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Question : Alors le reste du hair-cut concerne quels pays ???

Cela devient de l’intoxication pure et simple. En aucun cas une recapitalisation des banques européennes de 100 milliards de dollars ne peut se justifier par la dette souveraine grecque.

Voyons d’abord les chiffres globaux :

Index

L’encours total des banques commerciales est donc de l’ordre de 81 milliards d’euros. Or il n’est absolument pas question d’un abandon de créances total. Ou se trouvent ces 81 milliards ?

Comme 49 milliards d’euros sont détenus par les banques grecques, les autres banques européennes auraient donc un encours de 32 milliards d’euros.  Même si finalement 50% de cette dette étaient abandonnés, le montant maximum serait de 16 milliards d’euros ! L'accord du 21 juillet prévoyait déja un sacrifice de 21%.L’absence de transparence et la confusion créées par les informations émanant des discussions européennes commence furieusement a de la manipulation politique. On l’a magnifiquement rencontrée dans l’affaire Dexia ou la Grèce ne représentait que 3,7% des actifs de 100 milliards d’euros qui sont financés avec la garantie de la France et de la Belgique ce qui n’a pas empêché les Gouvernements concernes de faire –a tort- de Dexia une « victime de la crise de l’Eurozone » et non de sa mauvaise gestion. Aucune banque priveé allemande ne dépasse 2 milliards d'encours sur la dette grecque. En France, La BNP Paribas a 5 milliards et la Société Générale 2,6 milliards.

Index2

La seule explication est que la recapitalisation des banques européennes dont il est question vise d’autres situations que la Grèce, tout en ne parlant que d’elle.

Sans transparence, la méfiance des investisseurs face à l’Europe ne se dissipera pas.

Source : http://finance.blog.lemonde.fr

Information complémentaire en commentaire par Foonote :

A même question, même réponse…

IL N’Y A PAS QUE SARKOZY QUI ROULE POUR LES BANQUES

En France, ni Sarkozy, ni Hollande, ni Bayrou ne se differentient sur les points fondamentaux que sont:

- la dette publique aux mains des banques depuis 1973,

http://postjorion.wordpress.com/2011/10/05/210-a-j-holbecq-creation-monetaire-en-15/

- la monnaie unique surévaluée à l’ombre de laquelle notre industrie est en train de mourir, ainsi que le statut de la BCE qui empêche de monétiser la dette publique,

etc.

Nous sommes, depuis ce week-end et jusqu’à mercredi, submergés d’infos en provenance de Bruxelles sur le sommet monétaire, qui va même concerner les 27 sur demande du Premier ministre britannique, et personne ne fait la remarque :

Peut-on rappeler que notre dette, que Moody’s vient de mettre en surveillance, n’existerait tout simplement pas si l’on n’avait pas interdit au Trésor de se financer auprés de la Banque centrale en 1973, interdiction renforcée avec l’euro et les statuts de la BCE ?

… car l’essentiel de cette dette représente les intérêts cumulés depuis lors !

Ces intérêts représentent cette année queques 50 Milliards, soit l’intégralité de l’impôt sur le revenu, et ils vont continuer d’augmenter !

Or, je rappelle qu’il s’agit là d’un cadeau fait aux banques, qui est pur bénéfice et ne leur coûte aucun frais d’infrastructure (les écritures électroniques sont liquidées dans les trois jours aprés l’adjudication de l’appel d’offre). Les banques nous facturent quelque chose qui ne leur coûte rien !

En d’autres termes, les chefs d’Etat se réunissent pour traiter d’un problème qui n’existerait pas sans leur entêtement à le maintenir sous la pression des lobbies bancaires (Rappelons que cette mesure fut initiée sous Pompidou, ancien fondé de pouvoir du Groupe Rothschild, et jumelée avec l’entrée du Royaume-Uni et de la « City » dans la CEE, en Janvier 1973 !

Il suffirait de revenir à l’ancien système de la souveraineté monétaire nationale, et la dette disparaitraît totalement, de façon progressive sur sept ans, puisque telle est la durée maximale des tranches.

C’est à cela qu’on voit vers où penche l’idéologie des politiques de service… Il vaut mieux mieux sans doute s’interroger gravement sur les priorités, dont « la vérité sur les comptes publics », mais sans vouloir entendre cette vérité !

On prefère dire qu’il faudra de l’austérité, beaucoup d’austérité, pour sauver les banques et même les recapitaliser aux frais de tous…

De qui se moque-t-on ?

N. B. Ce qui est dit là des politiques en France pourrait l’être de l’ensemble de ceux de la zone euro: un euro fort, sans possibilité de monétisation ne profite qu’aux banques et aux rentiers dont il évite « l’euthanasie »…

 
 
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