5.0 of 5 (4 Votes)
Temps de lecture : 6 min

Je vous repasse l'interview de Pierre Jovanovic sur le conflit à Air France, car on en apprend beaucoup sur les coulisses de ce dernier.

Licenciement pour faute lourde : le couperet est tombé jeudi pour quatre salariés d'Air France suspectés d'être impliqués dans les débordements commis début octobre en marge d'un comité central d'entreprise dédié à un plan de restructuration.

Le 5 octobre, deux dirigeants avaient été molestés et des vigiles blessés en marge du CCE, envahi par plusieurs centaines de salariés. L'image du DRH d'Air France, torse nu, chemise arrachée et escaladant un grillage pour échapper aux manifestants, a fait le tour du monde.

Dix-huit procédures disciplinaires avaient été engagées par la compagnie, dont cinq contre des salariés visés par une enquête judiciaire et renvoyés le 2 décembre en correctionnelle pour violences.

Parmi ces cinq salariés, déjà mis à pied sans salaire, quatre ont été licenciés pour "faute lourde", a annoncé à l'AFP la compagnie. Ils ont reçu un courrier "en début de semaine".

Issus principalement de la branche cargo, ils sont licenciés "sans indemnité ni préavis", a précisé à l'AFP Miguel Fortea de la CGT Air France.

Pour le cinquième, représentant (CGT) du personnel, une "procédure légale spécifique et plus longue" est engagée. Compte-tenu de son statut de salarié protégé, son licenciement doit être autorisé par l'inspection du travail et les instances du personnel consultées. Une réunion extraordinaire du comité d'établissement de la maintenance est prévue le 25 novembre, selon plusieurs sources syndicales.

Un sixième salarié échappe au licenciement et fera l'objet d'une mise à pied, d'après ces sources. A son égard, "les faits d'agressions physiques n'ont pas été retenus à la suite de l'entretien préalable", selon le porte-parole d'Air France.

Par ailleurs, onze salariés, tous salariés au sol également, ont écopé d'une mise à pied sans solde de 15 jours pour avoir participé, selon la compagnie, à l'"effraction" d'une grille d'accès.

Pour les deux pilotes auxquels il est reproché d'avoir ouvert de l'intérieur les portes d'accès au siège, "la procédure se poursuit" et des "entretiens préalables se tiendront prochainement", selon Air France.

- 'Une farce' -

Les violences du 5 octobre avaient suivi l'annonce de près de 3000 suppressions de postes potentielles en 2016 et 2017, faute d'accord avec les syndicats de navigants sur de nouvelles mesures de productivité.

Le Premier ministre Manuel Valls avait promis des "sanctions lourdes" contre les "voyous", François Hollande avait condamné des violences "inacceptables".

La compagnie affirme avoir pris ces décisions "de façon juste, équitable, proportionnée et rigoureuse" et rappelle que "le refus de toute violence" fait partie des "valeurs fondamentales" du groupe.

Elle précise que les salariés ont pendant dix jours la possibilité de déposer "un recours gracieux" pour "suspendre la sanction prononcée jusqu'au prononcé de la décision définitive".

Les syndicats interrogés par l'AFP soutiennent que les images tournées par des chaînes de télévision, sur lesquelles la direction s'appuie selon eux, ne permettent pas d'éclaircir les responsabilités des uns et des autres.

"C'est juste une farce", "on ne voit personne qui met un coup", a réagi un délégué Force ouvrière.

Il serait "plus intelligent de lever les sanctions" et "que la direction laisse son ego de côté", "c'est inadmissible et on se laissera pas faire", a prévenu Mehdi Kemoune, numéro 2 de la CGT, qui appelle les salariés à se mobiliser une nouvelle fois le 19 novembre.

Dans l'attente des conclusions de l'enquête policière, l'intersyndicale réclamait la suspension des mesures disciplinaires dénoncées par une partie de la gauche. La CGT avait promis "un conflit sans précédent" si la direction venait à licencier.

"Ces salariés-là ont été pris par hasard" pour "faire des exemples", ils sont "condamnés par avance", avait tonné Miguel Fortea le 4 novembre devant les députés.

La direction a confirmé un millier de départs volontaires pour 2016. Elle pourrait en revanche renoncer à appliquer son plan de restructuration en 2017 à condition de parvenir rapidement à un accord de productivité. Les 2.000 autres coupes prévues seraient alors évitées.

 

Source : Fr.news.yahoo.com

Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.

Informations complémentaires :

Air_france_13_11_2015.jpg

 

 

Partager sur les réseaux sociaux

Publier 0Nombre de partages sur X
0Nombre de partages sur X
Partager 0Nombre de partages sur Facebook
0Nombre de partages sur Facebook
Partager 0Nombre de partages sur Linkedin
0Nombre de partages sur Linkedin
E-mail 0Nombre de partages sur Email
0Nombre de partages sur Email
WhatsApp 0Nombre de partages sur Whatsapp
0Nombre de partages sur Whatsapp
Télégramme 0Nombre de partages sur Telegram
0Nombre de partages sur Telegram

1000 Characters left


 

Vous appréciez Crashdebug.fr ?

Pour nous soutenir, vous pouvez nous aider à financer ce serveur :

Faire un don ponctuel via paypal

Faire un don ponctuel ou mensuel via Tipeee

Ne perdez rien de notre actualité, rejoignez-nous sur Twitter (X), Youtube, ou Facebook ou encore Telegram (pas de filtrage algorithmique), avec la censure de Google, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien.

Tous les commentaires publiés sont sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Crashdebug.fr ne saurait être tenu responsable de leur contenu ou orientation.

Vidéo bloqué qui ne se lance pas ?

Comment nous contacter ?

Vous avez des questions ?

Merci,

Sites ami(e)s