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En cette fin de journée pour cette page internationale, à l'heure où les journalistes tombent sous les balles des snipers, grâce à cette courageuse reporter de Radio-Canada : Sophie Langlois (encore une femme), nous allons parler de l'Égypte. Où maintenant, d'après les États-Unis, Hosni Moubarak doit rester en poste ! Certainement pour faire fructifier chez JP Morgan Chase & Co. ses 70 milliards US$ de fortune familiale. Mais il ne faut pas oublier, la Tunisie et la Jordanie, Istanbul et le Yémen. La crise alimentaire, que nous avions annoncé il y a des mois, va aller en s'aggravant, et comme nous l'avions dit (si vous le pouvez) vous aussi spéculez et pensez aussi à vous ! Je vous laisse découvrir l'élégant tour de passe-passe d'Hosni Moubarak qui s'accroche à son pouvoir comme une moule à son rocher. Mais les Égyptiens n'ont plus rien à perdre. Je suis perplexe sur l'issue de cette révolution, mais les choses avancent... et l'armée semble avoir choisi son camp ; ) Suivez l'info en direct en informations complémentaires.

Le comité exécutif du Parti national démocrate (PND) au pouvoir en Égypte a démissionné en bloc au 12e jour d'un vaste mouvement de contestation de la population qui réclame le départ du président Hosni Moubarak.

Parmi les membres du comité figurait Gamal Moubarak, le fils du chef d'État pressenti depuis plusieurs années pour succéder à son père.

Des réseaux de télévision arabes, dont Al-Arabiya et Al-Jazira, ont d'abord rapporté samedi que le président avait lui aussi quitté la formation politique. Mais Al-Arabiya s'est rétractée pour affirmer que le raïs restait à la tête du parti.

Le président Moubarak a nommé le réformiste Hossam Badraoui au poste de secrétaire général du PND. Ce membre de l'aile libérale de l'organisation s'était confié vendredi soir à l'envoyée spéciale de Radio-Canada au Caire, Sophie Langlois.

« Les gens comme moi qui réclamaient des réformes depuis des années n'ont pas réussi ce que ces jeunes ont accompli en une semaine. Ils ont gagné. Avec une perspective différente, ils ont réussi à imposer des réformes politiques dans le pays », a-t-il affirmé avant même de savoir qu'il deviendra numéro un de la formation au pouvoir.

Plus tôt, Hosni Moubarak a rencontré les principaux ministres chargés des dossiers économiques. Selon l'agence officielle Mena, le président s'est entretenu samedi avec le premier ministre Ahmad Chafic ainsi qu'avec les ministres du Pétrole, du Commerce, des Finances, de la Solidarité sociale et le gouverneur de la Banque centrale. Aucun détail n'a été donné sur les sujets discutés.

Le mouvement de protestation a un impact important sur l'économie du pays. Plusieurs entreprises ont aussi dû interrompre leurs activités depuis le début du soulèvement et l'industrie touristique est grandement affectée.

Contrairement à ce qu'avaient annoncé les autorités il y a quelques jours, la Bourse du Caire ne rouvrira pas lundi.

Les exportations de l'Égypte ont chuté de 6 % en janvier et la crise coûte 310 millions de dollars par jour au pays, selon les analystes.

La contestation se poursuit

Pendant ce temps, des milliers de manifestants occupent toujours la place Tahrir, au Caire, et continuent d'exiger le départ du président Moubarak.

La démonstration de force, plus modeste que lors des jours précédents, se déroule dans un calme précaire. Selon l'envoyée spéciale de Radio-Canada dans la capitale, Sophie Langlois, la tension est un peu plus palpable que vendredi même si les manifestants sont en moins grand nombre. Elle a constaté des échauffourées entre les opposants et des manifestants pro-Moubarak qui ont réussi à pénétrer sur la place même si les militaires assurent toujours un contrôle strict de son accès.

Un officier de l'armée a tenté en vain de persuader la foule de quitter la place, arguant que le mouvement paralyse l'économie de la capitale. Du haut d'une tribune et muni d'un porte-voix, le militaire a lancé aux protestataires : « Vous avez tous le droit de vous exprimer, mais s'il vous plaît, sauvez ce qui reste de l'Égypte. Regardez autour de vous. »

Les manifestants ont répondu par des cris exigeant la démission du président. L'officier a quitté la tribune en disant : « Je ne parlerai pas au milieu de tels slogans. »

Dans la matinée, plusieurs protestataires ont tenté d'empêcher les chars de l'armée déployés sur la place de quitter les lieux, disant craindre des violences, selon des journalistes de l'AFP. Dès que les moteurs se sont mis en marche, les manifestants se sont assis au sol autour des chars positionnés aux différents accès de la place.

Des coups de feu nourris ont été entendus au cours de la nuit, semant un léger mouvement de panique, selon un correspondant de l'AFP, mais il s'agissait de coups de semonce de l'armée qui n'ont pas fait de blessés.

Vendredi, des centaines de milliers de personnes ont manifesté dans la capitale et dans plusieurs villes de province.

Décès d'un journaliste

Le journaliste égyptien Ahmed Mohammed Mahmud, blessé lors des manifestations anti-Moubarak, est mort après quatre jours de coma. Le journaliste du quotidien gouvernemental Al-Ahram avait été atteint par les balles d'un tireur d'élite, la semaine dernière, au moment où il prenait des photos depuis son appartement situé près de la place Tahrir.

Attaque contre un gazoduc

Par ailleurs, dans le nord du Sinaï, un gazoduc reliant l'Égypte à la Jordanie a été la cible d'une attaque à l'explosif dans la ville d'El Arich, samedi. L'attaque a fait des dégâts mineurs et l'incendie a été maîtrisé au bout de trois heures.

Le gazoduc, divisé en deux sections, achemine du gaz en Jordanie et en Israël. L'attaque a atteint la section qui fournit la Jordanie. L'approvisionnement vers les deux pays a été temporairement suspendu par mesure de précaution.

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