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Un vent de liberté souffle sur l’Europe ! À la veille de l'implosion de la Belgique, c'est la Hongrie nationaliste qui arrive à la rescousse à sa présidence, ce qui est impeccable pour des mesures impopulaires. Charmante Hongrie, patrie d’origine du père de notre président bien-aimé, qui donne l’exemple au monde entier et puni de 730,000 € toute personne qui porterait "atteinte à l'intérêt public, l'ordre public et la morale", ou encore avec des "informations partiales". Ce qui est fort c’est que ce n’est pas un collège démocratique qui présidera ce 'conseil des médias' et décidera des coupables et des sanctions, mais bel et bien les membres du Fidez, le parti politique de Viktor Orban président du pays. Comme en France ou aux USA, là aussi le ton est donné… C’était quand la révolution en Hongrie déjà ?


Hongrie/UE : les dossiers chauds de la présidence tournante
envoyé par euronews-fr. - L'info video en direct.

La Hongrie est restée ferme, jeudi 6 janvier, face aux critiques contre sa loi très controversée sur les médias, s'en prenant vertement à la France en particulier. "Il n'appartient pas aux Français ou aux Allemands" de juger de la conformité d'une législation nationale avec les règles de l'UE, mais à la Commission européenne, a dit Viktor Orban, réagissant aux appels de Paris et Berlin à modifier le texte.

Viktor Orban a réservé ses piques les plus aiguisées à la France, qui, le 4 janvier, avait dénoncé une "altération profonde de la liberté de la presse" en Hongrie. Il l'a exhortée à revenir "à la réalité" et à des propos "rationnels". "Je ne me souviens pas que la Hongrie ait jamais critiqué la loi française sur les médias", a rétorqué le chef du gouvernement hongrois. Il a ainsi relevé que son pays ne disposait pas, contrairement à la France, d'une loi prévoyant que le pouvoir nomme le président de la chaîne de télévision publique de son pays. "Et je n'ai jamais dit qu'il s'agissait d'une loi antidémocratique", a-t-il souligné.

Depuis l'adoption en décembre d'une législation encadrant le fonctionnement des médias en Hongrie, jugée liberticide par ses détracteurs, le pays affronte une avalanche de critiques en Europe, qui transforment le début de sa présidence de l'UE en cauchemar. Pour autant, Viktor Orban, un conservateur aux forts accents populistes revenu au pouvoir en avril et fort d'une majorité des deux tiers au Parlement, s'est montré ferme jeudi devant des journalistes étrangers à Budapest.

PARIS TENTE DE CALMER LE JEU

"Oui, c'est un mauvais départ" pour la présidence semestrielle de l'UE, prévue jusque fin juin, "nous n'aurions pas souhaité débuter comme cela", a reconnu le premier ministre hongrois, Viktor Orban. "Naturellement, la Hongrie acceptera toute procédure que l'Union européenne déclencherait", a-t-il ajouté. "Cependant, le principe le plus important en Europe est la non-discrimination", a-t-il jugé. Il a qualifié du coup de "prématurée" et "inutile" la réaction de Paris et de Berlin.

A Paris, le ministre des affaires européennes français, Laurent Wauquiez, a cherché à calmer le jeu : "Il ne s'agit pas de donner des leçons à qui que ce soit", a-t-il déclaré, affirmant que Paris n'espérait qu'un "travail sérieux, objectif" entre la Hongrie et la Commission européenne qui permette, le cas échéant, de corriger "des problèmes". A Berlin, une porte-parole du gouvernement a indiqué suivre "avec beaucoup d'attention" le sujet et a demandé à Budapest de modifier sa loi si l'UE le lui demandait.

La Commission européenne a exprimé des "doutes" sur le texte, notamment sur l'indépendance de l'autorité chargée de superviser les médias, entièrement composée de membres du Fidesz, le parti de Viktor Orban. Entrée en vigueur le 1er janvier, la législation hongroise prévoit des amendes pouvant aller jusqu'à 730 000 euros pour des chaînes de radio et de télévision en cas "d'atteinte à l'intérêt public, l'ordre public et la morale", ou encore des "informations partiales". L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) s'est émue des conséquences possibles du texte pour la liberté de la presse.

Source : Le Monde

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Libération.fr : Hongrie: une radio inquiétée pour avoir diffusé du Ice T
Marianne2.fr : Hongrie: l'UE réagit plus lorsqu'on touche à son portefeuille qu'à ses idéaux
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Le passé des SARKOZY en HONGRIE . EXPLOSIF ________
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