Madrid dégradée malgré son plan d'austérité

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L'Espagne qui fait face à une forte récession, fait des efforts de budget. Mais en ayant connu une grosse période d'investissements dans la construction, elle fait toujours face à un déficit de 11 %, et avec 20 % de chomage, garde une petite croissance de 1 % et un relativement bas endettement. Ils ont eu cependant moins de pertes de marché que la France, l'italie ou les Pays-Bas, mais cela n'a cependant pas empêché cette 4e économie de la zone €uro d'être abaissée par les chacals de Moody's. Sa dette va donc certainement être renégociée, et c'est un autre pan de la zone €uro qui se trouve affaibli. L'effet domino est-il lancé ? Qui sera le prochain ?  Le Portugal ? L'italie ? Ou la France ? Le jeu des Américains s'effectue donc comme prévu, bientôt les états seront quasiment en faillite, à la merci d'un Van Rompuy et de son opportune Task Force. Les pays pourront ainsi faire appel à ses crédits salvateurs même si c'est au prix de leur identité nationale. L'Europe deviendra enfin ce grand Stalag voulu par les USA, un bloc près à rejoindre le nouvel ordre mondial et ceci comme jamais. Un nouvel ordre mondial, toujours plus grand, plus éthique, et sans corruption voulu des vœux de tous.

Le budget 2011 prévoit une diminution de 7,9 % des dépenses de l'Etat et de 15,6 % des crédits des ministères. Moody's a cependant retiré son « triple A » au pays.

Lendemain de grève difficile pour l'Espagne. Jeudi, alors que le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero présentait au Parlement le « budget le plus austère de ces dernières années », le pays a perdu son dernier « triple A ». En effet, c'est sans surprise que l'agence de notation Moody's a abaissé d'un cran la note de la dette souveraine espagnole à Aa1 avec une perspective stable. Les deux autres grandes agences de notation, Standard & Poor's et Fitch, avaient fait de même respectivement en janvier et en mai derniers.

La décision de Moody's a été motivée par « les faibles perspectives de croissance du pays », « la détérioration considérable de la solidité financière du gouvernement » et « l'aggravation du coût de la dette ». L'agence envisage une croissance d'environ 1 % dans les prochaines années, en deçà des prévisions du gouvernement pour 2011 (1,3 %), que beaucoup jugent trop optimistes, notamment pour parvenir à réduire le déficit budgétaire attendu à 9,3 % du PIB en 2010. « Nous espérons que le gouvernement réussira à atteindre l'objectif de 6 % du PIB [en 2011] ou, au moins, à s'approcher de cette cible. Nous prévoyons un déficit budgétaire de 6-6,5 % », explique, aux « Echos », Kathrin Muehlbronner, analyste en chef pour l'Espagne chez Moody's.

C'est pour atteindre cet objectif que le gouvernement espagnol a présenté jeudi au Parlement, un budget « austère », a rappelé la ministre de l'Economie, Elena Salgado. Le projet, dont les grandes lignes étaient connues depuis la semaine dernière, prévoit une diminution de 7,9 % des dépenses de l'Etat et de 15,6 % en moyenne des crédits des ministères. « L'engagement du gouvernement à atteindre son objectif de réduction du déficit pour l'année prochaine est l'une des raisons pour laquelle nous n'avons baissé la note que d'un cran à Aa1 », poursuit Kathrin Muehlbronner. L'Espagne, qui devra lever 43,3 milliards d'euros en 2011 contre 76,2 milliards en 2011, reste un emprunteur « très solide, ne présentant que de très faibles possibilités de non-remboursement ».

Mais Moody's n'exclut pas une nouvelle dégradation, notamment si la croissance n'est pas au rendez-vous. L'amélioration de la compétitivité et de la productivité sont les deux principaux défis que doit relever une économie encore fortement dépendante du BTP, relève-t-elle. L'agence estime ainsi que « la poursuite de la réduction du déficit après 2011 nécessitera probablement des réformes budgétaires plus profondes que celles présentées jusqu'ici par le gouvernement ».

Les dernières estimations de la Banque d'Espagne sont venues assombrir un peu plus l'horizon du pays. Dans son bulletin mensuel, elle a estimé jeudi que l'activité économique au troisième trimestre « pourrait être affaiblie ». En cause, notamment, la hausse de la TVA intervenue en juillet.

JESSICA BERTHEREAU, CORRESPONDANTE À MADRID

Source : Les Echos.fr

Informations complémentaires :

La Depeche.fr : Economie: Espagne et Portugal sur le gril, craintes sur un scénario à la grecque
AFP :
Espagne: entre grève générale et sanction de Moody's, Madrid choisit l'austérité
Les Echos :
José Manuel Campa : "La dette espagnole est supportable"