L’Allemagne a été dégradée par Egan-Jones

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L’agence de notation américaine Egan-Jones vient d’abaisser d’un cran la note attribuée à la dette de l’Allemagne avec perspective négative, en raison du fardeau financier que devra assumer le pays en participant aux plans de sauvetage de la zone euro.

“L’Allemagne reste l’économie la plus forte de l’Union européenne”, note la petite agence de notation, qui accorde désormais à la dette allemande la note AA-, au lieu de AA.

Pour l’agence Egan-Jones, c’est l’exposition de l’Allemagne à une série de facteurs inquiétants qui justifie cette dégradation. Bien sûr, les banques allemandes, comme les autres, sont copieusement garnies de dettes souveraines de pays en grande difficulté et constamment dégradés par Standard and Poor’s. Mais on s’attend, pour l’Allemagne, à un déclin de l’activité économique du fait des plans d’austérité imposés en Europe, et par conséquent une épée de Damoclès plane sur le chômage allemand. En outre, la chute constante de l’euro face au dollar serait un facteur inflationniste à prendre en compte.

A la lecture des avertissements contenus dans le rapport de cette agence de notation, les Allemands sont inclinés à conclure : si nous poursuivons le soutien des pays faibles dont les intérêts des dettes explosent avec les primes de risque qu’imposent les fonds d’investissement anglo-américains, nous risquons gros ! Un extrait significatif : « Si les pays forts de l’UE continuent à soutenir largement les pays faibles, l’Allemagne sera touchée ».

Rappelons ce commentaire plutôt étonnant de Moritz Krämer, responsable de la notation des pays européens au sein de l’agence Standard and Poor’s : l’Allemagne gardera sa note AAA, même si le pays entre en récession.

Question

Quelle est la stratégie recherchée par Standard and Poor’s, qui n’est qu’un instrument de pouvoir des factions oligarchiques américaines du cartel bancaire? Nous vous laissons débattre. Nous reviendrons pour notre part sur ce point dans le prochain numéro de LIESI, comme sur le remplacement du chef économiste allemand de la BCE, par un belge, ami du président de la banque centrale européenne, Mario Draghi, ex-associé de LA FIRME américaine Goldman sachs… Tout cela n’est pas anodin et nous promet bien des surprises.

 

Source : LIESI