L’Allemagne est-elle à la croisée des chemins ?

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avatar30.jpgA quelques jours d’un nouveau sommet européen, fin janvier 2012, la chancelière fédérale Angela Merkel prononcera cette année le discours inaugural de la 42e session du Forum économique mondial, le mercredi 25 janvier, à Davos. Cette intervention aura lieu à un moment où d’aucuns affirment que, contaminée peu à peu par la dégradation de l’environnement, la première puissance économique de la zone euro montre déjà des signes de faiblesse. En novembre 2011, un important indicateur a reculé en Allemagne pour la première fois depuis novembre 2009, année de la grande récession qui a suivi la faillite de Lehman Brothers et la crise des subprimes.

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Dirk Schumacher, économiste au sein de la banque américaine Goldman Sachs a annoncé que l’Allemagne est face à un péril dont elle ne sortira pas indemne. Cela dit, l’avenir de l’économie allemande reste enviable par rapport à celui de la plupart de ses partenaires européens. Au final, la hausse du PIB pour l’ensemble de l’année 2012 restera supérieure à la moyenne de la zone euro (- 0,8 %) mais bien médiocre, d’à peine 0,1 %, selon la banque américaine.

Ce diagnostic des banquiers américains est jugé très pessimiste par des économistes de la chambre de commerce et d’industrie en Allemagne (DIHK), qui envisagent une croissance de l’ordre de 1 % en 2012. Quoi qu’il en soit, personne n’est en mesure de dire avec certitude ce que sera cette année 2012 pour l’Allemagne, tant les incertitudes sont nombreuses. De par son économie très industrielle, et du fait des accidents financiers susceptibles de tout bouleverser, les prévisions en matière de croissance sont compliquées.

L’économie allemande est jugée très “volatile” parce que sensible à l’environnement extérieur, précise M. Schumacher. Et les difficultés des autres membres de la zone euro (qui reçoivent 40 % de ses exportations et sont à l’origine de l’essentiel des excédents commerciaux allemands) pénalisent directement le modèle allemand. Affectée, l’Allemagne reste toutefois l’une des économies les plus robustes et les plus résilientes de l’Europe monétaire, relativise Sylvain Broyer chez Natixis. Outre-Rhin, les entreprises et les ménages ne sont pas, pour le moment, pénalisés par la raréfaction du crédit ou un quelconque renchérissement de son coût. Les taux des emprunts souverains allemands, considérés comme une valeur refuge, sont au plus bas, et leur faible niveau se répercute sur tout le marché du crédit, explique-t-il.

Source : LIESI

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