1 1 1 1 1 Rating 5.00 (2 Votes)

Bonjour, déjà mercredi, comme vous le savez le plan d'austérité de Manuel Valls a été voté hier, mais ce n'est pas pour cela qu'il est juste, comme le soulignait Agnès Rousseaux dans Basta hier, ou Gérard Filoche ci dessous. Il y a d'autres solutions. Du reste, je voulais vous présenter mes excuses pour mon intro d'hier un peu violente, mais sachez que moi aussi j'ai mes limites en matière de patience. Généralement je suis un gars assez cool, mais des fois je m'emporte. Mais gardez à l'esprit que je ne fais que réagir à la violence qui nous est faites. Cependant, la violence n'est jamais la solution, car la violence engendre la violence, aussi excusez-moi. Pour info, j'ai trouvé une solution pour la pub, plutôt qu'une pleine page à chaque clic, vous aurez de temps en temps un petit encart en-dessous des informations complémentaires. Comme cela, ça ne gêne pas trop la lecture, et j'espère que ça nous aidera un peu, encore un grand merci à Marie Noëlle pour son geste d'hier.

Amitiés,

F.


Emue, Marie-Noëlle Lienemann accuse Valls de "s... par BFMTV

Quelques heures avant qu’une partie de la gauche n’exprime, une fois de plus, sa circonspection face à la politique gouvernementale – 41 abstentions dans le groupe PS – une élue socialiste avait des larmes dans la voix.

Interrogée par BFM TV à sa sortie de la rencontre entre les sénateurs et le Premier ministre Manuel Valls, Marie-Noëlle Lienemann était dans un drôle d’état. Comme si elle venait de se faire larguer.

« Il s’assoit sur des combats non seulement historiques mais actuels ! Nous avons travaillé ensemble sur un projet du PS, qui était loin d’être très à gauche, et lui s’assoit dessus en nous expliquant que les bonnes méthodes sont celles que la droite et les libéraux avaient poussées ! »

Que Manuel Valls se rassure, on n’a pas attendu sa nomination à Matignon pour voir des élus socialistes pleurer à la télévision. L’abattement de la sénatrice rappelle d’autres larmes.

Il y a un an, Gérard Filoche, à la gauche du PS lui aussi, pleurait de colère sur le plateau de LCI. Déçu aussi par le PS d’aujourd’hui. Pas (encore) par sa politique mais parce que, contrairement à ce qu’elle aurait aimé prétendre, les affaires n’épargnent pas la gauche au pouvoir. C’était en pleine tempête Cahuzac.

« C’est la misère dans le pays, y a cinq millions de chômeurs, y a dix millions de personnes qui sont pauvres, qu’ont moins de 900 euros par mois et dont on parle pas [...] et on a un chef du Budget qui fraude lui-même, qui ment les yeux dans les yeux. […] Nous sommes le premier grand parti de la gauche. On peut pas être sali par des histoires comme ça, y en a assez. »

Entre temps, il y a eu aussi les larmes du socialisme municipal. Battue au premier tour, la candidate PS à la mairie de Fréjus (Var) Elsa Di Méo a exposé sa tristesse à la télévision.

Abattue par l’effondrement de ce bon vieux front républicain qui ne marche plus, balayée par le Front national qui a profité du désaveu de la politique nationale pour conquérir quelques villes, et la sienne au passage.

« Lundi matin, quand on va se réveiller avec la gueule de bois, on aura besoin du parti à nos côtés. »

L’autre « BFMIsation » de la vie politique

A cause des affaires, des couacs en tout genre, des échecs électoraux, des atermoiements et des choix politiques qui pour beaucoup ne sont plus de gauche, la fracture entre le pouvoir et une partie du PS se creuse. Et ça se voit à la télévision.

C’est la face lumineuse de la « BFMisation » de la vie politique : les colères et les déceptions ont de plus en plus de mal à rester cachées dans les bureaux. Parce que la caméra peut surgir à tout moment, que les émissions se multiplient, les sourires forcés et les grises mines apparaissent avec plus de netteté.

Pendant l’affaire Leonarda, les journalistes politiques n’étaient pas les seuls à voir le député PS Pouria Amirshahi hors de lui dans les couloirs de l’Assemblée. La télé était là aussi pour l’accueillir.

On peut toujours soupçonner la gauche du PS de pleurer des larmes de crocodile. Derrière l’émotion, il y aussi des histoires politiques – le sentiment des parlementaires de ne pas être assez écoutés – et politiciennes, des egos.

Pourquoi rester dans un parti qui fait du mal ?

Surtout que ça rend télégénique et populaire de pleurer : après son jour de gloire, Gérard Filoche est devenu un habitué des plateaux, il a même sorti un livre sur l’affaire Cahuzac.

Mais la tristesse est plus difficile à feindre que la colère. Et les citoyens préfèrent sans doute être représentés par des pleureurs que par des menteurs. Des impuissants que des malhonnêtes.

Tout juste, peut-on se demander pourquoi ces socialistes si souvent déçus restent dans un parti qui leur fait du mal. A quoi bon être là ? A quoi ça sert quand Manuel Valls, ce mercredi, semblait les désigner en parlant sur France Inter de « la vieille gauche » ?

« L’ironie, la critique permanente, le sentiment qu’on trahit, c’est souvent le mal de la gauche française. »

Avant, on voyait surtout des vaincus aux élections, des syndicalistes et des militants pleurer à la télévision. Maintenant, même les élus sont en larmes. L’impuissance politique gagne du terrain.

 

Source : Nouvelobs.com

Informations complémentaires :

Ps 30 04 2014

 

Loading comment... The comment will be refreshed after 00:00.

Be the first to comment.

Jcm Avatar
Say something here...

You are a guest ( Sign Up ? )

or post as a guest

Vous êtes ici : Accueil Arrow Actualités françaises Arrow Les larmes de Lienemann, énième symbole du socialisme déçu