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Bonjour ! Lundi, re-belote, j’espère que vous avez profité du soleil hier, c’était vraiment agréable. Ce matin, pas le temps de creuser l’actu, car j’ai attaqué l’opus 8 de Zénith 2016 hier, donc je continu aujourd’hui. Je tiens cependant à dire que c’est le 3e papier sur le ras le bol de l'armée que je vois passer depuis 48 heures, mais les deux autres n’étaient pas libre de droit. Aussi, cette fois-ci, la grogne semble vraiment sérieuse, et là aussi notre gouvernement risque de se prendre en pleine face, ce que l’on appelle la … réalité…

Vous savez les mathématiques, les courbes, c’est très abstrait, et certains se laissent facilement abuser par cet aspect virtuel des choses, surtout quand il impacte la vie des … autres…

Du reste, pour mieux cerner la logique inavouée derrière tout ça, je vous pointe ce billet que j'avais passé il y a longtemps... Qui pourrait constituer un indice sérieux...

Amicalement,

F.

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18 mai 2014

L'armée est actuellement un élastique tendu à son maximum qui n'attend plus qu'une torsion supplémentaire pour casser.

Pourtant le gouvernement avait promis, en échange d’un budget gelé à 31,4 milliards d’euros jusqu’en 2019 et de nouvelles réductions d’effectifs, de respecter les engagements financiers pris dans le cadre de la loi de programmation militaire. De toute façon, à partir de 2017, cette promesse aurait été caduque car les élections présidentielles auraient refilé le bébé au suivant.

Pour mieux emporter l’adhésion des militaires au ministère, on précisait même : « Cette loi est un tout : si on retire une brique, l’ensemble s’effondre ! » Or, ce n’est pas une brique mais un mur entier que le gouvernement envisage d’enlever, suite à la nécessité d’économiser 50 milliards d’euros en trois ans.

Il suffit pour cela d’entendre Valls et Bartolone parler, pour la Défense, « d’effort supplémentaire ». Voilà bien le problème : depuis des années, sous tous les gouvernements, on demande à l’armée de se saigner en lui promettant quelques années plus tard le monde des bisounours !

Pourtant, cette fois-ci, si l’on touche encore… encore… encore une fois à ce budget, ce sont les opérations type Serval au Mali qui deviendront impossibles. On sait déjà qu’en Centrafrique, les véhicules blindés et certains avions et hélicoptères sont au bout du rouleau, ceci d’autant plus que les pistes sont mauvaises et que la poussière s’insinue partout dans les moteurs. Il a fallu le côté « démerdard » français et l’ingéniosité de nos mécaniciens pour bricoler nos matériels.

L’armée est actuellement un élastique tendu à son maximum qui n’attend plus qu’une torsion supplémentaire pour casser. Et ici, je ne parle même plus de défense du territoire.

Bien évidemment, devant cette évidence, la colère gronde et les cadres officiers et sous-officiers sont au bord de la révolte ouverte.

Car si les socialistes ne privilégient jamais le budget de la Défense, ils aiment parader. Il suffit de voir le Président sur les théâtres extérieurs où nos forces, inlassablement, maintiennent l’ordre, au prix chaque mois de nouvelles pertes.

Et quand ils ne paradent pas, ils font intervenir l’armée au meilleur moment pour camoufler leurs échecs et faire repartir la cote de popularité du premier magistrat de la République. Encore qu’actuellement, même en allant demain occuper Moscou, notre bien-aimé Hollande aurait du mal à la faire redémarrer !

Un de mes amis, travaillant à la cellule élyséenne sous Mitterrand, me disait il y a quelques années : « Ici, quand une nouvelle arrive, la question n’est pas quel impact positif ou négatif elle a sur la France, mais est-elle bonne ou mauvaise pour le parti ? »

Chers camarades, la seule solution aujourd’hui n’est ni d’attendre le coup sur la tête ni de pousser une gueulante dans un salon officiel.

La solution, c’est la menace d’une démission massive de nos généraux.

C’est la seule manière de faire reculer le pouvoir. En 1983, le général Delaunay, s’opposant à Charles Hernu qui voulait réduire de 10 % les effectifs de l’armée de terre, donnait sa démission. Il pensait que l’armée devait s’orienter vers la lutte contre le terrorisme. Il avait mille fois raison avant l’heure !

 

Source : Bvoltaire.fr

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