
Merci à chalouette pour le message, de plus je rappelle le petit article où je parlais de "Vigilent Citizen" le programme Big Brother de La NSA
Bonjour,
MESSAGE N° 30
Rappel :
la lecture de la page 1 de ce forum est vivement conseillée pour tout nouveau participant.
Savoir de quoi il est question, comprendre la démarche et l’état d’esprit, appréhender le fond et tendre à respecter la forme.
Certaines choses ont évolué depuis 18 mois.
Des inflexions sont apparues dans les discours officiels des politiques et quelques media ont consentis à des gestes symboliques d'ouverture aux discours non-alignés mais fondamentalement, rien n’a changé :
1/ L’idéologie économique dominante structure le monde au profit d’intérêts particuliers
2/ L’idéologie économique dominante corrompt et asservit les politiques aux dépens de l’intérêt collectif
3/ La financiarisation de l’économie, entièrement contrôlée par les Banksters, a décuplé les déséquilibres
4/ Les grands media sont aux mains des puissants qui les utilisent comme vecteurs de propagande
5/ Derrière les montagnes de dettes, l’aliénation des Etats et des contribuables croît inexorablement, au profit des Banksters
6/ Derrière la façade des apparences, nos démocraties sont très affaiblies car la gouvernance mondiale a instauré des structures de décision qui passent par-dessus les assemblées élues.
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Le thème de ce message sera : SOURIEZ, VOUS ETES SUR ECOUTE !
L’ombre de Big Brother s’épaissit.
Les journalistes de la presse officielle vont-ils enfin prendre la mesure de l'imminence et de l'ampleur des risques pour la démocratie ?
Vont-ils enfin prendre en considération les dérives qui sont dénoncées à juste titre depuis des années sur Internet ?
En tout cas, aujourd'hui est paru dans LE MONDE un article allant en ce sens :
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"Citoyen parfait", le "Big Brother" à l'américaine
LEMONDE.FR | 08.07.10 | 11h59 • Mis à jour le 08.07.10 | 12h11
Le programme est baptisé "Citoyen parfait" ("Perfect Citizen"). Le Wall Street Journal révèle, jeudi 8 juillet, que la National Security Agency (NSA), l'agence américaine chargée des écoutes, est en train de mettre en place un vaste système pour surveiller les infrastructures informatiques jugées prioritaires pour la sécurité nationale, comme les systèmes des centrales nucléaires ou du réseau électrique.
Le système de surveillance envisagé consisterait en l'implantation de mouchards de surveillance de l'activité dans les machines utilisées par ces infrastructures.
//…
Si le but du projet semble légitime, certains des PDG et responsables approchés par la NSA pour la mise en place des premiers mouchards ont également fait part de leurs inquiétudes. Ils craignent notamment que ce programme ne marque une incursion de la NSA dans les affaires intérieures des Etats-Unis, alors que la loi interdit à l'agence d'espionner les citoyens américains sans mandat. Une crainte renforcée par un e-mail interne de Raytheon, consulté par le Wall Street Journal, qui résume ainsi le projet : "Perfect Citizen, c'est Big Brother", en référence au dictateur omnipotent du roman 1984 de George Orwell.
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Le flicage de l'ensemble des citoyens sous le prétexte du risque terroriste est un symptôme difficilement contestable de la dérive « orwellienne » des gouvernements.
Nous sommes plusieurs à l’avoir illustré à de multiples reprises sur cette file :
Citation de : Labourse (au 23-05-2010 06:29:36)
Bonjour,
MESSAGE N° 23
(...)
Le thème de ce message sera : Pourquoi tant d'ADN dans nos douces démocraties ?
(...)
Dans ce même message, j'évoquais le thème du dangereux renforcement des "moyens de contrôle" vis à vis de chacun de nous, dont se dotent les états :
"La dérive sécuritaire engagée par les Etats, visant autant, sinon plus, à contrôler leur propre population qu'à prévenir de supposés possibles attentats, est manifeste.
Elle est indubitablement dangereuse pour nos démocraties puisqu'elle empiète toujours plus sur nos libertés fondamentales".
Le fichage ADN fait partie de cette panoplie "sécuritaire".
Et il se développe dangereusement, sans que cela ne semble émouvoir le grand public qui subit (et se plie à) la doctrine sécuritaire.
(...)
Aux Etats-Unis, le Patriot Act 2 a succédé au Patriot Act 1,
en France, Hadopi 2 a succédé à Hadopi 1,
tandis qu'il existe un projet européen, inconnu du grand public, nommé « Indect »
visant la détection automatique à travers divers supports en ligne d’attitudes jugées dangereuses.
Indect : la surveillance automatique des réseaux en Europe
(...)
Big Brother s'avance à pas de loups et à pas de géant !![]()
La dérive se concrétise également par l'omniprésence du discours sécuritaire, sournoisement colporté par l'essentiel des media.
(...)
Il nous appartient de ne pas nous laisser enfermer dans cette logique totalitaire.
