HISTOIRE

La contestation est partie de Toulouse vendredi. Une première compagnie républicaine de sécurité (CRS) s’est mise en grève. Mardi, deux autres ont suivi, à Nancy et à Lyon. Tous les fonctionnaires composant ces unités se sont mis simultanément en arrêt maladie. Trois mois après les attentats de Paris, les forces de l’ordre et les militaires mobilisés dans le cadre du plan Vigipirate renforcé commencent à fatiguer. Quelque 10.500 militaires protègent 830 «sites sensibles» en France, dont 310 en région parisienne. Selon les sources syndicales, il faut y ajouter 1000 CRS en moyenne, réquisitionnés quotidiennement. En garde statique, les fonctionnaires restent debout six heures de suite, et doivent encaisser les 10 kilos du gilet pare-balles et les 5 à 6 kilos du fusil. «Les policiers sont inquiets sur les possibilités de tenir à ce rythme à long et moyen terme, observe Nicolas Comte, responsable du syndicat Unité SGP Police FO (second syndicat de gardiens de la paix et de CRS). On a tapé sur les repos et la formation, les CRS n’en peuvent plus. Il va falloir ouvrir des négociations.» En outre, les CRS exigent la revalorisation de leur prime de déplacement - qui s’élève actuellement à 30 euros - et qui, selon Nicolas Comte, «ne compense plus l’absence du foyer».

 
Source : Liberation.fr
 

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