?


Syrie : malgré les promesses de Bachar al-Assad... par euronews-fr

BEYROUTH (AP) — Le quotidien gouvernemental syrien "Al-Thaoura" a rejeté samedi les appels américains et européens à la démission de Bachar el-Assad, estimant qu'ils révélaient le "visage du complot" contre Damas.

Les militants des droits de l'Homme ont de leur côté fait état d'au moins deux morts dans la province centrale de Homs samedi, alors que le président syrien assurait mercredi que la répression avait cessé.

Damas ne laissera "jamais quiconque s'immiscer" dans ses affaires intérieures, affirme l'éditorial d'"Al-Thaoura", en ajoutant qu'Israël, les Etats-Unis et l'Occident en général ont toujours cherché à isoler la Syrie.

Pour la première fois jeudi, Washington, Paris, Berlin et Londres ont explicitement appelé le fils d'Hafez el-Assad à quitter le pouvoir, soulignant sa perte "totale" de légitimité aux yeux des Syriens en raison de la répression sanglante du mouvement de contestation entamé en mars.

Selon un rapport de l'ONU qui conclut en date de la mi-juillet à la mort d'au moins 1.900 personnes dans les violences, les forces syriennes pourraient s'être rendues coupables de crimes contre l'humanité.

Bachar el-Assad a assuré mercredi soir au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon que les opérations militaires et policières avaient cessé. Mais soldats, chars et véhicules de transports de troupes restent déployés dans les villes contestataires, notamment à Homs (centre), Hama (centre-ouest), Lattaquié (nord-ouest), Deir el-Zour (est) et dans la province de Deraa (sud).

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme, basé à Londres, a affirmé que les forces de sécurité syriennes avaient tiré samedi sur des manifestants dans la province centrale de Homs, tuant deux personnes dans la ville de Rastan et en blessant au moins huit autres à Homs, où une grève générale était observée pour protester contre la répression et où la plupart des marchés étaient fermés.

L'une des victimes de Rastan serait un activiste bien connu et l'un des organisateurs de la contestation contre le régime, Mahmoud Ayoub.

Le gouvernement a déployé de nouveaux renforts samedi à Homs, troisième plus grande ville de Syrie, a déclaré Rami Abdul-Rahman, qui dirige l'Observatoire. "Les tirs n'ont pas cessé depuis (vendredi) soir", a-t-il affirmé.

Vendredi, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme et les Comités locaux de coordination ont fait état d'au moins 29 morts, principalement dans la région de Homs.

Des activistes ont également signalé samedi des arrestations à Lattaquié, où les autorités ratisseraient le quartier pauvre d'Al-Ramel, qui abrite un grand camp de réfugiés palestiniens, après y avoir mené une offensive militaire de quatre jours. Les comités locaux de coordination ont déclaré qu'un homme de 72 ans avait succombé à ses blessures samedi.

Une équipe des Nations unies était attendue à Damas ce samedi et devait se rendre à Lattaquié dimanche. Un diplomate occidental ayant requis l'anonymat a aussi affirmé qu'une "grande opération de nettoyage" était en cours avant l'arrivée de la mission onusienne du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Une vidéo amateur publiée sur Internet et présentée comme ayant été tournée à Hama montre des soldats syriens entourant quatre hommes jeunes assis par terre torse nu, les mains liées. Les militaires leur donnent des coups de pied dans la tête. L'un des prisonniers dit aux officiers: "Si vous avez une photo de moi ou de n'importe qui disant que j'ai participé aux manifestations, massacrez-moi, mettez-moi en morceaux!". Les soldats frappent alors les captifs qui demandent grâce.

L'Associated Press n'a pas pu vérifier l'authenticité de la vidéo. La Syrie a chassé la plupart des médias étrangers et restreint la couverture locale afin d'empêcher la vérification indépendante des événements sur place. AP

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Source : Le Nouvel Obs

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