Restons groupés et ne lâchons rien sur nos prérogatives démocratiques = c'est le monde de demain qui se joue aujourd'hui.
Labourse.
Parmi les commentaires sur le site du Monde, il y a celui-ci qui montre que beaucoup ne sont pas dupes :
"Ce charmant programme aura aussi un avantage, empêcher les fuites notamment vers Wikileak. En truffant de mouchards tous les ordinateur des entreprises « à risques » ou de l’armée, on démotive d’éventuelles taupes. Après le PATRIOT Act, les Etats-Unis masque, encore une fois, leur volonté de fliquer leurs citoyens derrière un prétexte sécuritaire certainement réel mais sûrement exagéré."
A propos de Wikileak, dont il est question dans ce commentaire :
WikiLeaks est un site Web qui dérange, un site de ressource et d'analyse politique et sociétale.
Le site divulgue, de manière anonyme, non identifiable et sécurisée, des documents témoignant d'une réalité sociale et politique, voire militaire, qui nous serait cachée, afin d'assurer une transparence planétaire. Les documents sont ainsi soumis pour analyse, commentaires et enrichissements « à l’examen d’une communauté planétaire d’éditeurs, relecteurs et correcteurs wiki bien informés.»
WikiLeaks s'est fait connaître en France le 5 avril 2010, après la publication d'une vidéo de l'armée américaine montrant deux photographes de Reuters tués par un hélicoptère Apache lors du raid aérien du 12 juillet 2007 à Bagdad .
Mais des sites comme WikiLeaks, sont menacés.
"Le 15 mars 2010, l'U.S. Intelligence cherche à détruire WikiLeaks, avec un document classé (SECRET/NOFORN) de 32 pages. « On ne peut pas exclure la possibilité que des employés actuels ou des taupes infiltrés dans le département de la défense ou ailleurs au sein du gouvernement américain fournissent des informations sensibles ou classifiées à WikiLeaks.org ».
Elle concocte un plan pour marginaliser l'organisation. Puisque WikiLeaks utilise « la confiance en tant que centre de gravité en protégeant l'anonymat et l'identité des personnes internes responsables de fuites et autres lanceurs d'alerte », le rapport recommande « l'identification, la révélation publique, le renvoi, la poursuite judiciaire et criminelle contre les personnes, actuelles ou passées, qui ont révélé au public des informations internes comme moyen d'affaiblir ou de détruire ce centre de gravité et de dissuader d'autres personnes envisageant les mêmes actions d'utiliser le site WikiLeaks.org ».
En France, dans l'actualité de ces derniers jours, nous avons vu de violentes attaques, portées par des politiques, contre les media qui relaient les péripéties de l'affaire Woerth-Bettencourt et tout particulièrement contre le site MEDIAPART qui est la source principale des révélations :
Accusation de «fascisme» contre Mediapart : l'UMP n'a vraiment honte de rien (MARIANNE2)
Parmi la pluie de critiques essuyées par Mediapart, celles qui accusent le site d'Edwy Plenel d'être «fasciste» agacent particulièrement Philippe Bilger. Pour lui, ces qualificatifs n'ont rien à faire dans le débat public d'un Etat de droit.
(...)
Xavier Bertrand, à propos des écoutes clandestines dont chaque jour l'authenticité est démontrée et qui ne sont pas discutées par leur teneur par les protagonistes en cause, évoque des «méthodes fascistes», Nadine Morano lui emboîte le pas sur le même registre. Christian Estrosi fustige une presse qui ressemble «à celle des années 30» tandis qu'Eric Raoult pourfend une «presse collaborationniste».
(...)
Cet abus de langage comparant Mediapart à une officine de caractère «fasciste» est d'autant plus inconcevable que toutes les expériences étrangères, sous l'égide de la royauté ou de la République, s'accordent pour signifier qu'avec le millième de ce qui est soupçonné chez nous, des décisions drastiques auraient été prises et des démissions immédiates opérées.
(...)
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La volonté des gouvernements de maîtriser l'information,
pardon ! la propagande !
est telle, que les raisons de s'inquiéter d'un reprise en main -policière- du NET sont plus qu'évidentes.
Le risque est grave d'être prochainement confronté à une interdiction de diffuser des messages susceptibles de troubler l'ordre public...avec une définition très élastique de ce qu'est l'ordre publique = dénoncer l'immoralité des élus pourrait, pourquoi pas, tomber dans le cadre d'une telle loi.
Où tout simplement, ces enquêtes émanant de la société civile pourraient se voir interdire au nom, bien entendu, de grands principes tels que le respect de la vie privée ou de celui du secret professionnel, etc...
Y a-t-il encore des naïfs qui lisent ces lignes avec un petit sourire incrédule au coin des lèvres ?
C'est pas demain la veille qu'on fera taire la dénonciation des magouilles ?
Et pourtant, qu'est-ce qui nous sépare de ces tristes lendemains ?
