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J'avais sous le coude une excellente vidéo, qui expliquait rapidement, les vrais motifs de la guerre au Mali, mais nos chers amis ont décidé, comme beaucoup d'autres, de la faire disparaître. Aussi, fidèle à notre habitude (quand je m'en aperçois), je vous en ai mis une autre plus.... détaillée ; )

Amitiés,

F.

Des manifestations ont eu lieu à Bamako, Gao et Tombouctou. La population reprend en chœur les accusations des autorités maliennes à l'encontre des militaires français et de la Minusma. Les casques bleus ont-ils failli à leur mission, mercredi, à Kidal ?  Devaient-ils intervenir pour soutenir l'armée malienne ? L'ONU dément toute faillite.

A la Minusma, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, la pression est à son comble. En plus de devoir gérer l'urgence humanitaire et médicale à Kidal, les équipes onusiennes doivent se justifier diplomatiquement sur l'attitude des casques bleus lors des combats entre l'armée malienne et les groupes armés, mercredi.

Question de mandat, plaide l'ONU

A New York, on continue à expliquer que le mandat de la Minusma n'a jamais été une mission d'interposition : « Notre mandat est la protection des civils, pas de faire la guerre, commente un diplomate onusien au siège. Nous ne pouvons pas faire la guerre à la place des Maliens. Nous sommes là pour protéger les civils et favoriser le dialogue. » A New York, on parle même de quiproquo.

► A (RE)ECOUTER : L'émission Décryptage, de ce jeudi 22 mai sur la situation dans le Nord du Mali

Les autorités maliennes auraient souhaité que la Minusma puisse chasser les groupes rebelles, comme le fait la Monusco en RDC. Or, le mandat de la force onusienne est différent au Mali, et seul le Conseil de sécurité des Nations unies peut décider de sa modification. La question viendra sur la table à la fin du mois de juin. « Mais, il est peu probable que l'on revoit le mandat de la Minusma à la hausse », avoue un diplomate. L'ONU a déjà eu beaucoup de mal à réunir 9 000 hommes sur les 12 000 espérés pour constituer la Minsuma, qui souffre depuis sa création, il y a près d'un an, d'un manque majeur de moyens humains et militaires

Bamako au centre d'une intense activité diplomatique

Envoyé spéciaux à Bamako, coup de téléphone de chefs d’états de la sous région à leur homologue malien, déplacement de chef d’état, à Bamako. L'action diplomatique s'intensifie depuis mercredi pour que le dialogue s’installe et que les armes se taisent. Le voisin Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, a dépêché à Bamako son ministre des Affaires étrangères.

Le téléphone a aussi beaucoup sonné dans la capitale malienne. L’un des coups de téléphones les plus appréciés à Koulouba, le siège du Palais présidentiel malien, est celui du président ivoirien. Alassane Ouattara a écouté, prodigué des conseils, poursuivi la discussion sur le Mali avec le président français François Hollande. Il est ensuite revenu vers son homologue malien.

Cessez-le-feu et besoin de clarification

Résultat, très rapidement, le président Ibrahim Boubacar Keïta a accepté de décréter de manière unilatérale le cessez-le feu. Une décision pour laquelle il a également reçu le soutien de son homologue mauritanien, qui vient d’effectuer un bref séjour à Bamako. Mohamed Ould Abdel Aziz a également prôné l’apaisement, le dialogue.

→ A (RE)LIRE : Chassé de Kidal, le gouvernement malien décrète un cessez-le-feu

Des tractations sont en cours. Leur objectif : que toutes les parties acceptent le cessez-le-feu, le respecte sur la durée, et que l’on aborde le délicat problème des positions tenues par les uns et les autres. Sur ce point, en terme de clarification, les Français de l’opération Serval, avant les forces de la Minusma, pourraient jouer un rôle déterminant sur le terrain.

 

Source : Rfi.fr

Informations complémentaires :

 
Mali 23 05 2014