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Vous remarquerez qu’ici on ne parle pas de week-end chez belle-maman, mais de réels déplacements avec nuits d’hôtel (ou autres). Alors, au delà de ce chiffre de 41% (et du plaidoyer en filigrane du Figaro contre les charges, forcément toujours trop lourdes...), je vous donne un autre repère, nous aussi ça fait 4 ans…

Amitiés,

F.

Vacances Fr 11 03 2014
LeFigaro.fr/Litzler, Jean-Bernard - Les vacances, un luxe pour de plus en plus de Français

À peine 41% des Français ont passé au moins une nuit payante hors de chez eux l'an dernier, contre 45% en 2012, selon une étude publiée ce mardi. Le camping affiche un recul de 3 millions de nuitées, tout comme les locations meublées tandis que l'hôtellerie perd 2 millions de nuitées.

Les vacances en hébergement payant deviendraient-elles un luxe de plus en plus inaccessible pour une majorité de Français ? C'est en tout cas ce qui ressort d'une étude menée par le cabinet Protourisme. L'an dernier, seuls 29,5 millions de Français (adultes et enfants) ont passé au moins une nuit en hébergement marchand soit 41% de la population contre 45% en 2012. Selon les calculs du cabinet spécialisé, ce seraient 3,5 millions d'habitants de l'Hexagone qui auraient renoncé à ce genre de sortie depuis 2010.

Le camping affiche un recul de 3 millions de nuitées, tout comme les locations meublées tandis que l'hôtellerie perd 2 millions de nuitées. Seuls les villages de vacances et les résidences de tourisme tirent à peu près leur épingle du jeu dans une quasi stabilité. «C'est un niveau de départ extrêmement faible et le recul affecte toutes les catégories de clientèle», souligne Didier Arino, directeur de Protourisme. Même les vacances subventionnées dans les villages de vacances associatifs sont en recul.

Se regrouper ou disparaître

Néanmoins, le niveau de vie reste déterminant pour continuer à s'offrir des vacances. Si les trois quarts des foyers disposant de revenus mensuels nets supérieurs à 3500 euros partent toujours, ils ne sont plus que 56% chez ceux gagnant entre 2500 et 3499 euros et 38% dans les classes moyennes pouvant compter sur 1500 à 2499 euros mensuels. Quant aux foyers avec un revenu inférieur à 1500 euros, la proportion de ceux qui se permettent de s'offrir ce genre de séjour ne dépasse pas 23%.

De mauvais chiffres qui rendent Didier Arino pessimiste pour l'avenir. «Si les clientèles étrangères progressent un peu et les catégories socioprofessionnelles supérieures se maintiennent, le cœur du marché se réduit, explique-t-il. Il sera de plus en plus compliqué et coûteux de toucher une nouvelle clientèle. Avec la hausse de la TVA et des charges, la seule manière de s'en sortir pour les plus fragiles sera de se regrouper vers les marques les plus fortes du secteur.»

Un mouvement qui ne se fera pas sans quelques victimes, selon lui, du côté des clubs de vacances ou de l'hôtellerie. Ces professionnels ont d'ailleurs d'autant plus de mal à maintenir leurs marges que le poids des intermédiaires en ligne ne cesse de progresser. L'an dernier 84% des acheteurs d'hébergements marchands se sont renseignés sur le Web, et 72% de ces internautes ont au moins acheté une prestation touristique payante au cours de l'année 2013.

 

Source : Lefigaro.fr