20 MINUTES à peine :
MEDIAS - La députée Muriel Marland-Militello assure vouloir déposer une proposition de résolution, alors que la majorité est vent debout contre le site Médiapart. Une sénatrice annonce la création d'un groupe de travail dédié en septembre...
«Une certaine presse des années 30», des «méthodes fascistes», utilisées «notamment par un site», «un site de ragots, de déclarations anonymes», un «censeur»… Depuis quelques jours, la majorité se lâche contre le site d’informations Médiapart , qui égrène les révélations sur l’affaire Woerth-Bettencourt.
A l’Assemblée, une députée UMP, Muriel Marland-Militello, mène à son tour l’offensive: en surfant sur l’affaire Woerth, elle voudrait «agir contre certaines dérives par rapport aux règles communément admises»
(...)
Elle annonce donc vouloir déposer une proposition de résolution dans laquelle elle rappellera «solennellement des grands principes qui fondent notre République».
Elle y précisera «l'équilibre entre le droit d'informer, le droit au respect de la vie privée et des informations couvertes par des secrets professionnels».
Droit d’informer
Dans son texte, on peut lire: «Le droit d'informer doit se fonder sur une information obtenue de manière légale, loyale, et elle doit être exacte, objective, pertinente et répondant aux exigences fixées par la loi et la jurisprudence. Toute violation de ces principes est inacceptable et doit être condamnée, à commencer par les journalistes eux-mêmes afin de sauvegarder leur déontologie».
(...)
Le Sénat entend aussi s'emparer du sujet. La sénatrice (Union Centriste) de l'Orne Nathalie Goulet annonçait vendredi après-midi la création d'un groupe de travail dédié à la réforme du droit de la presse, qu'elle avait demandé en séance publique le 17 mars 2009.
«Le président du Sénat Gérard Larcher m'a donné son accord au téléphone ce matin», confirme-t-elle à 20minutes.fr. Ce groupe de travail pourrait voir le jour en septembre, lors de la prochaine session parlementaire.
(...)
-- Capucine Cousin
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Où la liberté d'expression trouverait-t-elle refuge si jamais les politiques parvenaient à faire passer des lois coercitives pour la liberté d'expression ?
A la pointe des fourches de citoyens retrouvant l'énergie collective salutaire pour s'extraire du totalitarisme ?
Ou en Islande peut-être
L'Islande deviendrait un modèlepour la liberté de communication
Paris, 15 février 2009 - Mardi, une résolution parlementaire sera déposée en Islande afin de faire du pays un modèle pour la protection de la liberté d'expression sur le Net.
//...
Cette résolution parlementaire surnommée Icelandic Modern Media Initiative, marque le début d'un processus législatif visant à garantir par la loi la liberté d'expression et de communication sur Internet.
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LA Quadrature du NET
Autre source, voici ce qu'on pouvait lire sur le site BACKCHICH.INFO
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Terre d’asile pour la presse en Islande
Migration / vendredi 2 avril par Woodward et Newton
Une proposition de loi vise à doter l’Islande de la législation la plus avancée au monde en matière de protection de la liberté d’information. Ça pourrait déménager !
Pour l’Islande, le 2 août 2009 pourrait devenir une date plus importante que la création du Parlement en l’an 930.
Ce soir-là, le journal télévisé de la RUV doit faire des révélations fracassantes sur les agissements des dirigeants de la banque Kaupthing, l’une des trois banques nationalisées in extremis fin 2008 avant qu’elles n’entraînent la quasi-banqueroute d’un pays dévasté par la corruption de son secteur financier. Au lieu de cela, les téléspectateurs, consternés, apprennent que la Kaupthing a obtenu une ordonnance interdisant la diffusion du reportage.
Révolution
L’affaire, qui a provoqué un énorme scandale dans l’île de 320 000 habitants, est à l’origine d’une révolution en marche : dix-neuf des soixante-trois députés islandais ont déposé une proposition de loi visant à doter le pays de la législation la plus avancée au monde dans le domaine de la protection des libertés d’expression et d’information.
Le projet, baptisé Immi (Icelandic Modern Media Initiative), est ambitieux : attirer les ONG qui luttent pour la défense de la liberté d’expression, les éditeurs Internet, les groupes de presse, grands et petits. Bref, tous ceux qui, de près ou de loin, se consacrent à l’investigation et rencontrent des difficultés croissantes pour exercer leur métier.
(...)
Discrètement conseillés par des juristes comme l’ex-juge d’instruction Éva Joly et par des militants de la liberté d’expression tel Julian Assange, le fondateur du site Wikileaks.org, dont la spécialité est de révéler les documents que les gouvernements veulent cacher à leurs citoyens, les députés islandais sont partis à la pêche aux législations offrant la meilleure protection des sources et des dénonciateurs de scandales.
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Devrait-on en arriver là !!!
La liberté d'expression au bord du gouffre
et la défense de la liberté d'expression aux abords d'un volcan
Labourse
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