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Tout cela à cause d’un président zélé, qui nous livre pieds et poings liés à l'Europe. Il veut nous faire payer toujours plus d’intérêts à des démons, en privilégiant proportionnellement les cadres suppérieur et leurs 'élites' grâce à une réforme injuste. Président qui a été porté en 2007 par 53,06 % des Français. L’ennemi est donc aussi intérieur, et cela remonte à la Gaule et aux Gaulois, et pour certains à leurs incestueuses alliances avec les Romains. Il faut savoir adapter son discours à son interlocuteur, qui peut être le complice inconscient d’un véritable jeu de massacre, ceci pour pouvoir enfin l’amener à mieux accepter l’évidence. Tout cela est entre les mains des Français et de syndicats bien trop dociles, advienne que pourra.

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Alors que dans certains secteurs, des appels à la grève reconductible sont lancés, les confédérations restent prudentes

Initiative isolée ou véritable lame de fond ? En déposant, lundi 4 octobre, un préavis de grève illimité à compter du 12 octobre, date de la prochaine mobilisation intersyndicale, la CGT-RATP a fait sensation. Le lendemain, les syndicats cheminots FO, CFTC et la CFE-CGC, non représentatifs, lui emboîtaient le pas, tandis que la CGT, l’Unsa, SUD-rail et la CFDT, majoritaires à la SNCF, doivent se prononcer mercredi.

Jusqu’ici, les appels à la grève reconductible lancés localement
le 23 septembre par Solidaires, la FSU, Force ouvrière ou encore par un communiqué des « syndicalistes pour la grève générale », qui revendique 600 signataires, n’ont pas fait boule de neige. Mis à part à Marseille, où, dans le sillage de la grève lancée contre la réforme portuaire, les débrayages liés aux retraites se sont multipliés chez les enseignants, les agents territoriaux ou les fonctionnaires des impôts.

Alors que l’intersyndicale doit se réunir à nouveau vendredi pour réfléchir à l’après-12 octobre, la tentation de la radicalisation grandit. Mardi à la CGT, où cheminots et syndicalistes de Total, par exemple, avaient déjà indiqué leur préférence pour un mouvement reconductible, c’est l’ensemble des structures qui, fait exceptionnel, planchaient sur ce thème. De quoi inquiéter la majorité qui, par la voix de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, a mis en garde contre « le désastre » que constituerait un tel mouvement.pix trans

"On a quinze jours pour faire bouger les choses"pix trans

De fait, les arguments en faveur d’un durcissement gagnent du terrain. « Sur les retraites, on a quinze jours pour faire bouger les choses, c’est le moment de se poser la question de l’efficacité », rappelle Annick Coupé, porte-parole de Solidaires. Car après avoir multiplié en vain les manifestations, en semaine et désormais aussi le samedi, les centrales savent que, si elles ne veulent pas s’avouer vaincues, il leur faut désormais monter le ton. Reste à trouver comment.

À Force ouvrière, Jean-Claude Mailly prône une grève interprofessionnelle « de 24 heures ». Mais il estime que ce n’est pas son rôle d’appeler à une grève reconductible, qui ne peut se décider que « par secteur ou entreprise ». « Un mouvement reconductible, ça se construit, par exemple en appelant au débrayage une fois par semaine », renchérit Jean-Pierre Delannoy, opposant à Bernard Thibault au sein de la CGT. Mais, commente ce syndicaliste, « encore faudrait-il qu’en haut, il y ait une vraie volonté de s’opposer ! »

Or, constate Jean-Michel Denis, chercheur au Centre d’études de l’emploi, « il y a une véritable réticence des confédérations à changer de braquet. Tout se passe comme s’il y avait désormais un interdit autour de la grève reconductible comme moyen d’action, à la CFDT bien sûr mais aussi à la CGT. » Plusieurs choses ont en effet changé la donne.

« La désyndicalisation de secteurs entiers du salariat amoindrit structurellement la capacité de succès d’une mobilisation », précise ce spécialiste des mouvements sociaux, qui estime aussi que « l’échec de certaines grèves longues, sur les régimes spéciaux par exemple, a laissé des traces ». Enfin, les centrales craignent qu’un blocage du pays ne retourne contre elles une opinion publique jusqu’alors réceptive.

Nathalie BIRCHEM


Source :
La Croix

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Informations complémentaires :

France Info : Retraites : la grève reconductible confirmée à la SNCF
L'Express.fr :
Grève reconductible des cheminots à partir du mardi 12 octobre
Le JDD.fr :
Les transports en grève illimitée

 

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