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FRANCE : ... les APC vont « sauver des emplois » disent nos médias

= hausse du temps de travail + baisse de salaire + quand même licencié

Contributeur anonyme

Rappel : La crise permanente (Marc Chesney)

Bulletin Paie
Fiche de paie, bulletin de salaire, illustration. — A. GELEBART / 20 MINUTES

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84% d’entre eux pensent, qu’à la rentrée, les entreprises vont licencier et le chômage augmenter.

Ni le déconfinement ni les plans de relance n’ont rassuré les Français. Sur fond de crise sanitaire économique et sociale, l’indice de confiance du baromètre ViaVoice pour HEC Paris, Le Figaro et BFM Business n’est pas remonté au mois de juillet. Il s’établit à - 42, quasi stable depuis le mois de mai, alors qu’il avait atteint son plus bas niveau depuis 6 ans.

Il faut dire que les Français s’attendent à ce que leur retour de vacances ne soit pas une partie de plaisir. Emmanuel Macron ne le cache d’ailleurs pas, qui a d’ores et déjà prévenu que «la rentrée sociale sera très difficile». Plans sociaux, déjà nombreux, qui vont se multiplier en septembre, difficultés des entrepreneurs et indépendants sans visibilité, situation des jeunes diplômés qui arrivent sur le marché du travail dans un contexte désastreux… L’enjeu majeur de la rentrée sera celui de l’emploi ; et grand public comme décideurs ont bien conscience des difficultés qui vont se présenter sur ce front.

Sauvegarder le plus possible d’emplois

Le baromètre souligne ainsi que 84% d’entre eux pensent que les entreprises vont licencier et le chômage augmenter, alors qu’une infime proportion (11%) veut croire que l’activité va repartir à la rentrée et qu’un scénario noir n’aura pas lieu.

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Dans ce contexte, le principe des accords de compétitivité - ou accords de performance collective (issus des ordonnances Pénicaud) - qui permettent à une entreprise de modifier certaines conditions de travail pour sauvegarder des emplois, ne fait pourtant pas l’unanimité. En gros, ce concept divise en deux les personnes interrogées. Les partisans y voient un moyen d’éviter les licenciements et de sauvegarder des compétences, alors que les opposants ne sont pas favorables à un dispositif auquel peuvent faire appel des entreprises qui ne traversent pas de difficultés liées à la conjoncture actuelle. C’est l’«illustration d’une méfiance encore réelle envers la volonté des entreprises à jouer le jeu», souligne Stewart Chau, chez Viavoice.

Maintien des 35 heures

Dans la même veine, les Français ne sont pas prêts à faire personnellement de grands sacrifices, même si cela peut sauver des emplois. Quelque 37% des décideurs (et 27% du grand public) accepteraient éventuellement de plus grandes amplitudes de travail d’une semaine à l’autre.

Peu sont prêts à renoncer à leurs jours de RTT (31% des décideurs et 19% des actifs français). Et rares sont ceux qui feraient une croix sur leurs augmentations de salaires pour donner de l’oxygène financier à leur employeur. «Pour les décideurs comme le grand public, les mesures pour contrecarrer le choc ne doivent pas être aux dépens de leur pouvoir d’achat», relève Éric Mengus, professeur d’économie à HEC Paris.

Abandonner les 35 heures est, enfin, inenvisageable, à la fois pour le grand public et les décideurs, qui considèrent que l’on ne doit pas revenir sur cet «acquis social». Bref, corollaire des problèmes d’emplois, le dialogue social sera inévitablement crucial à la rentrée.

Source : Le Figaro.fr via Contributeur anonyme

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