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La victoire du non au référendum risque de bloquer la réforme d’un secteur bancaire en proie à d’importantes difficultés.

Monte Dei Paschi Di Siena 06 12 2016
Le dossier de la banque Monte Dei Paschi di Siena est le plus explosif. GIUSEPPE CACACE / AFP

C’était le scénario du pire pour la stabilité financière de l’Europe, et voilà qu’il se concrétise. La victoire du non au référendum italien, dimanche 4 décembre, ouvre une période d’incertitude politique préjudiciable à l’économie de la Péninsule. Une incertitude possiblement catastrophique pour son secteur bancaire.

Avec ce non, c’est en effet toute l’action engagée par le gouvernement de Matteo Renzi dans le domaine financier, pour assainir des banques plombées par des mauvaises créances, qui se voit sinon compromise du moins stoppée net.

Ce dommage collatéral est lourd de conséquences, tant il y a urgence à nettoyer un secteur bancaire entravé par près de 360 milliards d’euros de crédits compromis – l’équivalent de 20 % du PIB de l’Italie ou de l’intégralité de celui de l’Autriche. Car non seulement les banques peinent à financer l’économie, donc à soutenir le redémarrage de la croissance, mais leurs difficultés menacent de déstabiliser le reste du système bancaire européen.

Le dossier « BMPS », du nom de la Banca Monte dei Paschi di Siena, au bord de la faillite, est le plus explosif. Le 24 novembre, l’horizon s’était pourtant éclairci pour le plus vieil établissement financier du pays, troisième par la taille, miné par des actifs à risques et sous-capitalisé.

Sauvetage public

BMPS avait obtenu le feu vert de ses actionnaires à un plan de sauvetage géant, passant par une recapitalisation de 5 milliards...

 

Source(s) : LeMonde.fr via Contributeur anonyme

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