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Tout commençait bien ce matin, on avait de bons « indices », et mon cœur balançait entre notre sécurité sociale (à qui on refuse toujours son remède de cheval) mais qui semblait aller mieux, et M. Bernard Accoyer, qui peut-être avait eu vent de nos messages citoyens, et dont je salue et j’approuve fortement l’initiative de doter l'Assemblé Nationale d'un dispositif de prévention des conflits d'intérêts, avec la création d'un poste de "déontologue" qui s’IMPOSERA alors à tous nos chers députés citoyens, déboussolés par tant d’offres…

Non, dans un sens comme dans l’autre, c’est sur on n’a quand même pas les mêmes manières que Mouammar et son peuple !  Heureusement d’ailleurs que 222 ans de ce régime « démocratique » depuis la Révolution française, nous ont adouci !

D’ailleurs croyez-vous que la « violence » appelle fatalement à la « violence » ? Action = Réaction ?

Car ce n’est pas parce que votre enfant n’a plus de professeur, ou que vous avez au final une « dématérialisation » subtile de 22 % de vos revenus et un endettement croissant, que cela va vous pousser à subitement vous jeter sur des engrais agricoles improbables…

Non, il y a cette merveilleuse idée que la démocratie est le régime politique où, plus largement, un corpus de principes philosophiques et politiques, dans lequel le peuple est souverain et élit les gouvernants.

Donc en tant que « souverain », vous incarnez la force tranquille (la vraie), et vous préférez manifester votre mécontentement bruyamment certes, mais avant tout pacifiquement devant votre rectorat.

Logique non ?

Ce qui peut donner des issues improbables… Car bien que Michèle Alliot-Marie, en bon VRP, en vente les pratiques à l’étranger, dans les faits, c’est quasiment mentir sur le produit !

Nos « Forces de l’ordre » dépassées mentalement par des manifestants bruyants et pleutres, mais cependant enragés (une morsure !!!), qui en plus (informés par les médias des pratiques libyennes) mettent des enfants devant eux en « bouclier humain » !!!.

Trop c’est trop, il y a des « limites » de violence psychologique qu’il ne faut pas imposer aux forces de l’ordre…

Alors, avant les frappes aériennes de l'Otan sur Besançon,  face à ce « stack overflow », le seul réflexe de ces CRS (finalement philosophes) sera leur libre interprétation républicaine (et pour une fois en publique, cf.  informations complémentaires) de leur méconnu Best of : « Être ou ne pas être » inspiré du grand et torturé William Shakespeare : car s'engager ou ne pas s'engager ! C'est peut-être en 2011, finalement, ce choix d'« Être ou ne pas être » vivant, dans notre société...

C’est donc très « concrètement » que par le biais d'un « aérosol de défense » ils vont imposer ce choix cornélien (qu'ils ont fait) à leurs concitoyens bruyants qui osent manifester publiquement !!!

Comme je le disais : 222 ans pour en arriver là… C'est imparable comme mode d'éducation pour ces enfants, s'ils n'étaient en première ligne, car à l’aube de leur vie, ils risquent de se rappeler dermatologiquement de cette définition de l'application de la « souveraineté populaire... ». Alors avec des exemples comme ça, à répétitions, partout en France... Certains devront peut-être se poser d'hygiéniques questions morales, si après, dans certains endroits de France, il pleut des pavés... 

Vas-y Régis ! (j'ai rien contre les Régis ; ))

Lacrymos contre casseroles et cuillères en bois. A Besançon, une manifestation de parents d'élèves contre la suppression de postes d'enseignants a pris une étonnante tournure ce mercredi en fin de matinée.

A l'appel de la FCPE (fédération des conseils de parents d'élèves) et du réseau «Ecoles en danger 25», qui regroupe des parents mobilisés du département, environ 500 parents, enseignants et lycéens se sont retrouvés sous les fenêtres du rectorat avec cuillères et casseroles, l'objectif étant de faire un «boucan d'enfer». Les y attendaient six policiers, bientôt rejoints par des CRS, selon les témoins, ce que réfute la préfecture.

«L'ambiance était bon enfant, quand un car est passé dans cette rue plutôt étroite et il y a eu un mouvement de foule. J'ai entendu "mais vous êtes fous ! Il y a des enfants!" Et j'ai vu les gens tousser et pleurer», raconte Isabelle Cauwet, de la FCPE du Doubs, venue à la manif avec ses deux filles de trois et six ans.

Lionel, dont l'école de ses enfants perd une classe à la rentrée, avait son fils de deux ans dans les bras et son autre de quatre ans à la main quand «la police a dégainé les lacrymos, dans le tas, sans sommation, alors qu'ils voyaient très bien qu'il y avait quinze-vingt gamins devant eux». Résultat, son plus jeune fils «s'est retrouvé pris de tremblement, les yeux tout rouges».

Aperçu avec ces images envoyées par le blogueur Lebisonteint, qui raconte l'épisode ici (la tension monte en fin de séquence puis suit avec celle vue en intro);

Au cabinet du préfet de Franche-Comté, on se défend en expliquant que les forces de l'ordre, comprimées contre le rectorat par la foule déplacée par le passage du fameux car, n'ont pas eu le choix: «Douze à quinze manifestants très remontés ont alors refusé de reculer. Un des six policiers présents devant ces portes a été contraint de faire usage de son aérosol d’autodéfense à deux reprises pour se dégager et assurer sa propre sécurité. Le calme est revenu immédiatement.» (Tu m'étonne ! ; ))

Comme les autres manifestants, Lionel ne s'explique pas la réaction des forces de l'ordre «alors que nous n'avions vraiment rien de menaçants. Il y avait bien un dizaine de jeunes arnarchistes, mais vraiment pas belliqueux». D'un policier à qui il réclame des explications, il s'entend répondre «vous n'aviez qu'à pas utiliser les enfants comme bouclier humain», rapporte-t-il.

«L'usage de la force par la police ne pouvait absolument pas être justifié par une quelconque menace ou pression des manifestants sur le portail du rectorat. Tout était calme avant les coups de matraques dans les jambes, les bousculades et l'utilisation du gaz», s'étonne l'Est républicain, qui relate l'affaire, aussitôt dénoncée par les représentants locaux du PS et Europe Ecologie - les Verts Franche-Comté comme le signe de «la fébrilité d’un pouvoir qui tente à tout prix d’imposer sa destruction du service public et qui n’a plus que la force et le silence obstiné à opposer aux revendications».

Bilan de l'incident, plus de peur que de mal: des parents et des enfants choqués, pas mal de larmes, une préfecture quelque peu embarrassée et, côté police, «des coupures et une morsurse (!)».

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Source : Libération.fr

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